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Le Mirebalais Indépendant

La Vie d'ici et d'ailleurs - Patrimoine : d'hier à aujourd'hui, un monde riche de son passé, a forcément un Avenir ...

Publié le par FARFADET 86
Publié dans : #D'Hier - d'Ici et d'Ailleurs ..., #Les facéties du Farfadet

J'ai vécu cela, en tant que colon puis en tant que mono...

Les joyeuses colonies de vacances...
L'hôtel "Belleveue" centre de vacances pour les enfants du Dpt de la Vienne. De retour chez mes parents à Mirebeau.L'hôtel "Belleveue" centre de vacances pour les enfants du Dpt de la Vienne. De retour chez mes parents à Mirebeau.

L'hôtel "Belleveue" centre de vacances pour les enfants du Dpt de la Vienne. De retour chez mes parents à Mirebeau.

Juillet 1956, je venais de faire ma communion solennelle, cet été là, mes parents étaient très occupés par la mise en route de leur affaire commerciale et l'aménagement de notre maison, louée, rue Hoche à Mirebeau, pour ne pas m'avoir dans leurs pattes, ils m'ont donc placé en colonie de vacances, celle organisée par la paroisse sous la férule de l'abbé G. un bonhomme bien sympathique et particulièrement dynamique. Le séjour s'effectuait sur trois semaines à la Grière-plage commune de La Tranche/mer en Vendée...

Avec d'autres enfants du pays mirebalais, je découvris l'ambiance mi scout mi patronage des colonies de vacances de cette époque. D'abord revêche, je me fis vite au déroulement des journées animées par des moniteurs bout en train, pas trop sévère et même apte à nous réconforter quand on avait le coup de blues. Je découvris là, des aspects de la vie de groupe bien différents de ceux, ultra disciplinaires des pensionnats et un tout autre esprit bien plus détendu qui permettait de s'engager avec enthousiasme dans les équipes de même tranche d'âge et les jeux de plein air qui étaient proposés en matinée et en soirée...

Me revient cette anecdote. Non loin de la plage, avec les monos, nous avions fabriqué un sautoir sur une partie en dénivelé. Ensemble de planches en surplomb, étayées par un piétement solide de poteaux enfoncés dans le sol sableux, le tout bien arrimé. Il suffisait de s'élancer en amont, d'arriver au pas de course et de prendre son envol au bout de la planche servant de tremplin pour arriver 1,5 m plus bas en roulé-boulé dans le sable. Les plus audacieux réalisaient un salto avant. Bien plus prudent, je me contentais d'un appel du pied en bout de tremplin pour sauter et m'étaler dans le sable en contre-bas. La seul fois où j'ai voulu réaliser un roulé boulé, c'est sur la tête que je suis tombé. Aie aie aie !... j'étais à moitié sonné. Le mono de service est arrivé à la rescousse. Plus de peur que de mal mais il me fut interdit de sauter depuis ce tremplin de fortune.

Parmi les anecdotes qui me reviennent en mémoire, il y eut cette sortie cinéma à la salle de projection de la Tranche/mer. Nous étions allés voir le film de Christian Jaque « Si tous les gars du monde ». Grand moment d'émotions...

Parti de la maison quelque peu déçu, je revins enchanté de mon séjour, heureux d'avoir participé à pas mal d'activités avec mes petits camarades colons.

Quelques jours avant la quille... n'ayant pas mon permis de conduire, j'effectue tous mes déplacements en mobylette - La Malinerie d'Aslonne aujourd'hui - Soirée danses folkloriques - attestation de formation.Quelques jours avant la quille... n'ayant pas mon permis de conduire, j'effectue tous mes déplacements en mobylette - La Malinerie d'Aslonne aujourd'hui - Soirée danses folkloriques - attestation de formation.
Quelques jours avant la quille... n'ayant pas mon permis de conduire, j'effectue tous mes déplacements en mobylette - La Malinerie d'Aslonne aujourd'hui - Soirée danses folkloriques - attestation de formation.Quelques jours avant la quille... n'ayant pas mon permis de conduire, j'effectue tous mes déplacements en mobylette - La Malinerie d'Aslonne aujourd'hui - Soirée danses folkloriques - attestation de formation.

Quelques jours avant la quille... n'ayant pas mon permis de conduire, j'effectue tous mes déplacements en mobylette - La Malinerie d'Aslonne aujourd'hui - Soirée danses folkloriques - attestation de formation.

1964... Mono à mon tour.

Le 30 juin 1964, enfin la quille ! Je suis tout juste libéré du service militaire... et le 1er juillet, j'arrive à La Malinerie d'Aslonne, au Sud de Poitiers, où j'effectue un stage CEMEA de 10 jours pour être moniteur de colonie de vacances. Ambiance jeunesse, sport et jeux ; les journées passent vite entre cours théoriques, le matin : notions de psychopédagogie, de soins hygiène, des premiers gestes de secours, et pratiques d'animation complétées de petits travaux manuels l'après-midi et en soirée. Nous sommes une trentaine de stagiaires hommes et femmes, dans une palette d'âge de 19 à 45ans, apprentis mono. Nous découvrons des tas de jeux d'intérieurs et d'extérieurs pour petits et grands, nous apprenons un bon nombre de chansons entraînantes pour bambins et ados puis faisons de la danse folklorique en veillée. A l'issue de cette formation éclaire et condensée, nantis de l'attestation de stage, nous n'avons plus qu'à nous trouver une colonie pour la valider. A chacun d'entre nous a été remis la liste d'établissements de vacances pour enfants et adolescents, de notre région ayant besoin d'animateurs ; des postes sont à pourvoir immédiatement.

Le château de Beauregard - Nos petits colons - Pause entre deux jeux. Le château de Beauregard - Nos petits colons - Pause entre deux jeux. Le château de Beauregard - Nos petits colons - Pause entre deux jeux.

Le château de Beauregard - Nos petits colons - Pause entre deux jeux.

Le 11 juillet, suite à un appel téléphonique, je file à Mézière-en-Brenne (Indre) au château de Beauregard où, le soir-même, je suis embauché comme moniteur par Marcel Planche le directeur de cette colo du CE de la RATP. Je resterai là deux mois de suite jusqu’au 10 septembre.

Une époque de jeux, de rires et de saines aventures...

Le premier mois, je suis affecté au groupe des petits de 6 à 7ans sous la houlette de Raymonde responsable de Groupe. En comptant Georges et Martine, nous sommes quatre monos pour encadrer une trentaine de pioupious. Les filles en short de toile bleu et polo rouge, les garçons en short bleu et polo jaune. Les enfants de cet âge là, remuent beaucoup, courent le plus souvent, sont bavards, posent des litanies de questions, sont enthousiastes pour toutes les activités qu'on leur propose. Toutefois, il faut souvent répéter les règles des jeux auxquels ils participent car ils les oublient dans le feu de l'action ou ne les comprennent pas à la première explication. L'autre aspect, lié à leur âge, c'est qu'ils se lassent vite et se déconcentrent rapidement sans pour cela être fatigués. Au cours d'une matinée, il faut souvent changer de jeux et donc disposer d'une bonne palette d'activités récréatives pour les occuper et canaliser leur énergie.

« La cage au écureuil » ouvre ce temps en extérieur puis on joue à « la gamolle » qui les mets en mouvements et les fait beaucoup rire car, dans ce jeu d'approche, il faut défier le mono gardien de la gamolle, et c'est grande joie quand on a trompé sa vigilance en shootant dans le ballon, à deux mètres du gardien, pour l'envoyer le plus loin possible avant d'être identifié par lui, obligé de taper avec son bâton sur sa grande gamelle en fer blanc (la gamolle), avant de citer haut et fort le prénom de celui ou celle qui jaillit des fourrés. Cris triomphants pour celle ou celui qui parvient, de la sorte, à libérer ceux qu'il a fait prisonnier. Retour au calme par un jeu plus classique, assis en rond, genre « chandelle » ou « mouchoir » ou « grenouillette »...

A midi et demi, tous, colons, monos, directeur et agents de gestions se retrouvent à la cantine. Chaque tablée a son mono pour veiller à la bonne tenue du temps de repas qu'il partage avec son groupe d'enfants. Tout se déroule dans une ambiance détendue et joyeuse. Au moment du dessert, le directeur qui affectionne le chant, fait reprendre par toute l'assemblée des airs du répertoire classique de la colo ou de chansons populaires tel que « C'est un fameux trois mâts » de Hugues Aufray.

De 13H45 à 14H45 , c'est sieste obligatoire pour les petits.

Le fameux autobus parisien de la RATP, le Renault TN4 des années 30.

L'après-midi, les activités peuvent varier entre grand jeu style "course aux trésors" ou sortie promenade ou visite de sites. A Beauregard, le CE RATP dispose d'un vieil autobus parisien, un authentique Renault TN4 à plate-forme arrière. C'est notre collègue Georges employé de la régie qui en est le chauffeur attitré. Il emmène régulièrement les différents groupes à l'étang de Bellebouche pour la baignade dans le lac.

Bien sûr, notre rôle d'animateur ne se borne pas à l'amusement des gamins, il faut être présent pour tout ce qui touche à la vie domestique, toilette, rangements de vêtements et de leurs petites affaires personnelles, savoir faire son lit. Il y en a encore quelques uns, parmi les plus jeunes, affectés d'énurésie nocturne. Et puis le soir, avant de s'endormir, il faut accorder ce temps de pause câlin aux plus chagrinés par l'éloignement de leur famille...

 

Chaque mono dispose de 24 heures de congé par semaine. La prise en charge des enfants se reporte alors sur les 3 autres encadrants du groupe. Il y a aussi deux monos tournants qui, selon les besoins en effectif d'encadrement, vont se joindre à d'autres groupes. Il arrive aussi que le directeur vienne donner un coup de main, ici ou là, pour l'animation d'un super jeu de piste ou Rallye, par exemple, pour tenir un poste de contrôle dans un grand jeu ou lors d'un déplacement à l’extérieur de la colo.

Lors de mon premier congé, j'ai repris ma mobylette pour un raid de 400km accompli en 24 heures, raconté ici.

Mézigue en "Herbiseck" -  Pique-nique à l'étang de"Bellebouche"  (ça ne s'invente pas)  ... Georges l'économe fait manger Marcel le directeur de la colonie - Bande de monos (Je suis à gauche sur la photo)...  Mézigue en "Herbiseck" -  Pique-nique à l'étang de"Bellebouche"  (ça ne s'invente pas)  ... Georges l'économe fait manger Marcel le directeur de la colonie - Bande de monos (Je suis à gauche sur la photo)...  Mézigue en "Herbiseck" -  Pique-nique à l'étang de"Bellebouche"  (ça ne s'invente pas)  ... Georges l'économe fait manger Marcel le directeur de la colonie - Bande de monos (Je suis à gauche sur la photo)...

Mézigue en "Herbiseck" - Pique-nique à l'étang de"Bellebouche" (ça ne s'invente pas) ... Georges l'économe fait manger Marcel le directeur de la colonie - Bande de monos (Je suis à gauche sur la photo)...

De la mi août à la mi septembre, les enfants du premier séjour retournés chez eux, ce sont ceux de la deuxième vague d'été que nous accueillons. Il y a aussi permutation de monos, certains n'accomplissant qu'un mois d’accompagnement. A cette occasion je suis affecté à un groupe de plus vieux des 10 – 11ans. Tranche d'âge de l'enfance déjà plus ingrate où la pugnacité le dispute à la contestation parfois à la bouderie persistante. Avec ces enfants là, c'est une toute autre approche, ce sont d'autres types d'activités et un mode de communication très différent qui s'impose pour les apprivoiser, les intéresser et les faire participer. L'émergence de la personnalité est sensible, il faut savoir les stimuler et les encourager.

Dehors, on joue donc sur de plus grands espaces, à des jeux plus structurants, plus physiques, plus complexes et nécessairement rigoureusement arbitrés. Le jeu, la pédagogie, le sens social fusionnent et donnent source à des revirements de situation parfois inattendus, des mouvements d'humeurs et d'exaltations, des larmes mais aussi des éclats de rire. C'est un âge ou, pré ado, on a besoin bien plus de reconnaissance que d'émulation... et cela tient à cette manifestation soudaine de l’ego et de cette tendance à vouloir jouer les petits chefs..

Au cours de la dernière semaine d'août, c'est dans un super grand jeu se déroulant sur deux journées, qu'avec leurs aînés de 12 à 14 ans, nous les avons « embarqués »...

Les Herbisecks contre les Glandistrucks, un jeu du type "Douaniers / Contrebandiers" grandeur nature !...

Dans le grand parc boisé du château, on délimite deux territoires séparés par une ligne frontière matérialisée par des rubans de tissus rouge. Les Herbisecks pénétrant dans celui des Glandistrucks doivent porter leur trésor (une grosse agate ou calot) dans le coffre en bois d'une cabane à l'extrémité de leur territoire gardé par le grand Machi-kooli (un moniteur) cela, sans se faire prendre par les Glandistrucks (foulard dans le dos au niveau de la ceinture = une vie) leur foulard pris, ils doivent remettre leur agate à celui qui les a arrêtés. A cette condition, on leur restitue leur vie et ils retournent dans leur camp où ils tenteront une nouvelle expédition en territoire Glandistruckois. Il y a aussi des passeurs sans trésor et s'ils se font prendre par un Glandistruck, ne pouvant le lui remettre, ils sont fait prisonniers et conduits à la cabane du grand Machi-Kooli. Pour délivrer leurs camarades prisonniers, les Herbiseck doivent choisir le plus rapide et rusé de leur bande pour porter, non pas une agate mais un message, ordre de délivrance, au Machi-Kooli qui fera reconduire jusqu'à leur frontière les Herbisecks prisonniers. De là, nantis d'une "nouvelle vie" (foulard dans le dos, à la ceinture) ils pourront revenir dans le jeu et poursuivre leurs incursions en territoire ennemi.

En fin d'après-midi, on sonne la fin du jeu pour faire les comptes, combien de vies (foulards) ont les Glandistrucks et combien d'agates ont été déposées par les Herbisecks dans le coffre aux trésors du grand Machi-kooli ? Mais, catastrophe ! le coffre a disparu ainsi que son gardien... Conseil de guerre des chefs... Le jeu reprendra demain sous forme d'un Rallye (jeu de piste à plusieurs postes relais) pour retrouver le coffre, et d'une "Chasse à l'homme" mouvementée pour attraper le grand Machi-Kooli...

Que d'aventures en perspectives !...

Le bréviaire du mono : 88 extras fiches de jeux qui m'ont servi tout au cours de ma carrière...

Le bréviaire du mono : 88 extras fiches de jeux qui m'ont servi tout au cours de ma carrière...

Pensez bien qu'au cours de ces deux mois, j'ai vivement apprécié ce séjour et tout ce que comprenait ma fonction de moniteur de colonie de vacances, heureux d'animer, en équipe solidaire, toute cette belle et vaillante jeunesse.

Mi septembre, rentrant à Mirebeau (environ 90 km) toujours en mobylette, la tête pleine de souvenirs joyeux, je me promettais bien de renouveler cet expérience dès que possible...

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éliane roi 29/05/2021 16:59

Coucou Patrice ! je suis pas mal débordée en ce moment, entre les balades, les photos, le jardin et la vie qui recommence un peu comme avant, tout doucement. On a la chance d'avoir du soleil et les 150 photos que l'on prend au quotidien nous occupent bien entre le choix, le classement, les mettre dans le blog.... Espérons que le coronavirus sera bientôt vaincu, il y a tellement de belles régions en France qu'on ne sait où donner de la tête (et je fais une marche de 30 mn tous les matins)................ Mes souvenirs de vacances étant enfant, c'était la colo. C'est là que j'ai découvert la nature, la montagne, la marche et la camaraderie. Je me souviens de toutes les chansons et je pense que c'est grâce aux colos que j'aime tant la montagne, les rivières, cascades et forêts. Lorsque mes enfants partaient en colo, ils partaient en pleurant et revenaient en pleurant ; tristesse de quitter leurs amis(es), qu'ils ne reverront probablement pas, tristesse de laisser ces bons moments où le groupe forme une dynamique importante pour leur développement physique et intellectuel. Je pense sincèrement que ceux/celles qui ne sont jamais allés en colo, au moins une fois dans leur vie, sont passés à côté de moments forts ; ils sont gravés à jamais dans notre mémoire et nous n'en gardons que les bons souvenirs.
♫ Chauffeur... si t'es champion... appuie... appuie... ♫ Chauffeur... si t'es champion... appuie sur l'champignon !

FARFADET 86 30/05/2021 10:55

Bonjour Eliane,
Merci pour ce témoignage dur tes séjours et ceux de tes enfants en colonie de vacances. C'est sûr que cela marque profitablement nos existences d'enfants puis d'adultes quand nous devenons animateurs. En demeurent ces belles parts de l'enfance en nous. La vie est un grand jeu bien trop sérieux pour les grands, ce devrait être un feu de joie... conserver cet enthousiasme de l'enfance, cette confiance en la vie, en fait, c'est cela que l'on apprend en passant par ces colonies de vacances, ces centres aérés.
Bon dimanche de fête des mères.
Amitiés.des farfadets du Poitou.

Edwige Turmel 29/05/2021 12:14

Merci à vous pour ce beau récit qui me rappelle des souvenirs.

FARFADET 86 29/05/2021 12:16

Bonjour Edwige,
Merci pour votre aimable appréciation, une suite à cet article est en préparation ...
Amitiés.

manou 27/05/2021 18:55

Je ne peux pas comparer car je ne suis allée qu'en camp d'ado et la première fois j'avais 13 ans, je passais les vacances chez ma grand-mère, mais mon frère allait en colo (!). Par la suite, j'ai été moi-aussi monitrice de colo, et aussi mono dans les centres aérés quand j'étais étudiante, de bons souvenirs...

FARFADET 86 29/05/2021 09:14

Bonjour Manou,
Je pense que beaucoup de personnes de notre génération ont connu les colonies de vacances même si elles n'ont jamais été colons ou monos, il est probablement arrivé qu'un Été, en quelque lieu de séjour estival, elles aient croisé des groupes d'enfants conduits pas des moniteurs...
Bien sûr, il y avait aussi tous les camps scouts ou de mouvements de jeunesse ouverts à tous ceux qui, selon leurs ressources et leurs intérêts, pouvaient passer leurs vacances collectivement.
Bien des formules existent aujourd'hui, pour les ados et les jeunes adultes comme les camps de bénévoles pour participer à la restauration d'édifices médiévaux où des campagnes de recherches archéologiques sur des sites historiques.
Autrement, les séjours en colonies de vacances ont, eux, bien changé, grâce à tous les moyens d'accompagnement qu'il existe aujourd'hui au sens ludique, pédagogique et social, grâce aux infrastructures d'accueil modernes bien mieux adaptées aux collectivités, grâce au renouveau des activités proposées en phase avec tous les nouveaux sports de plein air et avec les techniques de communications hyper-branchés...
les "gadouilleux" de Pierre Perret, aujourd'hui, ne vont plus patauger dans la fange des décharges municipales et, espérons-le, ne se cassent plus les dents en tombant du tabouret pour faire pipi dans le lavabo... Autre temps autre mœurs ... lol
Amitiés.

Mo 27/05/2021 18:40

Bonjour,
Je suis allée une fois en colo à Petit fort Philippe et ensuite, j'ai fait trois fois mono...;
De bons souvenirs dans l'ensemble et ça me faisait un peu d'argent pendant mes études à la fac.
Mais c'est bien loin, tout ça...
Bonne journée à toi,
Mo

FARFADET 86 28/05/2021 10:28

Bonjour Mo,
Je constate que nous étions finalement nombreux à recourir à cette fonction pour se faire un peu d'argent au cours des vacances d'été.
Ah,ce n'était pas des gros salaires et si je me souviens bien ça représentait la moitié, au mieux les 2/3 d'un salaire de base de l'époque. En 1964 : de 250F. à 450 F. avec en sus le logement et les repas. Ce n'était pas si mal .
Et puis, le solde d'argent était le bien-venu pour qui faisait des études universitaires .
Amitiés.

domi 27/05/2021 14:02

merci voilà qui ravive des souvenirs un peu comparables, mais sans le passage au stade de mono

FARFADET 86 28/05/2021 10:34

Bonjour Dominique,
Oui, ce sont de beaux souvenirs et, pour de nombreux gamins, bénéficiant de cette prise en charge estivale, l'occasion d'apprendre la vie en collectivité, impliquant le partage la solidarité et la vie de plein air, en campagne, à la montagne ou à la mer. Une occasion de partir de chez soi et découvrir de nouveaux paysages.
Les voyages forment la jeunesse...
Amitiés.

claudeleloire 27/05/2021 14:01

tu me replonges dans mon enfance, de six à quatorze ans, je les ai fréquenté ces colos (organisées par la mutuelle), à la mer du nord toujours sauf la dernière année où nous avons découvert la Suisse !
pour rien au monde je ne les aurais ratées ces vacances, mes parents ne partant jamais en congé, c'était la seule façon de m'émanciper de la "famille" ... j'ai adoré !
amitié .

FARFADET 86 28/05/2021 11:01

Bonjour Marie-Claude,
Je vois que tu garde un excellent souvenir de tes étés passés en colonie de vacances, elles devaient bien animées et riche en découvertes. De la mer à la montagne que de grands bols d'air et du dépaysement aussi ! ...
Pour mon compte, je ne me souviens plus de tous les noms de ces gamins et gamines que nous faisions jouer avec enthousiasme ... même de certains collègues monos, je vois des visages mais les contours ne sont pas précis, quelque peu flous... c'est bien loin tout ceci, et pourtant, à l'évoquer c'est comme si c'était hier...
Amitiés.

Profil


FARFADET 86
Sexe : Homme
À propos : Retraités à Mirebeau* (Vienne), depuis janvier 2005, avec mon épouse, nous étions accompagnateurs de personnes handicapées mentales, ceci pendant 40 ans, dans un Foyer de Vie, en Haute Normandie.

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