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Le Mirebalais Indépendant

Bienvenue à Mirebeau en Poitou.

"Le Passé m’est tellement Présent à l’esprit, qu’ici, il s’offre un Avenir… "
Parole de Farfadet.


Publié le par FARFADET 86
Publié dans : #Auto Saga
Photos Internet récentes de Untertauern : Plans - vue générale en surplomb - vue génrale depuis un plan d'eau - l'hôtel qui est une évolution du chalet auberge où j'ai logé il y a 48 ans - Dans les monts, un relai café-pique-nique  - une cascade ...Photos Internet récentes de Untertauern : Plans - vue générale en surplomb - vue génrale depuis un plan d'eau - l'hôtel qui est une évolution du chalet auberge où j'ai logé il y a 48 ans - Dans les monts, un relai café-pique-nique  - une cascade ...Photos Internet récentes de Untertauern : Plans - vue générale en surplomb - vue génrale depuis un plan d'eau - l'hôtel qui est une évolution du chalet auberge où j'ai logé il y a 48 ans - Dans les monts, un relai café-pique-nique  - une cascade ...
Photos Internet récentes de Untertauern : Plans - vue générale en surplomb - vue génrale depuis un plan d'eau - l'hôtel qui est une évolution du chalet auberge où j'ai logé il y a 48 ans - Dans les monts, un relai café-pique-nique  - une cascade ...Photos Internet récentes de Untertauern : Plans - vue générale en surplomb - vue génrale depuis un plan d'eau - l'hôtel qui est une évolution du chalet auberge où j'ai logé il y a 48 ans - Dans les monts, un relai café-pique-nique  - une cascade ...Photos Internet récentes de Untertauern : Plans - vue générale en surplomb - vue génrale depuis un plan d'eau - l'hôtel qui est une évolution du chalet auberge où j'ai logé il y a 48 ans - Dans les monts, un relai café-pique-nique  - une cascade ...

Photos Internet récentes de Untertauern : Plans - vue générale en surplomb - vue génrale depuis un plan d'eau - l'hôtel qui est une évolution du chalet auberge où j'ai logé il y a 48 ans - Dans les monts, un relai café-pique-nique - une cascade ...

Ma première nuit à Untertauern fut excellente quant à ma première journée, délaissant la voiture, je l’employais à visiter les lieux à la marche, d'abord le village puis les monts à l'entour en suivant l'un des nombreux parcours balisés.

Au cours de cette journée d'excursion, ne m'étant pas perdu dans la montagne, c'est avec délectation qu'au soir je retrouvais bonne table à l'auberge pour dîner avec grand appétit. Tout en mangeant, je pouvais apprécier la musique du juke-box qui diffusait, en boucle, des airs du folklore tyroliens. Ambiance ambiance !... là, au milieu de l'Europe, loin de ma base normande, j'oubliais tous soucis...

Oui mais voilà, Aléas & Arias, imprévisibles associés, ne vous faussent pas compagnie comme ça … ainsi ai-je pu profiter de deux jours de tranquillité jusqu'à ce matin où, manquant de cigarettes, j'ai dû aller à Radstadt en acheter puisqu'il n'y avait aucun débit de tabac sur place. Ce bourg est situé dans la vallée à 12 kilomètres j'ai donc pris la 4L pour faire cette course...

A peine avais-je quitté le hameau qu'au premier virage je perçois une série de claquements à l'avant côté droit, claquements qui se renouvellent à chaque fois que je vire... inquiétant ça ! Qu'est-ce encore ?... Plus j'avance et plus ce bruit insolite s'intensifie, si bien que parvenu à Radstadt, je n'ai pas d'autres alternatives que de trouver un garage pour savoir d'où proviennent ces claquements, redoutant déjà, qu'un cardan en soit la cause. Après renseignements, on m'en indique un, route de Salzbourg. Je dois alors faire appel à tous les rudiments qui me restent de la langue allemande pour me faire comprendre du patron qui finit par mettre, une fois de plus, ma 4L sur un pont élévateur. Après manipulation du bras mobile en sortie de boîte à vitesse, le verdict ne se fait pas attendre : le cardan côté droit est nase... il est impératif de le changer, qu'il casse en roulant, peut être dangereux... et le gauche ?... il est bon... pas de jeu !… M'étant informé si on pouvait effectuer la réparation, le plus tôt possible, il m'est répondu par l’affirmative et que, compte tenu du temps pour commander et recevoir la pièce, cela pourra être fait dans les 48 heures. Combien cela va-t-il me coûter ? Je constate que le patron fait la moue et, de façon évasive me dit que cela doit se chiffrer à hauteur de 1500 à 2000 schillings … Hein ! Si cher que ça !... Il va dans son bureau et sort des fascicules techniques, nomenclatures de pièces détachées, en feuillette plusieurs jusqu'à trouver la rubrique de cardans pour véhicules Renault… effectivement un cardan coûte pour le moins 1200 schillings auxquels il faut ajouter le prix de la main d’œuvre...

Je n'ai pas d'autres choix que de laisser la 4L dans ce garage et de rentrer à pied à l’auberge d' Untertauern non sans avoir fait ma provision de cigarettes.

Alors là, comme tuile c'est le pompon !... Ayant fait de tête, le calcul, je me dis que les vacances sont foutues et qu'une fois ma voiture sortie du garage ayant payé la facture des réparations, je n'aurai d'autres possibilités que de prendre la route retour en Normandie. Je n'irai donc pas au festival de Salzbourg, d'autant qu'il ne me restera pas beaucoup d'argent sur la solde réservée pour mon séjour autrichien. Aurai-je même assez pour pourvoir aux frais du retour ?... Me voici de nouveau avec le moral dans les chaussettes... et les chaussettes, elles, chauffent dans mes chaussures car les 12 kilomètres me séparant de l'auberge sont exclusivement en montée...

Parvenu à l'auberge, j'informe la gentille hôtesse de mes avaries mécaniques dont la conséquence première est d'écourter mon séjour... Elle en est sincèrement navrée pour moi...

Deux jours plus tard, après avoir téléphoné au réparateur, c'est le patron de l'auberge qui m’emmène à Radstadt dans son Audi break... Cet homme est un colosse brun de presque 2 mètres et de carrure aussi impressionnante... quel contraste avec son épouse petite, fluette et blonde comme un champ de blés au mois de Juillet !... Je remarque une auréole noire sur le tissu du pavillon de sa voiture, juste au-dessus de sa tête... rien d'étonnant puisqu'au moindre cahot, sa chevelure vient frotter le tissu à cet endroit. Il me laisse devant le garage... je le remercie vivement pour la course. J'ai la gorge nouée, me demandant à combien va s'élever le montant de la réparation.

1851 shillings !... Bigre ! Ce n'est sans doute pas un désastre mais, pécuniairement ça lui ressemble, car il me faut aussi régler mes frais d'hébergement et, en outre, avoir assez d'argent pour rentrer au bercail … En fait, comparé au coût d'une journée de pension s'élevant à 90 schilling (un peu plus de 25 F à l'époque) cela représente 20 journées... Il est grand temps de rentrer !... Des 2100 F me restant suite à la panne en Allemagne, survenue 6 jours plus tôt, je dois maintenant retrancher approximativement 550 F pour le changement du cardan complétés de150 F pour 6 jours de pension et environ 100 F de petites dépenses et frais d'essence. Il me reste donc 1300 F pour effectuer le trajet retour, ce qui est largement suffisant. Normalement il devrait me rester de 500 à 700 F une fois rentré... ceci constitue une somme suffisante mais indispensable au cas où j'aurais à subir d'autres avaries. Il vaut mieux être prudent et prévoyant surtout après avoir été échaudé deux fois en à peine une semaine... et puis vous savez : « jamais deux sans trois » nous dit un certain proverbe… ceci vous indiquant le niveau de mon optimisme à ce moment.

Le lendemain matin à 9 H, ayant réglé ma note d'hôtel et pris congé de mes aimables hôtes, c'est bien à regret que j'entame la route à destination d'Etrépagny distant de 1200 km...

En descendant vers la vallée ma chère, très chère 4L n'émet plus de claquements… quel bonheur !...

« Il descend de la montagne à cheval... il descend de la montagne en 4L..., Il descend de la montagne, il descend de la montagne, il descend de la montagne en 4L... » Jeheee ! Alors, avec quatre ailes, le cheval, c'est Pégase lui-même !.... Et l'an dernier, à peu près à la même époque, nous avions appelé notre expédition en Grèce « Olymp'Pégase »... À l'aller, nous étions passé par l'Autriche… oui oui oui !… même qu'un meccano de cet alpin pays avait traité mon Anglia d'antiquité… Fichu pays ! La prochaine fois, c'est promis, j'apprends à piloter une tyrolienne (une tire éolienne pour les écolos) ... même si, d'ici là, il me pousse des ailes...

à suivre ICI

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Domi 16/02/2019 02:59

Très bon récit qui de montre la supériorité du vélo J ai fait Boulogne constance sans panne :-)))

Profil


FARFADET 86
Sexe : Homme
À propos : Retraités depuis janvier 2005, avec mon épouse, nous étions accompagnateurs de personnes handicapées mentales, ceci pendant 40 ans, dans un Foyer de Vie, en Haute Normandie.

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