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Le Mirebalais Indépendant

La Vie d'ici et d'ailleurs - Patrimoine : d'hier à aujourd'hui, un monde riche de son passé, a forcément un Avenir ...

Publié le par FARFADET 86
Publié dans : #Les cahiers du Martiniste

Réédition d'un article publié initialement le 02/04/2010

Le 19 janvier 1988, mon père Marcel Lucquiaud décédait à Mirebeau ... Cela fait 31 ans aujourd'hui...

Soleil couchant du 10 janvier 2019 à Mirebeau.

 

Il ne s’agit pas ici de tomber dans le morbide mais d’aborder la plus brulante question qu’un être humain se pose dès qu’il a conscience de son éphémère existence, celle traitant de sa disparition irrévocable de ce plan terrestre, que l’on désigne par la mort.
Abordant ce sujet il n’aura de contenu juste que si on ne le sépare pas de ce qui se situe aux antipodes, à savoir la naissance…
En toute logique notre existence, ici bas est limitée par ces deux jalons : Naissance et Mort…

Il en demeure que ce qui précède la vie, en deçà de la procréation physique et, ce qui s’ensuit après disparition physique de notre Être, reste totalement inconnu de nous …
Qu’en est-il de notre Être avant la conception/naissance et après notre mort, voilà une question à laquelle on ne peut pas répondre si l’on a recours qu’à l’ensemble des connaissances liées à tout ce qui a été recensé par les sciences s’intéressant à notre monde et univers physique. Seules les religions apportent des réponses basées sur des données tenant de la spéculation et engageant nos croyances …

Face à cette situation notre esprit cartésien ne doit pouvoir se contenter de réponses approximatives bâties sur l’imaginaire pas plus qu’il n’a satisfaction en constatant qu’à un moment nous apparaissons au monde et à un autre nous en disparaissons après nous être manifesté comme être vivant sur terre, le temps qu’il nous a été donné de vivre.

Comment ce germe infime des origines est devenu embryon, puis fœtus, puis nouveau né, enfant adolescent, adulte, et vieillard, se métamorphosant sans cesse physiquement psychiquement et mentalement jusqu’à sa dissolution par delà la mort ? Voilà une question troublante qu’on ne peut pas traiter en totalité qu’à partir des seules données de la science ne s’intéressant qu’au monde des apparences …

La personne humaine s’étant manifestée sur le plan physique avec ses pensées, ses émotions et ses agissements, et dont, à cette phase ultime de son existence, vous ensevelissez avec tristesse et chagrin sa dépouille, vous savez que plus jamais, vous n’entendrez le son de sa voix, la verrez rire, pleurer, œuvrer à toutes le tâches de son quotidien qu’elle accomplissait en toute bonne conscience pour le bien d’autrui et son bien propre. Cet être cher que vous appréciez et aimiez tant, a disparu à tout jamais… et ça, vous, nous, ne pouvons que l’accepter sachant aussi, qu’immanquablement, à un moment dont nous ignorons la date, notre tour viendra, où nous disparaitrons également de ce plan de la vie terrestre.

Hommes et Femmes de cette terre encore vivant ici bas, aurez-vous un jour ce soupçon d’humilité vous faisant reconnaitre qu’au delà de toutes vos certitudes appuyées à grand renfort de connaissances scientifiques,  vous simples mortels, ne pouvez expliquer à partir de ces seules données du monde physique ce qu’est le mystère de la mort et de son inséparable alter-égo le mystère de la naissance…

Pour l’esprit cartésien que vous vous défendez d’être la notion de génération spontanée au sens d’existences s’autoproduisant en l’absence de toutes formes originelles et de toutes « intentions »  ne peut être acceptable… ce qui revient à dire que l’on ne peut Être et ne plus Être sans véritables raisons…

Le problème est que pour votre, notre esprit cartésien, toutes propositions et explications traitant de la naissance et de la mort ne seront considérées que comme spéculations  intellectuelles renforcées par nos capacités d’imagination nourries et confortées par ce qui relève de la fiction laquelle, de nos jours, connaît un franc succès à travers tous les genres créatifs du domaine des arts et particulièrement celui du cinéma …

Il serait indécent et présomptueux de ma part que de vouloir apporter ici des réponses à ces questions, néanmoins, je pense, en toute honnêteté qu’il faut savoir dépasser le cadre des connaissances habituelles et officielles pour aborder l’ensemble des questions traitant de la naissance et de la mort des êtres vivants sur terre ( Ceci intéresse non seulement ce qui est au niveau de l’humain  mais aussi le règne animal et végétal eux aussi doués de vie  et eux aussi voués à la mort, ceci concernant tous les individus et représentants de chaque espèce )
 
Le vivant de son vivant (excusez pour ce pléonasme) ne peut être expliqué que par le vivant, Le vivant devenu mort, de même que le vivant avant d’être vivant ne peuvent pas s’expliquer uniquement qu’à partir des lois du monde vivant car, les causes envisagées scientifiquement, ne prennent pas en compte la cause de ces causes, à savoir les intentions …
S’agissant de la disparition d’un être cher nous sommes là en présence de ce que nous qualifions comme ineffable pouvant résulter de causes, certes physiques, mais irrecevables au niveau de l’émotionnel et ne cadrant pas avec notre éthique personnelle du moment…

Déjà de ce que nous observons lors de notre passage sur terre, il est dans le domaine du non  tangible bien des aspects à propos de lois dites physiques que nous recensons, qui, manifestés en forces, sont réellement perçues et ressenties, voire mesurées mais absolument pas perceptibles et palpable physiquement. Des forces de gravitation, d’attraction de répulsion etc. existent manifestement mais demeurent invisibles. Il en est que nous maitrisons, d’autres qui échappent à notre gouverne mais aucune dont on peut arbitrairement, déclencher ou faire cesser la manifestation et dont surtout nous ignorons souvent la véritable nature… ça c’est un point important.
La Science nous renseigne au niveau du quantitatif mais jamais assez au niveau du qualitatif. Elle peut à la rigueur, partiellement fournir des explications au niveau du comment mais est souvent insatisfaisante quand elle doit répondre au pourquoi et est encore plus évasive pour le quoi.
Prenons en pour exemple, l’électricité que nous maitrisons et même produisons avec grande ingéniosité ; elle nous est un phénomène, en soi, totalement inconnu, même si nous savons ce qui la provoque. S’en servant régulièrement comme source d’énergie nous n’en connaissons absolument pas l’essence véritable, au delà de ce que nous en dit la physique ordinaire …

La force qui transforme la graine en plante, à l’identique de celle qui fait croitre et se métamorphoser tous les organismes vivants nous en recensons la manifestation mais ne savons pratiquement rien de sa véritable nature …

Ainsi la dépouille de la personne privée de vie et donc, par nous reconnue comme morte, ne sera plus jamais animée par aucune force pour se redresser, vous adresser la parole, vous prendre dans ses bras, vous livrer ses affects vous faire participer à ses réflexions et partager ses projets. Que reste-t-il de toutes ses manifestations connues comme pensées, sentiments, volontés, ces trois hautes facultés de la nature humaines qui animaient ce corps devenu cadavre, vont-elles se dissoudre avec lui ?
C’est bien cela qui nous afflige, nous peine et dont on doit faire le deuil …

Ceux qui viendraient à penser que ces facultés mentionnées ci avant seraient la production du corps qui maintenant privé de vie va progressivement se décomposer, commettraient une grave erreur mais qui, à l’inverse, penseraient que ces facultés nous étaient perceptibles  parce qu’elles avaient pris corps pour se manifester en tant que personne, seraient alors plus proche de la vérité…

En fait, aucune loi physique, mécanique ne peut nous renseigner sur la vraie nature d’un Être qui a pris corps en venant au monde, se manifestant par sa vitalité, ses émotions et ses  traits d’esprit.

Et c’est pourtant à ces moments le plus tragique de l’existence, quand nous assistons impuissants à la disparition d’un être cher que nous sommes le plus apte à reconnaître que sa propre existence comme la notre et celles de ceux qui nous entourent ont une valeur autre et tellement plus grandiose que celle limitée aux simples apparences. Il se pose la question de la véritable essence de la personne décédée dont on ne sait exactement comment la définir sinon qu’à l’instar de tant d’autres forces, elle s’est manifestée le temps de son passage en ce monde. Et, s’agissant de ce qu’il advient de cet Être après sa mort, ces questions : « Où est-il ? Où va-t-il ? », nous brûlent les lèvres  et agitent fortement notre entendement grandement dépassé…

Il serait juste de penser de la même manière quand, à l’autre bout de l’existence, nous assistons à la naissance du petit enfant et encore bien avant cela, pendant le temps de la grossesse, quand il bouge pour la première fois dans le ventre de sa mère. Qui est-il ? D’où vient-il ?…  

Alors, un monde spirituel ferait-il le pendant de notre monde physique, n’y aurait-il pas, entre ces univers, l’un éventuel, comme une production de l’esprit (l’expression est juste…) et l’autre qui nous parait tant réel, des ponts jetés ?
Comment appréhender le premier ? Peut-on le faire à partir des paramètres qui nous rendent concret le second ?
A partir de quelles preuves ou expériences peut-on présenter comme effective une existence spirituelle dans un monde lui aussi essentiellement spirituel dont toute matière, objets ou corps physiques sont exclus ? 

Avant que de répondre à cela, nous conclurons avec ce propos qui vous paraitra bien indigent :

La Mort se connait comme absence de Vie et la Vie, elle, s’écoulant, élude la Mort… et pourtant, chacune d’elles contient l’autre en germe…  

 
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D
l'homme est question...
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C
je vois qu'en son temps déjà, je n'avais pu te répondre, il en sera de même à ce jour ... mes rapports de la vie et de la mort sont tellement différents aux tiens que je respecte ... <br /> En un mot je garde vivants en ma mémoire tout qui un jour fut aimé ou proche de moi et ce tant que ma vie sera ...<br /> amitié .
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Q
<br /> <br /> Je te lis... et, tu vois, je ne sais pas que te répondre.<br /> <br /> <br /> La mort, pour moi, n'est qu'un passage... vers quoi ? je n'en sais rien.<br /> <br /> <br /> La vie, c'est un moment à savourer, un moment où l'on se cherche sans parfois se trouver. D'où venons-nous ? je l'ignore, de la même façon que j'ignore où nous allons.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je ne sais plus depuis longtemps si je crois en Dieu... un peu, sans doute... sans le vouloir vraiment parce que s'il existe, il me déroute. Même lorsqu'on me répond qu'll nous a laissés<br /> libres... J'ai du mal à penser que s'il est "notre père", il puisse à ce point être indifférent à ce qui nous arrive et nous laisser nous enliser.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Pour le reste, je repense à un être rencontré il y a quelque temps, un poète, et à ses mots "la vie est une successions d'impasses".<br /> <br /> <br /> Nous y entrons en sachant qu'il y aura la mort au bout... et nous refusons de la voir. Alors même qu'autour de nous elle est présente, au quotidien, comme pour nous dire "la vie, c'est un présent<br /> merveilleux que tu as reçu, mais il ne faut pas la gaspiller, elle est brève".<br /> <br /> <br /> Si brève...<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Bonne journée Farfadets.<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> tu me connais Patrice... A la question Où est-il? J'ai tendance à répondre: il est en moi ainsi qu'en tous ceux et celles qui l'ont connu. Mozaïque étrange de sentiments sensations, photos,<br /> anecdotes, vieille trace d'écriture etc...mais après moi et les autres, la mozaïque sera de plus en plus restreinte jusqu'à l'oubli total. c'est ainsi...<br /> <br /> <br /> réponse peu réconfortante et bien païenne, je te le concède...<br /> <br /> <br /> Bises<br /> <br /> <br /> <br />
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V
<br /> <br /> <br /> <br /> Je comprends aisément tout ce que tu dis! il y a les disparus qui sont pourtant toujours là et pourtant il ne sont plus là!! la mort est un mystère, elle vient de façon logique ou de façon<br /> imprévue nous laissant désemparés.<br /> Tu sais dans quel domaine je travaillais et il m'est arrivé de bloquer sur des points discutables comme le poids de l'âme (21g) peut-être suis-je trop cartésienne pour imaginer ou admettre que ce<br /> soit ce poids et pas unautre! Pourtant depuis plus de 40 ans après...  j'entends encore une voix de fillette qui parle et qui chante...  et le pire ?... c'est que je lui réponds et que<br /> je chante avec elle...La mort est bien un mystère parce que même si j'ai l'air d'être dérangée, il y a plus dérangé que moi.... celui qui assassine des fillettes de tout juste 4 ans!Contente de<br /> voir que tu ne m'as pas oubliée... Je suis un débordée ... J'ai une bonne dose d'ennuis qui dévorent mon temps....<br /> Je te souhaite une bonne nuit.Un bisou amical.<br /> Viviane<br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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O
<br /> <br /> j'évite de me poser trop la question<br /> <br /> <br /> Bonnes fêtes de Pâques a vous deux<br /> <br /> <br /> bisous<br /> <br /> <br /> <br />
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Z
<br /> <br /> Et ben dis-donc quand tu philosophes, c'est pas pour faire semblant !................<br /> <br /> <br /> Je n'ai pas de réponse à tout ça et finalement, j'en suis bien contente !<br /> <br /> <br /> Joli ton arbre de Pâques que tu as gentiment déposé sur mon blog. Je me suis servie.........<br /> <br /> <br /> Gros bisous à vous deux en pays viennois<br /> <br /> <br /> <br />
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Profil


FARFADET 86
Sexe : Homme
À propos : Retraités à Mirebeau* (Vienne), depuis janvier 2005, avec mon épouse, nous étions accompagnateurs de personnes handicapées mentales, ceci pendant 40 ans, dans un Foyer de Vie, en Haute Normandie.

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