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Le Mirebalais Indépendant

Bienvenue à Mirebeau en Poitou.

"Le Passé m’est tellement Présent à l’esprit, qu’ici, il s’offre un Avenir… "
Parole de Farfadet.


Publié le par FARFADET 86
Publié dans : #La pensée du jour, #Les cahiers du Martiniste
Que d'êtres rencontrés dont nous n'avons pas croisé le regard !... - Photo : "les foules" d'Alex Prader -

Que d'êtres rencontrés dont nous n'avons pas croisé le regard !... - Photo : "les foules" d'Alex Prader -

Au cours d’une existence nous sommes conduits à faire de nombreuses rencontres et donc à croiser des êtres avec lesquels nous ferons ou pas, suivant les circonstances, un bout de chemin ensemble, partageant des moments de vie allant jusqu’à coopérer dans la création : activités, entreprises et œuvres très diversifiées. 

Les premiers êtres impliqués et nous impliquant, ce sont bien sûr, nos parents géniteurs mais aussi, en certaines situations, ceux qui nous ont adoptés puis élevés. Il va sans dire que le lien est bien sûr très fort entre enfants et parents d’autant qu’il se prolonge dans la durée pratiquement sur une vingtaine d’année sur le mode de relation intensif puis, d’une manière plus espacée, sur tout le restant de l’existence.

Dans l’espace familial, la rencontre se fait aussi avec tous les membres qu’il comporte des plus proches, dans la fratrie, aux plus éloignés : grands-parents, oncles et tantes, nièces et cousins…

Le champ des relations s’élargit considérablement dès l’entrée à l’école, une période s’étendant sur presque deux septaines au cours de laquelle nous allons tisser des liens avec des camarades de classe, nous faire des ami(e)s pouvant devenir nos confident(e)s mais aussi être ou pas sous l’influence de maitres et professeurs, des adultes qui, dans leurs rôles d’enseignants, peuvent constituer des éléments déterminants pour notre avenir quoi qu’ils fassent ou ne fassent pas pour nous et que nous fassions ou pas, de tout ce qu’ils dispensent et exigent.

A cette période où se termine l’enfance, que l’on suive des études universitaires ou que nous entrions en apprentissage professionnel, nous allons découvrir et fréquenter encore plein de nouvelles personnes : étudiants, stagiaires, professeurs, patrons, contremaîtres, collègues etc. un vaste environnement social, nous permettant d’établir, suivant nos affinités des liens particuliers amicaux ou inamicaux, voire hostiles, avec certaines personnes…

On peut accessoirement ajouter les relations établies lorsque le service militaire était obligatoire car, au nombre des copains d’armées, figuraient des amitiés durables, parfois inaltérables qui pouvaient même être aussi bien plus fortes en période de guerre.

Dans ce long cheminement de l’existence nous sommes amenés à croiser, surtout dans le temps de carrière, une foultitude de personnes avec lesquelles nous aurons des échanges d’importance très diversifiées, entamant des fréquentations d’une plus ou moins longue durée se faisant sur le mode superficiel ou bien plus proche, voire intime.

Au cœur de tout ceci, il y a bien sûr l’être chéri auquel nous nous unissons par les liens dit du mariage, avec lequel nous fondons une famille et donc avec qui nous avons et élevons nos enfants.

Enfin, dans le dernier quart temps de notre vie, nous aurons encore à croiser d’autres êtres : d’abord, ceux se trouvant dans nos âges avec lesquels nous nous découvrons quelques affinités en phase avec le cumule des expériences faites jusqu’alors, puis tous nos descendants issus des unions faites par nos enfants et parfois aussi, les retrouvailles d’anciens camarades de classe, de régiments, de collègues de travail, d’amis que l’on avait perdus de vue…

 

Voici succinctement résumé le panel des rencontres d’êtres croisés sur nos chemins de vie …  

 

Et c’est à cet instant que surgit toute une kyrielle de questions …

D’abord quel sens donner à cela ?… Ces rencontres sont elles le fruit du hasard ou, au contraire, ont-elles été programmées ?

Choisit-on ses parents et amis ? Que faisons-nous de nos fréquentations ? Que signifient les séparations, les éloignements, les retrouvailles ?  Qu’avons-nous à faire avec ces autres personnes proches ou moins proches ?  Pourquoi il se crée aussi des inimitiés,  des hostilités avérées avec certaines personnes ? Quelles importances devons nous accorder à nos adversaires, à ceux que nous n’apprécions pas et qui réciproquement ne nous apprécient guère ? Pourquoi des affections profondes, des amours intenses, des amitiés grandioses, un jour, soudainement, cessent ou se brisent, ce, en dépit de notre bonne volonté et de nos souhaits les plus louables ? Pourquoi ces déchirements ? Pourquoi, suivant les circonstances, des murs d’incompréhensions se dressent et éloignent puis séparent définitivement des êtres qui pourraient s’entendre et faire une route bien plus longue ensemble, quand tout les y prédispose ?

Autant de questions auxquelles il est difficile d’apporter des réponses satisfaisantes…

 

La vie offre une grande variété de cadres existentiels, et une foultitude de circonstances la jalonne…

Y aurait-il un plan initial pour chaque être, un plan très personnel différent de ceux particuliers à chacun des autres êtres ?  Genre : « Tu as ta vie, j’ai la mienne, il a la sienne… » Répondre à cette question n’est pas insurmontable car le constat est simple à faire : Oui, chaque vie est différente de l’autre et des autres, déjà parce que, dans une même famille, les membres la constituant, ont chacun un parcours différent, tenant à son passé et à son avenir et se manifestent d’une manière toujours personnelle dans le présent.

D’emblée, on a ce sentiment que chaque existence a un sens bien plus grandiose et important qu’il n’y parait si l’on ne considère que le « poids » et les « qualités » des entreprises de chacun au cours d’une vie. On ne mesure pas ceci qu’en s’appuyant seulement sur les apparences. Il n’y a pas une existence, si piètre ou misérable soit-elle, qui n’ait un sens profond et même son utilité, son impact, dans la société des Humains.

Par quoi, par quels impératifs sont déterminés ces chemins de vie si différents les uns des autres ? Est-ce le produit du hasard ou celui d’un destin qui prévaut ?

 

A ce tournant du troisième millénaire, la nature humaine, le plus souvent, ne supporte pas cette idée de prédestination, d’un chemin déjà tracé à l’avance pas plus qu’elle ne supporte les retombées d’un hasard dans ce qu’il a de contraignant ou d’affligeant : chance, malchance, comme ça, distribués à la sauvette, au gré du vent des opportunités fortuites, gratuites. On n’aime pas l’arbitraire pas plus que l’on apprécie de ne pas maîtriser le cours des événements que ballotent sur nos flots de vie, des circonstances de nature aléatoires ou improbables… Y-a-t-il un capitaine à bord du Navire qui tienne vraiment le gouvernail ?

Pourtant, quittant le port, la route est bien tracée, il y a un plan de parcours rigoureusement établi à partir d’un point de départ bien connu, une destination programmée et des escales sont prévues si le voyage s’avère long… Il faut donc suivre la route, ne pas trop s’en éloigner. Cela c’est le plan idéal correspondant à de la pure théorie… Le voyage étant entamé, surviennent alors des événements qui, eux, collent à la dure et inflexible réalité, liés à un ensemble de circonstances que l’on avait ni envisagé ni programmé… et que l’on impute alors au hasard…

Et si ce n’était pas un hasard, qu’au contraire, ce hasard ce soit nous qui le conditionnions, et, pire encore, qui l’engendrions comme quelque chose qui est inscrit profondément dans nos gènes et avant cela dans notre être le plus profond ?… Un hasard qui alors n’en serait plus un … un hasard qui s’appellerait destin !…

 

Il nous faut bien, maintenant, parler de ces rencontres faites au cours de cette étonnante « croisière »… Ces rencontres sont en fait de différents types …

En premier il y a ces rencontres décrites ci-avant, avec les familiers et tous ceux qui gravitent dans notre environnement habituel.

Nous trouverons parmi ces proches, ceux qui nous suivent et nous adombrent tout au long de l’existence, dont l’influence peut être bonne mais peut aussi s’avérer trop prégnante jusqu’à devenir un véritable obstacle pour notre propre évolution…

Puis les rencontres d’exceptions, celles de personnes qui débarquent dans nos vie d’une façon soudaine, impromptue et qui nous marquent du sceau de leur forte personnalité qui, contre notre volonté, nous servent de guide, ayant brusquement infléchi, modifié notre chemin d’existence. Là aussi, ce peuvent être des rencontres qui nous font, soit progresser, soit régresser en nous faisant prendre la mauvaise voie. En conséquence nous parlerons :

De rencontres « angéliques » c'est-à-dire d’êtres « lumineux » qui stimulent nos entreprises, nous orientent vers les bons choix, nous font entrevoir les bons projets à mettre en œuvre et nous donnent ce courage pour aller plus loin, plus haut, toujours plus haut…

Et à l’inverse, de mauvaises rencontres, celles d’êtres « malfaisants » mais dont nous ne percevons pas, de prime abord, les côtés sombres et malsains, qui séduisent par leur aisance à se mouvoir au milieu des difficultés, sachant prendre les « bons » raccourcis, optant souvent pour la facilité, contournant, sans les moindre scrupule, les obstacles, les principes moraux et toutes les contraintes que présente naturellement le quotidien de la vie. Ces personnes savent parfaitement nous bercer d’illusions  avec ce qu’elles laissent juste entrevoir de leur pseudo réussite…

Mais lorsque nous prenons conscience de la mauvaise influence qu’exercent alors sur nous, ces rencontres néfastes et ce dont on a souffert, ne serait-ce qu’un temps très court, de leurs effets nocifs et pervers, nous pouvons aussi faire ce constat, au contraire positif, en ce sens qu’elles ont provoqué chez nous, une sorte de brusque réveil qui nous fait nous ressaisir, quand, ayant pris distance, on en arrive à se dire que ces mauvaises rencontres, certes pénibles, parfois  profondément douloureuses, étaient sans doute indispensables à notre progression.

A ce stade, il nous faut maintenant évoquer les rencontres ratées, à considérer dans les deux sens : celles, étant passé à côté, que l’on aurait dû faire puis entretenir d’une façon régulière et celles, effectivement établies, mais dont on n’a pas saisi l’importance et que l’on a sciemment négligées, ou laissées s’enfoncer dans un mode conflictuel au gré des opportunités ou en fonction de nos égoïsmes…

S’ajoutent les rencontres fortuites, improbables, passagères, éphémères, courtes, fulgurantes comme l’éclair et qui sont restées sans réels effets sur notre façon d’être et de vivre…  (Apparemment…) Elles sont bien plus nombreuses qu’on le croit. Un regard porté sur soi et réciproquement nous, l’ayant porté sur d’autres que nous n’avons aperçus qu’un bref instant, et dont rien ne s’ensuivit, cela peut aussi avoir un sens, un sens caché, comme un clin d’œil, un appel, un rappel, perçu mais pas retenu… là encore, on peut soupçonner que nous sommes passés à côté de quelque chose qui avait son sens et peut-être beaucoup d’importance, et que cette omission a sans doute des conséquences insoupçonnables.

 

Enfin, ces 20 dernières années, un nouveau type de rencontres s’est fait jour, elles « font fureurs » aujourd’hui… vous l’avez deviné, il s’agit de ces rencontres virtuelles que l’on fait en quantité, par écran interposé, grâce à l’informatique et à l’Internet. Sont-elles fortuites, illusoires, sans conséquences ou au contraire influentes dans notre façon d’être et vivre ? A cet instant, je laisse le soin à chacun de répondre librement et en toute lucidité, à cette brûlante question le concernant lui et ses correspondants internautes.    

 

Chaque rencontre est comme un regard plongé dans notre âme qui alors nous interroge, nous demandant : « Toi ! Oui Toi ! Que sais-tu de Toi ?

Oui, vous l’avez parfaitement compris, en ce sens, chaque véritable rencontre agit comme un révélateur…  

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Farfadet 86 29/07/2017 10:36

Bonjour Alain,
.
D'abord merci de ton intérêt pour cette discussion, je réponds donc ici à ton commentaire du 28/07/2017 émis à 21:21...

Justement avec les mots, il faut être précis même si , en vertu des synonymes existants, leurs définitions et contenus semblent similaires.
Il est vrai que aléas de l'existence et hasard paraissent caractériser une même situation, celle tenant à l'impondérable, à ce que l'on ne peut maîtriser et donc s'effectue à notre insu. Pourtant il y a une distinction à faire, les aléas résultent de l'événementiel que caractérise le quotidien et les actes que nous y accomplissons d'une façon rituelle ou rythmique, ils se rattachent à nos agissements et aux circonstances qui y sont liées, le hasard est une notion bien plus vaste à la fois ponctuel et hors du temps , il est beaucoup plus difficile à définir. A partir de notre conscience nous y rattachons tout ce qui sort d'une loi de cause à effets, il y a par derrière l'irrationnel, l'événement inopportun et peu explicable, hors raison à l'inverse des aléas qui eux s'enracinent dans du concret. Par exemple une panne d'auto qui nous surprend en plein voyage , cela fait partie des aléas tenant au fait de voyager en auto laquelle peut donc tomber en panne et cette dernière on peut, après examen en trouver la cause. Le hasard lui, ne s'enracine dans aucune logique Il est un concept pour cerner l'irrationnel tenant à un événement dont on ne connait les origines et qui survient de façon inattendue quasi sournoise et sans lien avec un événement passé présent ou futur.

Bon ceci dit une véritable polarité reste à faire entre matérialisme et spiritualité bien plus opposé que matérialisme et idéalisme...
J'a un article sur ce sujet :
http://www.mirebalais.net/2017/04/dualite-primordiale.html

Amitiés des farfadets.

alpero 28/07/2017 17:40

Bonjour Farfami/Farfarencontre.
Pour moi, je ne crois pas à la planification.
Juste au hasard.
Pour la rencontre de départ, c'est évident, à part la famille, bien sûr (quoique la raison d'une naissance, dans une famille ou une autre...?).
Mais pour la durée, à part les relations qu'on élimine volontairement pour incompatibilité difficilement supportable, je ne sais pas pourquoi (perso) je me suis habitué à certains alors que d'autres, tout aussi recommandables (ou non), se sont effacés de mon existence et, parfois, de ma mémoire.
La aussi, je crois discerner le doigt du hasard même s'il est, certes, guidé par nos sentiments et réactions du moment.
Mais elles aussi, ne sont-elles pas le résultat d'un hasard ? Mauvaise digestion, mauvais temps, autre rencontre...
Je vois cela de cette façon parce que, à 74 ans, faisant moi aussi le bilan de mon existence, il m'apparait évident que si ma vie s'est orientée en fonction de ce que je voulais sur le moment, je me rends compte que les raisons qui sous-tendaient ces choix auraient pu, aussi facilement être complètement différentes et que seul ce foutu hasard du moment a réellement influé sur ce qu'elles ont été.
Alors, si le chemin ma vie a pour seul tracé celui que lui a imposé le hasard, comment les rencontres qui ont accompagné ce chemin n'auraient-elles pas la même origine ?
Voilà, cher Farfilosofe, ce que m'inspire ton passionnant article.
Amitiés à vous deux, Alain.

alpero 28/07/2017 21:21

Je me demande s'il ne s'agit pas, en plus de la différence de base qui existe entre matérialisme et idéalisme, essentiellement d'un vocabulaire également différent pour dire des choses proches, toi appelant "aléas de l'existence", ce que moi, je nomme "hasard".
Je précise que je ne suis pas fanatique des cases comme celles que j'utilise par force, plus haut, ayant pu vérifier (comme toi, je pense) que, matérialiste ou idéaliste, si l'on est sincère, on arrive à des buts très rapprochés, pour ne pas dire identiques
Amitiés.

Farfadet 86 28/07/2017 18:24

Bonsoir Alain

Merci pour ton commentaire bien senti reflet d'une vie à essayer de comprendre le pourquoi et le comment de nos agissements et choix à des carrefours scabreux de notre existence où l'imprévisible, le surprenant, nous attendent et nous font un sacré appel du pied.
Le hasard serait en fait, selon toi, le grand responsable ...C'est là où nous avons, toi et moi, une perception différente pour ne pas dire opposée de cette situation existentielle, tenant à nos rencontres et aux aléas des événements agréables ou, à l'inverse, désagréables.
Sans être un illuminé, quelques expériences bien éprouvées m'ont conduit à penser autrement et montré que le cours des événements les plus imprévisibles a un sens , une mission devant se manifester à notre insu et nous rappeler à l'ordre...
Rien n'est forcément écrit à l'avance mais il y a des seuils à franchir ou ne pas franchir dans chaque existence.
Ce serait long à conter, ici, mais à un moment de ma vie, j'étais dans la trentaine d'années, tout un concours de circonstances m'a conduit à reprendre le fil de mes activités là où je les avais sciemment abandonnées quatre ans pus tôt.
Et puis, il y a aussi des effets boomerang qui nous parviennent et nous font dire : Tiens ça , t’avais oublié, mon cher ami eh bien ça te revient en pleine figure ... mais pourquoi ?...
Il y aurait des romans à écrire là-dessus mais parfois des réalisations artistiques, des fictions abordent et traitent ce sujet du destin et de son poids dans nos vies...

Plein d'amitiés Cher Alain...

alpero 28/07/2017 17:44

ps
Comment mettre un texte en forme ?
Ce post, bien que je l'ai écrit avec des passages à la ligne lorsqu'ils me semblaient utiles, est devenu un pavé illisible.
Pardonne m'en stp.

Profil


FARFADET 86
Sexe : Homme
À propos : Retraités depuis janvier 2005, avec mon épouse, nous étions accompagnateurs de personnes handicapées mentales, ceci pendant 40 ans, dans un Foyer de Vie, en Haute Normandie.

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