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Le Mirebalais Indépendant

La Vie d'ici et d'ailleurs - Patrimoine : d'hier à aujourd'hui, un monde riche de son passé, a forcément un Avenir ...

Publié le par FARFADET 86
Publié dans : #Les mots choisis du Farfadet

Réédition d'un article initialement publié le 03/01/2019, 01:06

Qui est plus grand : le Maître ou son Serviteur ?
En vérité, il est noble de servir et tout aussi, digne d’être servi … Il n’est pas de rôle inférieur ici bas, chacun prend la place qui lui revient et lorsqu’il l’a bien trouvée, il se réjouit autant d’être servi que d’être au service d’autrui …
Oui, cela vous parait utopique car, sur la grande scène de la Vie, si l’on nous donnait le choix, beaucoup opterait pour tenir le rôle du maître plutôt que celui de son serviteur …
Je ne vous répondrai pas en vous disant : "il en est qui sont faits pour servir et d’autres pour être servis"… car, en réalité, nous sommes aussi bons et aptes pour remplir l’un et l’autre rôle…  Et ne croyez pas non plus que d’être servi ne soit que privilèges car, à y regarder de près, la  situation comporte bien des contraintes. Ne serait-ce que la reconnaissance à avoir à l’égard de ceux qui vous servent car, il serait bien indigne celui qui, bien soigné et entouré, n’aurait que mépris pour ceux qui l’honorent de leurs bons et loyaux services… C’est bien en cela, comme je le mentionnais plus haut, qu’il faut être digne pour être servi…


Plus haut, j’ai écrit : "il est noble de servir" … et c’est bien le sujet de cette soirée…
Comme toute chose, servir, cela s’apprend et, bien sûr, cela s’apprend dès le jeune âge … C’est donc une affaire d’éducation et, de la part de parents dignes de ce nom, cela fait parti des premières exigences à obtenir de ses enfants. Il convient de leur montrer que servir fait partie des tous premiers devoirs à remplir.  Et il est même bon que l’enfant exécute ces premiers services à son égard. C’est d’abord en l’obligeant à s’intéresser à lui, à sa tenue, à son confort mais aussi à sa dignité qu’il faut lui faire intégrer cette notion de service : "Va faire ta toilette – plie ton pyjama – fais ton lit – range ta chambre"  sont des services qui le concernent au premier chef et bien en phase avec sa dignité de petit homme … Autrement dit : « Reconnais toi quelqu’un de propre, d’ordonné, de méticuleux et autour de toi tu apprécieras ces qualités de vie. Dans un deuxième temps, c’est vers les autres membres de la famille que l’on va orienter cette disposition à servir et alors, on demandera à l’enfant de mettre la table, de la débarrasser, puis de laver la vaisselle, de nettoyer le sol de la cuisine, etc. … Dans une famille nombreuse, on organisera un tour de ces services  qu’il ne faut surtout pas présenter comme  des corvées… mais comme des tâches nécessaires qui relèvent d’un réel art de vivre car tout ceci est joyeux quand on en voit le bien fondé …
Dresser une jolie table, puis la décorer avec une magnifique composition florale, est un plaisir pour les yeux de tous et une invitation à partager le repas familial dans la joie.
On dit dans les écriture : « Ce que l’on fait aux autres, c’est à soi-même qu’on le fait » et ce serait la conséquence de telles actions…  Eh bien, cela, l’enfant l’apprend en faisant d’abord pour lui-même… Immanquablement, les autres autour, en auront, un jour, le bénéfice …

 

Derrière les Rois à genoux, leurs Pages sont révérencieusement à leur service...

Derrière les Rois à genoux, leurs Pages sont révérencieusement à leur service...

Autour de nous, dans nos sociétés dites civilisées, tout n’est que services. Considérez le nombre de fonctionnaires engagés dans les services publiques et vous saisirez que ce mot est super usité. Effectivement notre société met à disposition de tous et de chacun un panel de services dont on a l’usage, si spontanément et si aisément, qu’on ne réalise plus vraiment que, derrière ces agents, ce sont des personnes dévouées qui œuvrent pour notre bien être. En ce début d’année remercions les, témoignons leur notre gratitude et reconnaissons que, sans elles, bien des aspects pratiques de l’existence nous seraient alors inaccessibles et notre vie n’en serait que bien plus pénible…
Oui, ce sont beaucoup de personnes qui travaillent au service d’autres  et nous pouvons ajouter à cela que, sans nous en rendre compte, les rôles changent si bien que, de serviteur on se trouve servi à son tour… Il en est souvent ainsi au cours de l’existence … observez bien comment cela se passe chez vous, chez ceux qui vous sont proches et pour tous ceux que vous connaissez…

Alors, en se couchant le soir, on se dit : « voyons, aujourd’hui, ai-je bien officié ? Ai-je bien accompli les services qui m’ont été confiés ? »

A cet instant de l’endormissement, venant à se poser cette question, chacun peut prendre la mesure de combien il est indispensable, déjà parce qu’il tient sa place. Servir est vraiment honorable …

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É
Bonjour petit lutin à la plume éloquente et pleine de bon sens. Dans ma vie active, j'ai toujours servi de mon mieux "les autres" ; mes enfants, mon époux, mes 'clients' lorsque j'étais à france télécom, mes collègues. J'étais donc "fonctionnaire". Les chefs m'apportaient parfois une tâche à midi, à l'heure du déjeuner, en me disant : "je te la confie à toi parce que je suis sûr que ce sera fait". Le "devoir bien accompli" est une grande satisfaction. Fais aux autres ce que tu aimerais que l'on te fasse. A propos des incivilités, jusque dans les années 80, lorsqu'on faisait signe à un(e) automobiliste pour qu'il(elle) roule moins vite, il(elle) faisait un hochement de la tête et levait le pied de l'accélérateur ; aujourd'hui, on a droit à un doigt d'honneur et à une accélération. Les temps changent. De même pour les gens qui font la gueule. Autrefois, on nous apprenait ce qu'était la bonne éducation, la politesse, être agréable à autrui : sourire. De nos jours, je prends comme une impolitesse les gens qui ne me sourient pas, qui font la gueule. On se doit d'être agréable aux autres et en toutes circonstances, c'est juste une question de respect et de politesse.
En ce qui concerne les blogueurs/euses qui ne pratiquent JAMAIS l'humour, je pense, pour ma part, que l'on n'est jamais si bien servis que par soi-même ; je m'explique : si les gens sont trop sérieux, s'ils ne mettent jamais de fantaisie ou d'humour dans leurs commentaires, je sais le faire toute seule. Je sais rire toute seule et je crois que même seule sur une île déserte j'arriverais encore à faire de l'humour. Je mets de l'humour dans mes commentaires même sous un article' sérieux, sachant pertinemment que ça ne plait pas toujours. Tant pis pour eux/elles ; on ne peut pas faire le bonheur des gens malgré eux , laissons-les être très -trop- sérieux si c'est leur choix de vie. Moi je ne conçois pas une journée, une heure, sans une pincée d'humour (surtout en ce moment).
Mon frère m'a un jour appris que l'humour sauve de tout, il avait raison, je pratique le rire, l'auto-dérision et l'humour noir au quotidien et la joie de vivre ne me quitte jamais. Même quand on est "cas-contact", on peut continuer à se marrer, et.............. tous les médecins nous donnent raison. Ils savent que le rire est le meilleur des remèdes. C'est réconfortant de voir que médicalement on est dans le vrai.
Une blogueuse m'a écrit : "je n'ai pas appris à pratiquer l'humour mais je ne demande qu'à apprendre". Il n'est jamais trop tard pour rigoler. On peut commencer par un vieux Louis de Funès ou les Tontons Flingueurs ; lire Raymond Devos et Philippe Geluck est à la portée de tous/toutes.
Lorsque je tente de te faire rire, j'ai l'impression de "servir" à quelque chose dans la blogosphère ; certains blogs, qui n'ont rien à raconter, ou qui mettent chaque jour des photos des mêmes paysages que la veille, ou qui n'ont jamais d'humour, ne servent pas à grand chose. Servir l'autre, son voisin, son collègue, la passante qui vient de tomber, celle dont le panier est trop lourd, est une bonne action pour celui/celle que l'on sert , mais aussi pour soi, pour se dire que l'on peut se rendre utile. Ça ne demande pas tellement d'efforts, c'est juste une question de volonté et de désir de servir les autres.
Et c'est bien le sens de ton article, je crois.
Grosses bises à Annie et à toi !
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F
Elle est bien là la difficulté mettre de l'humour dans ce qui est considéré comme sérieux sans offenser l'auteur de propos dits sérieux ni en altérer le contenu. Et pourtant la vie c'est cela un enchainement d'actes sérieux, rigoureux, de conversations importantes conséquentes mais aussi de drôleries, de mots légers, de propos triviaux voire de galéjades et aussi de sorties "coquines" Bon, chaque chose a sa place mais cela n'empêche pas de placer également un bon mot pour rire et détendre l'atmosphère lors d'un panégyrique dithyrambe... Je me souviens du DR Berron notre neuropsychiatre qui, dans ses cours magistraux, savait toujours trouver des exemples drôles et placer des remarques hilarantes, ne manquant jamais d'humour.
Oui Éliane, ne nous laissons jamais submerger par la tristesse, le dépit , la morosité ambiante des pisse-froids, des lanceurs d'alertes indélicats, des rigoureux pète-sec et des geignards jamais-contents.
- Le sérieux de la vie doit se ponctuer d'éclats de rires
- Rire est sérieusement vital !
Foi de Farfadet !...
Bises du Poitou
D
ah ! Farfadet, tu as une belle âme d'idéaliste, prônant des valeurs en perte de vitesse, mais après tout, c'est fort utile de les prôner, tout en doutant qu'elles soient entendues par ceux qui en ont besoin
en tous cas, tu rends service par tes écrits
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C
après tant de jours d'absence, me voilà de retour pour te souhaiter une merveilleuse année 2019 pleine de ces "petits bonheurs" qui sont la source des jours heureux ...
amitié .
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Profil


FARFADET 86
Sexe : Homme
À propos : Retraités à Mirebeau* (Vienne), depuis janvier 2005, avec mon épouse, nous étions accompagnateurs de personnes handicapées mentales, ceci pendant 40 ans, dans un Foyer de Vie, en Haute Normandie.

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