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Le Mirebalais Indépendant

La Vie d'ici et d'ailleurs - Patrimoine : d'hier à aujourd'hui, un monde riche de son passé, a forcément un Avenir ...

Publié le par FARFADET 86
Publié dans : #Automobilia
Sur la route autrefois - 1 -

"Sur la route qui va, qui va, qui va,
Et qui ne finit pas...
" 🎶

C'était une chanson tzigane que mes parents chantaient tandis que nous roulions en voiture lors de nos voyages nous conduisant de Vanves en région parisienne à Charroux dans le Sud du département de la Vienne, à la fin des années 40. Nous n'avions pas la radio à bord, alors mes parents entonnaient moult chansons de ce temps là, souvent des airs d'opérettes ou des complaintes...

Bien installé à l'arrière, petiot de 5 ans,  je regardais la route défiler, bercé par la chanson nous contant cette grande ligne droite suspendu à l'horizon vers lequel nous fondions à 75 km/h. J'adorais cette ambiance...  ce long ruban gris que je voyais fuir quand je regardais par la lunette arrière...

Il y avait aussi tout ce que l'on croisait sur cette route, un défilé incessant de paysages, de villages, et tous ces usagers circulant à pied, en bicyclette, en motocyclette, et aussi en véhicules hippomobiles, à cette époque, la route était à tous... nous racontant d'innombrables histoires...

En région parisienne, par un beau jour de Printemps 1949, une 2CV fourgonnette de 1941 laisse la priorité à une confortable Renault 108 qu'une AFG tente de rattrapper...

En région parisienne, par un beau jour de Printemps 1949, une 2CV fourgonnette de 1941 laisse la priorité à une confortable Renault 108 qu'une AFG tente de rattrapper...

Entrons donc dans l'image, dessin original de Thierry Dubois...

A Remarquer le "Défense d'afficher" sur le mur de l'usine ... on ne taguait pas encore à cette époque. par contre la Publicité de certains produits de consommation courante, particulièrement les apéritifs, était peinte en grand sur les murs aveugles et autres pignons des maison en bordure de route.

Sur le trottoir Maurice Jardin, tourneur à L'usine Renault de Billancourt, vient de finir son tiers temps et rentre chez lui. Le vrombissement de la voiture arrivant à toute vitesse à sa hauteur, lui a fait tourner la tête... " Encore un gros bonnet qui se croit seul sur la route et qui veut épater la galerie"

Dans la 2CV camionnette verte et jaune, un prototype échappé des Quais de Javel, Roland Baquet, plombier chez "Archibald Dépannage" entreprise générale à Malakoff, vient de piler alors qu'il allait s'engager sur le boulevard. "Ah le con ! il m'a fait peur avec sa grosse bagnole... et puis c'est quoi cette caisse  pour gros richard ?... jamais vu ce modèle...

Dans la AFG (autre prototype qui donnera naissance à la Dyna X de Panhard), Gilbert Delaporte, journaliste au tout nouveau magazine "Paris-Match", tente de rattraper la grosse berline qui file devant lui, objet probable d'un scoop dans la rubrique auto... Voyant, à sa gauche, que la 2CV camionnette va s'engager sur le boulevard il jure par tous les diables ... "Eh Dugenoux,  la priorité à droite t'en fais quoi ?"... Heureusement , "Dugenoux" a freiné à temps ...

Le projet 108 de Renault correspondant au modèle du dessin de Thierry Dubois.

Au volant de la grande berline jaune beige (Prototype de la future Frégate), Armand Labory, PDG de la société Villeroy & Boch, savoure le confort et la vélocité de cette nouvelle voiture que la Régie Renault lui a mis récemment à disposition comme client essayeur et testeur...  autosatisfaction : " Ah c'est tout de même autre chose que la poussive Monaquatre d’avant guerre, Tenue de route, silence, performance, ce modèle va certainement reléguer aux oubliettes son éternelle rivale, cette prétentieuse "Traction", du constructeur au double chevron..."

Couverture du N° 1 d'AUTOMOBILIA  Dessin d'Al Chevrier où bien en évidence, sur la route, file Une Traction 7CV de 1934 - Écorché technique de la première T.A. de Citroën par René Bellu Couverture du N° 1 d'AUTOMOBILIA  Dessin d'Al Chevrier où bien en évidence, sur la route, file Une Traction 7CV de 1934 - Écorché technique de la première T.A. de Citroën par René Bellu

Couverture du N° 1 d'AUTOMOBILIA Dessin d'Al Chevrier où bien en évidence, sur la route, file Une Traction 7CV de 1934 - Écorché technique de la première T.A. de Citroën par René Bellu

Justement, voici  la "rivale" qui fait la Une de la couverture d'AUTOMOBILIA  mais qui, surtout constitue, l’article de fond rubrique "Grand dossier" du premier numéro de ce magazine auto paru au mois d'avril 1996.

Née dans la précipitation, la nouvelle Traction Avant 7CV de Citroën est présentée à la Presse et au public le 18 avril 1934... Incontestable voiture française, vedette des années "30", ce modèle au profil élégant et surbaissé, affichant des lignes tendues et des courbes fluides, bénéficie des solutions techniques les plus récentes à l'époque dont la transmission motrice aux roues avant directrices qui lui procure une tenue de route exceptionnelle. Malgré ses défauts initiaux qui seront tous "gommés" dans les années de production à venir, la Traction de Citroën fut la création française  la plus surprenante de son époque tant par sa conception d’avant-garde que par ses aptitudes  exceptionnelles dans les domaines  de l'agrément de conduite, du confort de roulement, et de la sécurité.

Voyez sur l'image ci-dessus, comme le couple, aux places avants,  jubile de faire la route à son bord ...

Et moi aussi, qui possède le modèle réduit au 1/43e...

Et moi aussi, qui possède le modèle réduit au 1/43e...

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FARFADET 86 14/05/2021 09:46

Revenant sur ces illustrations tirées de la revue "AUTOMOBILIA" aujourd'hui disparue et plus particulièrement sur la deuxième image de l'article correspondant à l'ensemble des deux premières pages de la revue N°1 d'avril 1996, la "un" étant au verso de la couverture, on y voit des modèles de voitures qui n'ont jamais été produites en série et donc n'ont jamais fait partie du paysage automobile de l'époque. C'est en quelque sorte le dessin imaginaire d'un scénario fiction. Toutefois, ces modèles ont existé comme prototypes ou modèles de préséries et ont donc roulé en tant que véhicules d’essai ou de test. Très rares sur les routes, elle étaient néanmoins la cible des reporters journalistes spécialisés, à l'affut pour réaliser un scoop.
Ces voitures nées sur les planches des bureaux d'études puis réalisées dans les ateliers de conceptions étaient souvent les "moutons à 5 pattes" de la production. Certains projets étaient parachevés, d'autres, au contraire abandonnés. Ce fut le cas de cette Renault "108" qui disposait d'un moteur à l'arrière - une grosse 4CV pourrait-on dire - son élaboration cessa pour une refonte complète qui aboutira à la "Frégate" sortie en 1951 et qui sera produite pendant 10 ans.
Au-delà de ces véhicules d'exceptions, ces dessins de Thierry Dubois nous plantent le décor correspondant à ces années passées : paysages ruraux ou urbains d'autrefois, une magnifique plongée dans l'ambiance d'une époque déjà lointaine.

claudeleloire 12/05/2021 16:06

tu es incollable !
amitié .

FARFADET 86 13/05/2021 09:39

Bonjour Marie-Claude.
Ma foi, je ne suis pas seul ; la documentation à partir des revues spécialisées m'aide aussi et sont donc à la source de mes propos et écrits, J'y ajoute mon ressenti, mes souvenirs et ce qui me reste de mes lectures plus anciennes...
Amitiés.

domi 12/05/2021 15:49

très belle évocation que celle de tes voyages d'enfant, c'est vrai que les premiers trajets en voiture émerveillaient!
Et puis que c'est chouette de chanter ainsi !

FARFADET 86 13/05/2021 09:44

Bonjour Dominique...
quand je ne jouais pas aux petites voitures, je prenais plaisir à monter dedans et mes parents en ont toujours eu. Une chance j'ai participé à nombre de leurs voyages et déplacement et ça se faisait en chansons ...
Tiens je mets , ci-après les paroles de celle évoquée en début d'article :

Chanson gitane (sur la route qui va)

Bravant la vie et son fardeau
Sans lui courber le dos
Sous le vent froid, sous le vent chaud
Qui glace et cuit ma peau oh, oh, oh
Je poursuis l'éternelle ronde
Des Gitans qui parcourent le monde
oh, oh, oh oh, oh, oh
{Refrain:}
Sur la route qui va, qui va, qui va,
Et qui ne finit pas
Dans un bruit de chevaux
Un frisson d'oripeaux
Je suis celle qui passe
Tant pis si mon cœur bat
Tout bas, tout bas
Au rythme de mes pas
Mon désir vagabond
Fuyant vers l'horizon
Ne s'emprisonne pas
J'ai connu de beaux jours
Sans lendemains
J'ai laissé mon amour sur le chemin
Je suis ma route et chante, chante,
Chante au vent du destin.
Après la route et ses cahots
C'est la hâte à nouveau oh ! oh ! oh !
Mais on repart toujours trop tôt
Et ce n'est pas mollo ! oh! oh! oh !
Dans la vie où rien ne s'achève
Les maisons sont des prisons sans rêves
oh ! oh ! oh ! oh ! oh ! oh !
{au Refrain}
J'ai connu de beaux jours
Sans lendemains
J'ai laissé mon amour sur le chemin
Je suis ma route et chante, chante,
Chante au vent du destin
Et sur mes pas j'entend l'écho
Des rires des sanglots oh, oh, oh
Je traîne au loin comme un troupeau
Mes jours sombres et beaux oh, oh, oh
Je mourais le vent pour escorte
D'un bonheur trop lourd pour qu'on l'emporte
oh, oh, oh, oh, oh, oh
{au Refrain}
J'ai connu de beaux jours
Sans lendemains
J'ai laissé mon amour sur le chemin
Je suis ma route et chante, chante,
Chante au vent du destin.

Amitiés

éliane roi 12/05/2021 15:25

OOUUAAHH !!! On part sur les routes, avec tes articles sur ces véhicules d'un autre temps mais si chers à nos coeurs ! Tu vas nous faire voyager, en attendant de pouvoir le faire en vrai, coronaminus oblige, reprendre la route et partir à l'aventure !............ Quand j'étais enfant, mes parents n'avaient pas de voiture, alors ils nous roulaient, mon frère et moi, à l'arrière de mobylettes bleues, dans des petits sièges-enfants, et comme nous n'avions pas la télé, nous dormions à l'arrière de la mobylette après avoir vu "Belphégor" à la télé chez ma tata Rizette, qui habitaient une ancienne ferme dans la grande banlieue de la banlieue lyonnaise. Nous passions devant les immenses usines Berliet, à Vénissieux, où travaillait mon tonton Gaby, mari de Rizette. Je n'ai appris que vers 40 ans que ma tata Rizette s'appelait en réalité Mauricette.
Merci pour cette bouffée de nostalgie et les aventures palpitantes de la Deudeuche ou de la Dauphine (que j'adore), on ne va pas tarder à voir Gaston Lagaffe...............
BISES !

FARFADET 86 13/05/2021 09:58

Bonjour Éliane,
Ah, je vois que on article fait remonter de beaux souvenirs d'enfance quand tu habitais avec tes parents dans la région Lyonnaise.
Je constate , hélas que nous n'étions pas tous favorisés de la m^me manière et que nos parents selon le sort et la condition n'avaient pas accès aux mêmes biens et conforts de vie.
Tes parents n'avaient pas de voiture et circulaient en mobylette quand les miens roulaient en voiture des guimbardes et des plus récentes suivant les moyens du moment.
Toi, tu étais assise dans le petit siège à l'arrière de la mobylette quand moi je frottais mes fesses sur le velours des sièges arrières de l'auto à papa ...
De ce fait, ça m'évoque cette autre chanson que ma mère chantait, chanson d'une autre époque certes, mais pleine de charmes et montrant que riche ou pauvre, un jour, le destin peut rapprocher des êtres provenant d'horizons différents.
Je jeune Homme et la jeune fille du parc Monceau...
https://www.mirebalais.net/article-23130192.html
Bises des Farfadets du Poitou

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FARFADET 86
Sexe : Homme
À propos : Retraités à Mirebeau* (Vienne), depuis janvier 2005, avec mon épouse, nous étions accompagnateurs de personnes handicapées mentales, ceci pendant 40 ans, dans un Foyer de Vie, en Haute Normandie.

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