Peugeot est le plus ancien constructeur d’automobiles en France. A partir de 1793, la famille Peugeot de tradition Luthérienne, va produire plusieurs générations d’industriels qui s’implantent dans l’Est. La maison mère en Franche Comté, a pris son essors dès le début du XIX° où les fonderies et manufactures de la région de MontBéliard, à Valentigney et Pont-de-Roide usinaient des lames de scies, des ressorts et autres pièces d’horlogerie, puis des moulins à café, des moulins à poivre, des crinolines, des baïonnettes… EN 1890,
à Beaulieu, on fabrique des Cycles. L’année d’avant, sous l’impulsion d’Armand Peugeot et avec le concours de l’ingénieur Serpolet « Peugeot » se lance dans l’aventure automobile encore à ses balbutiements en sortant ses premiers tricycles puis quadricycles à moteur Daimler …
Nous sommes à l’orée des années « 30 » quand la marque au Lion inaugure un nouveau système d’appellation pour que ses modèles soient facilement identifiables par le grand public et sa clientèle.
La 201 Inaugure le nouveau système d’appellation des modèles Peugeot. Produite de 1930 à 1938, il en sera fabriqué plus de 85000 exemplaires qui évolueront de la A à la D à queue de « Castor » puis la M petite limousine commerciale. Les 201 seront déclinées en plusieurs versions et carrosseries bien distinctes entre berline, coach, coupé, cabriolet et commerciales. (Pas encore appelées « break ») D’ailleurs, toutes les Peugeot commençant par deux bénéficieront de ces déclinaisons du modèle au sein de chaque série …
La 202. La ligne Fuseau Sochaux étrennée par la sublime « 402 » est appliquée à la nouvelle petite « 202 » présentée au salon 1937 et produite en série à partir de février 1838. Environ 105 000 unités seront fabriquées jusqu à son remplacement par la « 203 » en 1949… Après la guerre, ce modèle innovant, sera celui de la reprise économique pour Peugeot dont les usines ont été lourdement éprouvées par les dommages de guerre Jusqu’en 1948 la 202 est donc le seul modèle produit et le plus souvent décliné en commerciale et camionnette bâchée. La commerciale à carrosserie dite « canadienne », à l’habitacle en bois, est alors très prisée des petits commerçants, à la fin des années « 40 »
La 203 sera le modèle qui, 3 ans après la fin de la guerre, favorisera la renaissance de Peugeot pour la grande production dans le secteur automobile (Ne pas oublier, qu’outre les autos et petits utilitaires, les différentes filiales du groupe produisent également de l’outillage, du petit appareil ménager, des cycles, cyclomoteurs et petites motos, tous labellisés de la marque au Lion…) Présente au salon 1948, la nouvelle Sochalienne va donc prendre la relève de la « 202 » qui ne lui survivra que quelques mois . La silhouette, encore imprégnée du style fuseau est plus en accord avec les standards de l’époque en matière de mode automobile et quelque peu « américanisée» surtout au niveau de la proue. Mais les proportions de la belle sont bien à « la française ». Jusqu’à la fin des années « 50 », la « 203 » va connaître un franc succès commercial. Etant, pendant 6 ans, le seul modèle produit, elle se positionne dans le segment des moyennes inférieures pour s’adresser à une clientèle le plus élargie possible. Dans cette catégorie des berlines de taille standard, elle devient le modèle incontournable pour les familles de classe moyenne et bourgeoise… Par rapport à celle qu’elle remplace, elle s’adresse à une clientèle déjà moins populaire mais, se retrouvant sur le marché de l’occasion, elle trouvera aussi une clientèle issue du prolétariat. Ses déclinaisons en break, commerciale et camionnette bâchée sont appréciées par les corporations de commerçants et d’artisans qui ont besoin d’un utilitaire, pratique, confortable pour des livraisons et déplacements rapides. Sortiront aussi des versions berlines découvrables 4 portes, un coupé et un cabriolet très élégants. Le sérieux de sa fabrication "maison" a bien établi sa réputation de solidité et de fiabilité en en faisant un véhicule quasi indestructible. Longtemps les états major de l’armée l’ont adopté pour les déplacements des officiers. Entre 1948 et 1960, il sera fabriqué un peu plus de 555 000 exemplaires de « 203 »
La 204. La 203 ayant entraîné ce niveau de gamme vers le haut, lui succédèrent, en 1955, la 403, une 8CV puis, en 1960, la 404, une 9CV, deux modèles dont le gabarit augmentait graduellement, si bien que jusqu’au milieu des années « 60 », il manquait un maillon à la base de la production. Un bas de gamme ou modèle d’attaque faisait cruellement défaut car la dernière née, la 404, pure bourgeoise était une auto fort bien conçue mais hors de la portée de toutes les bourses… Ce trou fut comblé en 1965 avec l’apparition de la « 204 » Cette dernière innove en matière de conception puisqu’elle devient la première traction avant de Peugeot. Petite berline polyvalente sûre et confortable elle sera surtout appréciée des personnes de classe moyenne mais aussi bourgeoise et, parmi ces derniers, ceux ne voulant pas s’encombrer avec une grande voiture. Son prix pour une entrée en gamme, hélas, est assez élevé … Sa connotation de petite bourgeoise n’est pas surfait et les classes plus populaires lui préfèrent les productions de la Régie plus accessibles au niveau prix. Quoi qu’il en soit, la « 204 », elle aussi déclinée en break, coupé et cabriolet et, en fin de carrière, équipée d’un petit moteur diesel performant, fera une honorable carrière pendant ses 12 années de production laquelle, au total, dépassera le million d’exemplaires. Sa meilleure année est 1972 où elle prend la tête des ventes sur l’hexagone, tous modèles et toutes marques confondues.
La 205… le sacré numéro !... 18 années s’écouleront entre la sortie de la 204 en 1965 et celle de la 205 en 1983, en fait à peine plus qu’entre la sortie de la 203 fin 1947 et celle de la 204 en 1965 … En temps régulier les modèles d’une même gamme n’accomplissent pas plus de huit ans de carrière … Il faut dire qu’en 1973 c’est la « 104 » modèle plus petit (gabarit de celles qu’on désigne maintenant comme « citadine »s) qui a repris le flambeau de son aînée la « 204 » La « 205 » arrive à point pour sauver la vielle entreprise sochalienne qui enregistre des déficits après le rachat de Citroën à Michelin, puis, en 1985, de Talbot ex Simca – Chrysler. La gamme se complexifie de plus en plus avec l’élargissement des demandes en fonction des besoins d’une clientèle toujours plus importante et variée. C’est dans un contexte de crise qu’arrive le nouveau fer de lance de la marque au lion. Très vite ce modèle va connaître un vif succès auprès d’une clientèle de jeunes voir aussi de seniors qui apprécie le dynamisme et l’efficacité routière de la nouvelle venue. La « 205 » sera la première Peugeot à être équipée de motorisations très différenciées en puissance. En haut de gamme, les GTI sont de redoutables petites routières sportives capables de performances équivalentes à celles, très fortement motorisées et classées, de la catégorie des grandes routières. Autre particularité, en fin de carrière la 205 équipée du « turbo diesel » de 1.9 l est une véritable petite bombe roulant au mazout… Le succès du sacré numéro, conforté par ses brillants résultats en Rallye et sur le Dakar en « T16 » sera retentissant en France et en Europe où elle rivalise avec la « Golf » de Volkswagen dans le créneau des GTI. Presque 2 millions d’exemplaires seront produits jusqu’à la sortie de la « 206 » en 1998
La 206 – Changement d’ère … Autre nouveau « sacré numéro » qui reprend le flambeau porté haut par sa devancière la « 205 » née 15 ans plus tôt . La gestation de la nouvelle petite lionne aura été longue mais la concurrence avec la « Clio » héritière de la célébrissime R5 Renault exige que le coup d’envoi soit, d’emblée, un coup de maître…
La 207 – Dernière née dans la série des « 7 », commercialisée depuis la fin du mois d’avril de cette année (2006), la « 207 » entame donc son début de carrière et prendra le relais des ventes de la « 206 » qui, est encore actuellement produite. A proprement parler, contrairement aux Peugeot de la gamme « 2 » qui se sont succédées jusqu’à présent, on ne peut pas dire que la « 207 » soit en rupture de style par rapport à son aînée. Il y a une ressemblance notoire entre ces deux autos… Cela parait plus une évolution du style très novateur de la « 206 ». La 207 se distingue par l’accroissement de ses cotes extérieures qui sont comparables à celles de la feu « 306 » … Par rapport à sa devancière, elle gagne un peu en habitabilité et un peu en volume de coffre. Peugeot a mis un soin particulier pour ses aménagements intérieurs, plus cossus et mieux fini. Le tableau de bord est, cette fois revêtu, d’un plastique moussé de meilleure facture que celui de la « 206 ». Une attention particulière a été accordé au confort de roulement et à la tenue de route et au freinage, situant ce nouveau modèle dans un « sans faute au niveau de ces prestations » Pour l’instant, les motorisations qu’on trouve dans les« 206 », sont reconduites. Le hic, c’est que la voiture de taille plus importante se voit pénalisée par des performances à la baisse conséquentes de cet embonpoint. Hormis le 1.6 diesel de 110 ch. Et le 2.0 I. essence de 137ch, les moteurs de cylindrée et puissance inférieures sont parfois à la peine, surtout au niveau des reprises. Le minimum pour cette auto qui dépasse, 1200kg pour le modèle de base, c’est d’être propulsée par un groupe d’au moins 100ch. Un lot de moteurs à injection directe fabriqués en partenariat avec BMW, devrait, prochainement, équiper les nouvelles «207 ».
est présentée en 2012 - Lire la prise en main et les caractéristiques à partir du lien ci-dessous.
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208 - un numéro de charme à la française ... - Le Mirebalais Indépendant
D'un numéro à l'autre, le temps passe et l'évolution se faisant, les agents du progrès œuvrent assidûment. De la 207 à la 208, cette considération est manifeste... non que chez Peugeot, ave...
http://www.mirebalais.net/article-208-un-numero-de-charme-a-la-fran-aise-118419122.html
Tel est le panorama de 75 années de production des Peugeot de la gamme « 2 » Au total 7 modèles dont, pour chacun d’eux, la durée moyenne de production s'étend sur un peu plus de 10 ans et demi … Peugeot constructeur généraliste s’est fait le spécialiste des voitures d’entrée de gamme. En effet, ce panel des « 2.0… », a toujours trouvé bon nombre d’amateurs et satisfait la clientèle maison . A ce niveau de gamme, Peugeot a toujours réussi ses modèles qui n’ont connu aucune bévue mécanique en matière de fiabilité ni fiasco économique en matière de vente. D’emblée, ces voitures ont connu un succès notoire et se sont taillées une réputation de sérieux de fabrication. On verra que Peugeot n’a pas pu prétendre à autant de réussite, acquise du premier coup, avec certains autres de ses modèles, particulièrement avec les « haut de gamme »… Par contre, les gammes « 2 » et « 4 » seules suivies et complètes depuis les années « 30 », ont, l’une comme l’autre, connu un succès grandement mérité, et assuré bien du profit à la firme au Lion…