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Le Mirebalais Indépendant

La Vie d'ici et d'ailleurs - Patrimoine : d'hier à aujourd'hui, un monde riche de son passé, a forcément un Avenir ...

Publié le par FARFADET 86
Publié dans : #D'Hier - d'Ici et d'Ailleurs ...
Que c'est amusant de faire rouler des agates dans l'interstice en spirale d'un tuyau enroulé au sol ! Que c'est amusant de faire rouler des agates dans l'interstice en spirale d'un tuyau enroulé au sol !

Que c'est amusant de faire rouler des agates dans l'interstice en spirale d'un tuyau enroulé au sol !

Apprendre c'est nécessaire et parfois laborieux, Jouer est aussi indispensable et tellement plus joyeux...

Avec les Morel, à Saint-Thomas d'Aquin il y avait bien un temps pour chaque phase de la vie scolaire en internat. Le temps consacré aux activités ludiques était aussi précieux que celui passé en classe. Ainsi aux récréations nous pouvions laisser libre cours à notre imagination autant qu'à nos créations en jouant à ce qu'on voulait avec qui l'on voulait. Une attitude appréciée par tous les garçons de cette sympathique école. 

Avec Didier nous avions trouvé que le tuyau d'arrosage qui servait au jardin en bout de cour, constituait, déposé et enroulé à plat au sol, une piste formidable pur faire rouler nos agates dans la gorge de la spirale ainsi obtenue. Partant de l'extérieur, avec le moins possible de pichenettes, il fallait, sans les éjecter du circuit, faire rouler nos agates jusqu'au centre de cet enroulement. On pouvait aussi faire des circuits plus rectilignes  avec moins de courbes mais avec des bosses en plaçant des pierres, des planchettes, ou encore une bassine sous le tuyau jumelé. Cette trouvaille attira bon nombre de copains et aussi le père Morel au point que des concours du meilleur "pichenetteur" furent organisés.

L'imagination des enfants ne s'arrête pas qu'à ces fantaisies soudaines, elle est aussi nourrie par l'esprit d'aventures... aller à la conquête des océans se traduit alors par des chantiers nautiques qui modèlent le sol. Les plus grands d'entre nous, ont, eux, retourné puis creusé la terre du jardin, jusqu'à faire émerger un canot à la nage, avec ces bancs de rameurs... Pirates des Caraïbes bien avant Jack Sparrow ! Qu'est-ce qu'on a joué avec cette ébauche de bateau. A côté, il y avait le poulailler et parmi les gallinacés, un couple de dindons... quand ils émettaient leurs glouglou en cascade, on s’écriait aussitôt...  Hourra on a coulé le géant des mers ! Il arrivait aussi qu'on entonne  : "Qui c'est-ce qui fait glouglou ?... C'est la bouteille, c'est la bouteille !"...

Les jeudi, aux beau-jours, les Morel nous emmenaient pique-niquer dans la campagne aux environs de Bégadan dans une prairie entre les vignes où il y avait un tertre qui servait à nos jeux de batailles.  Là était le fort à assiéger. Que de  palpitantes prises aux foulards, arbitrées par le père Morel, nous avions connues là ! On rentrait fourbus mais tellement enchantés par nos exploits du jour. Au retour, pour accompagner notre marche, et nous donner du courage, nous entonnions aussi ce chant : "Les godillots sont lourds dans l'sac"...

Les processions du mois de Marie.

Bien que passablement touché par la foi chrétienne, j'aimais bien certains rituels qui ponctuaient  les grands moments de l'année comme les processions mariales au cœur du Printemps. Nous participions à certaines et c'était avec enthousiasme que nous entonnions les chants de louange à la vierge Marie, cierge en main  "Avé Maria" clamé par au moins cinq cents fidèles en procession autour des places arborées aux abords de l’église Notre Dame de l'Assomption, à la tombée du jour, était un spectacle aussi émouvant qu’impressionnant pour une âme d'enfant...

J'y apercevais aussi Giselle L. une jolie gamine de 11,12 ans, sœur d'un de mes copains d'école dont les parents tenaient la librairie-papeterie, rue Jean-Jacques Rousseau. J'en étais amoureux silencieux avec mon "rival" du moment : Richard S.  Nous nous chamaillions alors en prétendant en être le plus sincère épris d'elle...

"- Pff , tu ne lui parles même pas...  moi, je lui dis bonjour à chaque fois que je la rencontre, et elle me répond en m'adressant un joli sourire" me narguait-il.

- C'est faux !... Jeudi dernier, j'ai passé l'après-midi chez elle, invité par son frère et nous avons joué aux petits chevaux ensemble, même que nous avons pas mal bavardé en prenant le goûter...

Le doute s'installait alors pour savoir de qui était-elle la "bonne amie" comme cela se disait à cette époque, nous faisant rougir jusqu'aux oreilles lorsque l'on évoquait ce terme.

Avait-elle rit lors de la présentation de "Cloclo" une scénette humoristique, entre autres prestations, présentées par les élèves de Saint-Thomas d'Aquin, à la salle de spectacle communale, au moment des fêtes de fin d'année ?...

Que ce soit sur l'estrade ou en scène le maître d'école en impose toujours... L'élève Cloclo serait-t-il devenu le maître Coluche ?...Que ce soit sur l'estrade ou en scène le maître d'école en impose toujours... L'élève Cloclo serait-t-il devenu le maître Coluche ?...

Que ce soit sur l'estrade ou en scène le maître d'école en impose toujours... L'élève Cloclo serait-t-il devenu le maître Coluche ?...

Maître et élèves - leçons de choses ...

Richard S et moi nous retrouvions sur scène... lui en maître d'école, moi en élève cancre qui arrive en retard en classe et se confond en explications oiseuses jusqu'à temps de se tourner dos au public pour montrer son fond de culotte amplement déchiré par les barbelés de la clôture d'un pré dont il fut chassé par ses occupants à cornes. Montrer son caleçon à l’assistance, voilà qui a exigé que je surmonte ma pudibonderie de gamin. Pour une première sur scène, on m'avait proposé là, un rôle de premier plan pour montrer mon derrière à tous les spectateurs de la salle. On fut récompensé par un tonnerre d’applaudissements.

Chat...

Le postérieur des êtres vivants, bipèdes ou quadrupèdes, se révéla alors comme le let-motive de mes découvertes du moment.  Le félidé de nos voisins s'appelait Kouyalère... (j’adopte, ici, cette orthographe n'ayant jamais su comment on écrivait ce nom donné à leur chat). C'était des notables, des gens bien sous tous rapports, un couple d'avocats que mes parents fréquentaient régulièrement, s'invitant les uns chez les autres ; effectuant aussi des sorties restaurant en bord de mer à Montalivet, à Soulac ou à Lacaneau. Ils avaient baptisé ainsi leur chat et ce n'était pas sans m'intriguer. Mais à 10 ans, il nous reste tellement de choses à apprendre...

Pompes à essence...

Devant notre garage au bord du trottoir il y avait deux pompes à essence de la marque Shell : une pour l'ordinaire, une pour le super. C'est souvent ma mère qui venait servir le carburant aux clients. Ces pompes n'étaient pas électriques, il fallait actionner en va et vient le levier. Cela faisait monter l'essence dans une des deux buses supérieures en verre, par quantités de 5 L. Quand l'une était pleine, le remplissage de sa voisine amorçait automatiquement l'écoulement  de la première vers le réservoir de l'auto.

La Lancia Belna que nous avions à notre arrivée à Lesparre // La Chenard & Walker du boulanger de Gaillan // La Traction cabriolet des avocats // la Rosengard du vétérinaire // la Frégate de notre voisin Avoué // La 2CV du coiffeur... ici, un des tous premiers mdèles.La Lancia Belna que nous avions à notre arrivée à Lesparre // La Chenard & Walker du boulanger de Gaillan // La Traction cabriolet des avocats // la Rosengard du vétérinaire // la Frégate de notre voisin Avoué // La 2CV du coiffeur... ici, un des tous premiers mdèles.La Lancia Belna que nous avions à notre arrivée à Lesparre // La Chenard & Walker du boulanger de Gaillan // La Traction cabriolet des avocats // la Rosengard du vétérinaire // la Frégate de notre voisin Avoué // La 2CV du coiffeur... ici, un des tous premiers mdèles.
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La Lancia Belna que nous avions à notre arrivée à Lesparre // La Chenard & Walker du boulanger de Gaillan // La Traction cabriolet des avocats // la Rosengard du vétérinaire // la Frégate de notre voisin Avoué // La 2CV du coiffeur... ici, un des tous premiers mdèles.

Les autos du voisinage...

- La Lancia Belna de 1936 était la voiture que mes parents possédaient à notre arrivée à Lesparre. Nous l'avons gardée quelques mois avant de la revendre. Mon père étant plus commerçant que mécano a privilégié l’achat puis la vente de véhicules d'occasion, en conséquence, nous ne gardions pas souvent la même voiture ce qui fait que j'ai traîné mes fesses (encore !) dans pas mal de modèles anciens car, dans ces années 50, circulaient bien plus de voitures d'avant-guerre que des véhicules neufs dont les délais de livraison s'étendaient de 6 mois à deux ans.

- La Chenard & Walcker de M.  B. boulanger à Gaillan. C'est mon père qui lui avait vendu cette commerciale de 14 CV. Ce client était enchanté et trouvait très pratique cette auto de la fin des années 20 pour effectuer ses livraisons de pains. A chaque fois qu'il venait faire son plein d'essence, il s'exclamait : "Ah Môssieur Louquiaud, cette Chenard que vous m'avez vendue, elle tourne comme une horloge, un vrai bonheur !" ...

- La Citroën Traction cabriolet des Fo. que mes parents fréquentaient, nous a promenés plus d'une fois dans les environs lors de soirées restaurant. C'est souvent Mme F. qui prenait le volant, ma mère comme passagère à sa droite, moi, j'étais assis à l'arrière entre mon père et M. F. Ce sont eux qui mont emmené à la gare Saint-Jean de Bordeaux au mois de Juillet 1954, à la fin de l'année scolaire, pour rejoindre mes parents qui avaient élu domicile dans la Vienne.

- La Rosengard du vétérinaire qui habitait juste en face chez nous. Que de fois je l'ai vue sortir, poussée  par son propriétaire, en marche arrière hors de son garage. Cette petite auto qui avait bien 20 ans d'âge, étant capricieuse au démarrage, même à la manivelle, il fallait la pousser à plusieurs pour qu'elle démarre en prise.

- Ah la Renault Frégate de notre plus proche voisin habitant la maison accolée à la notre, rare voiture récente que l'on pouvait voir sur le Cours, faisait la fierté de son heureux propriétaire M. Fu ! Il nous apprit qu'il l'avait achetée neuve plus de un million de Francs de cette époque... Il en prenait grand soin et nous avait ébahis la première fois qu'on le vit passer l'aspirateur dans l'habitacle... ce n'était guère une pratique courante à cette époque.

- Les Coiffeurs ayant leur salon, rue Jean-Jacques Rousseau, furent sans doute les premiers à Lesparre, à posséder une 2CV Citroën. Ils en étaient très satisfaits, la trouvant pratique, surtout économique, et même confortable en dépit de sa rusticité. Elle attirait l’œil de ceux qui passaient à côté, déjà promise à une brillante carrière ...

La gare de Lesparre où mon père avait retenu deux wagons de marchandises dont un plateau pour y placer la Mathis et la B 14 // Un Fourgon Renault 1000 kg identique à celui que nous avions...La gare de Lesparre où mon père avait retenu deux wagons de marchandises dont un plateau pour y placer la Mathis et la B 14 // Un Fourgon Renault 1000 kg identique à celui que nous avions...

La gare de Lesparre où mon père avait retenu deux wagons de marchandises dont un plateau pour y placer la Mathis et la B 14 // Un Fourgon Renault 1000 kg identique à celui que nous avions...

C'est au cours du mois d'août 1954 qu'avec mes parents nous fîmes au moins quatre aller et retour entre Haut Poitou et Médoc pour effectuer, par nous-mêmes, le déménagement afin de nous installer à Saint-Léger la Pallu dans la commune de Marigny-Brizay en Nord-Vienne. Nous utilisions le fourgon 1000 kg Renault que mon père venait d'acquérir d’occasion, quelques mois plus tôt... Ce ne furent pas les seuls véhicules que mon père récupéra suite à la revente du garage de Lesparre. Nous ramenions aussi une Panhard Dynamic de 1938, une Mathis Emy 4F de 1933, et une Citroën B14 camionnette de 1925, ces deux dernières ayant été acheminées par rail...  Comment voulez-vous que je ne m'intéresse pas aux vieilles voitures ?...

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F
Des souvenirs croustillants.
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F
Comme du bon pain... une époque où nos aînés disaient que tout doit se mener à la "baguette" pour obtenir de bons résultats. ajoutant qu'agir ainsi, "ça ne mange pas de pain"... Chaque maître restant à son pupitre et l'élève face au tableau et le tableau face au public auquel on ose jusqu'à montrer ses fesses... et là, je me demande si Polnareff, qui a le même âge que moi, n'a pas lui aussi, tenu, enfant, le rôle de ce Cloclo au fond de culotte déchiré, en nous placardant, 20 ans plus tard, son rondouillard postérieur sur, posters rieurs, et pas moins de 6000 affiches qui firent scandale en 1972.... va savoir !... Ces choses étant ce qu'elles sont, sans caleçon pour Polnareff, sachons sourire et même rire aux éclats sans nous offusquer, en tournant les joyeuses pages de notre vie où s’affichait parfois l'insolence de notre jeunesse insouciante.et goguenarde.<br /> <br /> Amitiés des Farfadets du Poitou.
C
notre jeunesse était faite de tous ces petits riens qui pour nous valaient tant ! <br /> amitié .
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F
Bonjour Marie-Claude.<br /> <br /> Vivre chaque instant sans redouter l'avenir en oubliant les ombres sombres du passé, notre génération était musique et danse, et si même ça faisait grincer parents et anciens, cela les réjouissait vraiment. Nos défis étaient suscités par l'amusement et les menées libertaires du "Peace and love", ceux que la jeunesse actuelle doit relever maintenant sont tellement plus âpres et conséquents.Nous, les "vieux" aujourd'hui, on se demande si on a pas trop profité... <br /> <br /> En tous cas, dans le tumulte de ces jours et face à ceux qui prônent guerre et chaos c'est la volonté et toutes les formes d'expressions de l'Apaisement qui doivent prévaloir, surtout contre les déchaînements de haines portées sur les réseaux sociaux.<br /> <br /> Paix et Amour sont encore plus vivement d'actualité pour y parer.<br /> <br /> Amitiés des Farfadets du Poitou..
D
A l’époque on se passait des indispensables d’aujourd’hui!
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F
Bonjour Dominique. <br /> C'est certainement la rançon du progrès. Plus on produit, plus l'on consomme. Le but étant de créer le besoin... C'est là qu'on devrait intervenir en se demandant : ce qui est proposé là, est-ce vraiment indispensable ?... ou bien :doit-on suivre les tendances de l'ensemble des personnes qui veulent être absolument dans le coup, en acquérant tout ce qui est du dernier cri ?<br /> Il me semble que la conjoncture actuelle, avec la vie chère, ramène de plus en plus de gens à consommer raisonnable et ne pourvoir qu'à indispensable.<br /> Dans les années 50 dans cette décennie de l'après-guerre, nous étions à l'aube des 30 glorieuses.<br /> C'est même apparent en regardant les cartes postale de cette époque et les photos satellites via "Google Earth" d'un même endroit et que l'on considère tout ce qui s'est construit comme infrastructures industrielles et commerciales...<br /> Amitiés.

Profil


FARFADET 86
Sexe : Homme
À propos : Retraités à Mirebeau* (Vienne), depuis janvier 2005, avec mon épouse, nous étions accompagnateurs de personnes handicapées mentales, ceci pendant 40 ans, dans un Foyer de Vie, en Haute Normandie.

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