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Le Mirebalais Indépendant

La Vie d'ici et d'ailleurs - Patrimoine : d'hier à aujourd'hui, un monde riche de son passé, a forcément un Avenir ...

Publié le par FARFADET 86
Publié dans : #Les clins d'oeil du Farfadet

Premier jour de Septembre... c'en est fini des vacances, grands et petits reprennent, aujourd'hui, le chemin de l'école tandis que leurs parents ont repris leurs activités professionnelles... après "Voyage, voyage" entonnons cet autre refrain quotidien  : "Travail, travail"... un air vieux comme le monde ...

Un petit retour sur mon enfance me rappelle que notre génération, et d'autres avant nous, faisaient leur rentrée scolaire au début du mois d'octobre. Les  grandes vacances, comme cela se disait à l'époque, duraient deux mois et demi s'accordant aux activités saisonnières des moissons et des vendanges. En milieu rural, cela permettait que les enfants aident leur parents agriculteurs et viticulteurs... Le 14 juillet, jour de la fête nationale marquait le début de ces grandes vacances...

L'école communale de garçon à Marigny-Brizay en 1913 // 41 ans plus tard, j'allais à cette même école en bicyclette.....L'école communale de garçon à Marigny-Brizay en 1913 // 41 ans plus tard, j'allais à cette même école en bicyclette.....

L'école communale de garçon à Marigny-Brizay en 1913 // 41 ans plus tard, j'allais à cette même école en bicyclette.....

Je me souviens de cette merveilleuse année scolaire 1954-55 où je prenais du plaisir à apprendre les rudiments fondamentaux du savoir en classe de CM2 tenue par M. Mit à l’école communale des garçons de Marigny-Brizay. A cette école, distante de 3 kilomètres de Saint-Léger-La-Pallu, hameau où nous habitions, j’allais chaque jour, en bicyclette. Le midi je mangeais à la cantine bien sûr… Chaque soir à 17H, ma mère m’attendait devant la maison attentive et certainement inquiète de me savoir sur la route. Nous étions plusieurs gamins de St Léger à aller à l’école de Marigny Brizay. Claude P., un grand de 14 ans, menait notre petit peloton, veillant à ce que nous ne commettions pas d’imprudence… il faut dire que sur cette petite route communale, il passait très peu d’autos, à cette époque …
Parvenu à la maison, après le goûter, je faisais mes devoirs puis apprenais mes leçons, ma mère ne manquant jamais de superviser les premiers et de me faire réciter les secondes. Elle veillait à ce que mes écrits soient réalisés proprement, ne tolérant aucune faute d’orthographe, ne me lâchant pas tant que je n’avais pas corrigé ou rectifié, allant jusqu’à me faire réécrire le devoir mal rédigé ou bâclé…  C’est seulement après, que je pouvais me distraire et me livrer à mes jeux ou lire mes illustrés : « Pierrot » ou « l’Intrépide » … Ma mère m’encourageait aussi à lire les livres de la *bibliothèque verte*, dont à chaque visite à Charroux, je recevais quelques exemplaires, offerts par ma grand-mère. C’est ainsi que je me suis plongé avec délectation dans les récits épiques et d'aventures constituant les œuvres majeures d’Alexandre Dumas, de Jules Vernes et de Charles Dickens …

La trouse du Farfadet...

La trouse du Farfadet...

Gomme et colle...

Avec le temps, les jours s’envolent,
Les pierres s'effritent sous les mousses,
Les rires, les émois caracolent,
La peau hâlée se fait moins douce...

Avec le temps, les jours caracolent,
Les pierres hâlées, sont moins douces,
Les rires, les émois s'envolent,
La peau s’effrite sous les mousses...

Avec le temps, la vie décolle,
L'ombre des soirs nous pousse,
Loin de la porte de l'école...

Avec le temps, la vie d'école,
Ombres du soir sur nos trousses,
Gomme la porte puis la recolle...

Farfadet - Mirebeau 13 Septembre 2016 -

Commenter cet article
M
De bien beaux et émouvants souvenirs...à la rentrée 1954, j'en étais encore à voyager en poussette, vu que j'avais à peine un peu plus d'un an mais ma fratrie reprenait en effet le chemin de l'école :):) Bien entendu je n'en garde aucun souvenir ! C'est bien vrai que les rentrées des classes étaient plus tardives...Belle semaine
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F
Bonjour Manou.<br /> <br /> Au-delà des contraintes liées à l'éducation et à l'instruction, qu'enfant, nous avions à subir, la scolarité en primaire, laisse, pour bon nombre d'entre nous, de merveilleux souvenirs, même si nos maîtres et maîtresses manifestaient autorité, fermeté et sévérité pour transmettre toutes les bonnes bases du savoir. L'école, même dans notre jeune âge, c'était aussi apprendre à apprendre.<br /> <br /> Belle semaine à Vous.
C
l'âge venant, nos souvenirs s'enjolivent, et pourtant en ces temps là, on râlait ferme devant toutes ces obligations scolaires qui limitaient nos jeux ...<br /> amitié .
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F
Bonjour Marie-Claude,<br /> <br /> Oui, c'est bien cela, avançant en âge, la perception de cette époque révolue, change sensiblement, ne restent que les souvenirs propre à l'enfance, marqués par l'insouciance qui la caractérise. Et, au centre de cette vie d'école, il y a la récréation avec ses jeux et ses cris joyeux, avec, aussi, à chaque extrémité, la vie en famille, dans cette maisonnée qui nourrit aussi notre enfance dans tous les sens du terme...<br /> L'école c'est aussi l'apprentissage de la vie sociale et cela devrait toujours l'être ...<br /> <br /> Amitiés.
F
C'était le bon temps pour certains et cela reste de bons et émouvants souvenirs
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F
Bonjour Francis,<br /> <br /> Et parmi ces souvenirs, il y eut encore la fête de fin d’année scolaire avec la remise des prix, le jour du 14 Juillet. Au petit bal sous « parquet » monté dans la cour de l’école, je me souviens d’avoir dansé pour la première fois avec une grande fille d’au moins 13 ans, moi le gamin de 11 ans et de cela, j’étais très fier. Je sais aussi que j’ai rougi jusqu’aux extrémités de mes oreilles quand ma mère m’a fait cette réflexion : "Eh bien Patrice, on dirait que tu t’es trouvée une bien jolie petite amie"... En fait, j’étais aussi fier qu’ému.<br /> Oui, c'était le bon temps qui laisse des bons et des merveilleux souvenirs...<br /> <br /> Amitié.
E
Merci pour ce récit d'antan
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F
Bonjour Emi.<br /> <br /> C'était une autre époque celle où, en primaire, il y avait l'école des filles et l'école des garçons, ce n'est qu'au secondaire, au collège, en classe de 6e que les classes étaient mixtes et encore ce n'était pas généralisé. Pour beaucoup d'enfant, la scolarité s'arrêtait à 14 ans, Certificat d’Étude en poche. C'est à partir des années 60 que le nombre d'élève allant au collège puis au lycée a progressivement augmenté.<br /> <br /> Merci de votre visite et commentaire.
D
Merveilleux farfadet !!! 
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F
Bonjour Dominique.<br /> <br /> Je pense que ces évocations ont leur écho chez toi où tu as certainement connu cette école où l'instituteur ou le Maître comme on disait aussi à cette époque, écrivait à la craie sur le tableau noir, où nous, les élèves, écrivions à l'encre violette dans le cahier du jour avec la plume sergent-major, trempée dans le petit encrier de nos pupitres. Une écriture soignée exigeait que l'on s’applique en réalisant d'harmonieuses lettres marquées du "label" *pleins et déliés* .... Puis vint le stylo bille , l'ère de la pointe Bic... Le clavier, c'était pour les apprenties sténodactylos, celui des touches à bien enfoncer* des machines à écrire Remington... * Oui on disait : taper un texte à la machine à écrire.<br /> <br /> Amitiés.

Profil


FARFADET 86
Sexe : Homme
À propos : Retraités à Mirebeau* (Vienne), depuis janvier 2005, avec mon épouse, nous étions accompagnateurs de personnes handicapées mentales, ceci pendant 40 ans, dans un Foyer de Vie, en Haute Normandie.

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