Illustration en page 2 et 3 de l'Automobilia N°40 due au coup de crayon précis et très réaliste de Thierry Dubois.
Rentrons dans l'image :
Fin des années 50, depuis la fin de la guerre, en une décennie, le paysage automobile français s'est sensiblement modifié. Ainsi au premier plan, face à nous, cette Hotchkiss Anjou 2050 immatriculée dans la Marne au printemps 1952 fait déjà figure d'ancienne voiture parmi les Simca Aronde, Peugeot 403 qu'elle croise, Renault Dauphine dans son sillage, et autres DS Citroën, celles-ci étant nées dans le courant de la décennie. Bien qu'équipée ici du moteur 3,5 litres développant 115 chevaux avec deux carburateurs, cette berline cossue, maintenant en décalage face à ces modèles plus récents, a parfois du mal à garder son rang sur les routes nationales et à plus forte raison sur les nouvelles autoroutes dont l'ensemble des tronçons éparpillés sur le territoire ne comporte que 95 km en 1957..
Complétant le panneaux indiquant une série de virages, nous remarquons ces troncs d'arbres peints en blanc à leur base ; ce dispositif réfléchissant la nuit, indique aux conducteurs la nature de la courbe leur permettant de mieux suivre la trajectoire routière en régulant leur vitesse.
Nous ne manquerons pas d'apercevoir le panneau publicitaire peint sur le mur de la bâtisse à gauche, nous ventant la marque d'un apéritif en vogue à cette époque. où, vis à vis de la loi, boire n'empêchait pas de conduire. N'existaient que des recommandations invitant à modérer sa consommation de boisson alcoolisées, avant de prendre la route.
Au sommaire de ce numéro 40
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Je retiens...
- La Austin Mini de 1959
Conçue dans la seconde moitié des années cinquante, la Mini est toujours produite quarante ans plus tard. Un exploit qui en dit long sur le génie d'anticipation de cette voiture qui occupe une place de choix dans le panthéon de l'automobile.
Le minimum génial pour un maximum de qualités : pratique, confortable, efficace et véloce. BMC a fait fort dans si peu d'espace.
- La Hotchkiss Anjou de 1951
Elle n'est pas révolutionnaire mais bien dans la mode de son temps inaugurant le type de carrosserie ponton tout en gardant des ailes saillantes au profil modérément fuselé. Plus confortables, mieux finies par rapport aux précédentes S49, les nouvelles Hotchkiss Anjou 1350 (13 cv - décennie 50) et 2050 (20 cv - décennie 50) se signalent par des performances très convenables et surtout par une tenue de route de premier ordre.
Au cours d'un essai qui s'est avéré positif, André Costa indique dans l'Auto-Journal que l'Hotchkiss Anjou peut être qualifié de voiture sans histoires, rien de sensationnel dans sa conception, son excellente tenue de route constitue certainement sa plus grande qualité, mais pas non plus de défauts rédhibitoires pour la clientèle à laquelle la voiture est proposée. En effet, l'Anjou est destinée avant tout à une classe d'usagers pondérés qui désirent voyager confortablement et en sécurité, sans nul souci de reprises foudroyantes et de hautes performantes routières. Fort perspicace, cette analyse reflète fidèlement la personnalité de ces voitures et il s'avère que les acquéreurs d'Hotchkiss Anjou sont, nombreux à être très satisfaits par l'ensemble des prestations de leur auto.
Le classicisme des lignes de la berline s'étire généreusement en version break et se fait chic en cabriolet... Déclinées sous divers types de carrosserie et finitions en : "Rallye", "Pullman", "Saint-Germain" et "Anthéor".
- Comme un avion sans ailes ...
Les voiturettes électriques Bréguet et Pierre Faure
Pendant l'occupation allemande, l'essence est un temps rationnée, puis disparait totalement. C'est l'époque des énergies de substitution : le charbon de bois, l'alcool, le gaz de ville, l'acétylène et... l'électricité. C'est cette dernière qui fait fonctionner les deux petites automobiles présentées ci-après.
La "Breguet" vue de face, les flasques de roues donnent au véhicule une curieuse allure // Poste de conduite de la "Breguet" // Prospectus de présentation de la "Pierre Faure" // Mademoiselle Parisis présente la "Pierre Faure" lors de son inauguration au Bois de Boulogne // Cette vue de 3/4 arrière de la "Pierre Faure" met en valeur le dessin aérodynamique de la carrosserie // Décembre 1940 sur les Champs Elysées " présentation au public ébahi immortalisant les premières. "Pierre Faure" à l'allure résolument anachronique qui ne manque pas de susciter la curiosité des soldats allemands.
La société Louis Bréguet était réputée avant guerre pour la production de ses avions. Au début des années 40, les occupant allemands en interdisent bien sûr la production si bien que l'usine d'Anglet, au pays basque se rabat sur la construction d'automobiles, se spécialisant alors dans le petit véhicule électrique. La "Bréguet" est une micro voiture longue de 3,38 m. dont l'aérodynamisme surprend par son profilage extrême jusque dans la partie postérieure très effilée. Comparée à sa concurrente "Pierre Fort", la "Bréguet" dispose d'une technologie plus pointue, que l'on peut juger comme étant avant-gardiste à cette époque.
Il en demeure que performances et autonomie nous semblent aujourd'hui dérisoires. La Bréguet est dotée d'un moteur de type "Paris-Rhône" logé juste devant l'essieu arrière. Il est alimenté par des accumulateurs d'une capacité de 72 volts répartis dans deux coffres, l'un placé sous le capot avant, l'autre derrière les sièges ; l'autonomie varie entre 50 et 80 kilomètres, en fonction du degré de nervosité du conducteur. Une banale prise de courant permet la recharge des batteries durant 12 heures... La vitesse maximum plafonne à 45 km/h.
25 ans plus tard, ce concept de mini-voiture réapparaitra avec l'Isetta Velam mais, celle-ci, non électrique, avec son moteur "Puch" bi cylindres de 236 cm3 développant 10 CH, carbure donc à l'essence. C'est à cette époque où les jupes aussi, se raccourcissaient, que Jacques Dutronc chantait : "Mini, mini, mini, tout est mini dans notre vie !" ...
Mais, 80 ans plus tard, la voiture électrique revient en force en cela poussée par le souci écologique de réduire toutes formes de pollution face au dérèglement climatique. Serait-ce la panacée ?...
Reine de la route dans les années 50
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