Premier jour de Septembre... c'en est fini des vacances, grands et petits reprennent, aujourd'hui, le chemin de l'école tandis que leurs parents ont repris leurs activités professionnelles... après "Voyage, voyage" entonnons cet autre refrain quotidien : "Travail, travail"... un air vieux comme le monde ...
Un petit retour sur mon enfance me rappelle que notre génération, et d'autres avant nous, faisaient leur rentrée scolaire au début du mois d'octobre. Les grandes vacances, comme cela se disait à l'époque, duraient deux mois et demi s'accordant aux activités saisonnières des moissons et des vendanges. En milieu rural, cela permettait que les enfants aident leur parents agriculteurs et viticulteurs... Le 14 juillet, jour de la fête nationale marquait le début de ces grandes vacances...
L'école communale de garçon à Marigny-Brizay en 1913 // 41 ans plus tard, j'allais à cette même école en bicyclette.....
Je me souviens de cette merveilleuse année scolaire 1954-55 où je prenais du plaisir à apprendre les rudiments fondamentaux du savoir en classe de CM2 tenue par M. Mit à l’école communale des garçons de Marigny-Brizay. A cette école, distante de 3 kilomètres de Saint-Léger-La-Pallu, hameau où nous habitions, j’allais chaque jour, en bicyclette. Le midi je mangeais à la cantine bien sûr… Chaque soir à 17H, ma mère m’attendait devant la maison attentive et certainement inquiète de me savoir sur la route. Nous étions plusieurs gamins de St Léger à aller à l’école de Marigny Brizay. Claude P., un grand de 14 ans, menait notre petit peloton, veillant à ce que nous ne commettions pas d’imprudence… il faut dire que sur cette petite route communale, il passait très peu d’autos, à cette époque …
Parvenu à la maison, après le goûter, je faisais mes devoirs puis apprenais mes leçons, ma mère ne manquant jamais de superviser les premiers et de me faire réciter les secondes. Elle veillait à ce que mes écrits soient réalisés proprement, ne tolérant aucune faute d’orthographe, ne me lâchant pas tant que je n’avais pas corrigé ou rectifié, allant jusqu’à me faire réécrire le devoir mal rédigé ou bâclé… C’est seulement après, que je pouvais me distraire et me livrer à mes jeux ou lire mes illustrés : « Pierrot » ou « l’Intrépide » … Ma mère m’encourageait aussi à lire les livres de la *bibliothèque verte*, dont à chaque visite à Charroux, je recevais quelques exemplaires, offerts par ma grand-mère. C’est ainsi que je me suis plongé avec délectation dans les récits épiques et d'aventures constituant les œuvres majeures d’Alexandre Dumas, de Jules Vernes et de Charles Dickens …
Gomme et colle...
Avec le temps, les jours s’envolent,
Les pierres s'effritent sous les mousses,
Les rires, les émois caracolent,
La peau hâlée se fait moins douce...
Avec le temps, les jours caracolent,
Les pierres hâlées, sont moins douces,
Les rires, les émois s'envolent,
La peau s’effrite sous les mousses...
Avec le temps, la vie décolle,
L'ombre des soirs nous pousse,
Loin de la porte de l'école...
Avec le temps, la vie d'école,
Ombres du soir sur nos trousses,
Gomme la porte puis la recolle...
Farfadet - Mirebeau 13 Septembre 2016 -
/image%2F0957248%2F20250901%2Fob_648f4b_ecole-commun-marigny.jpg)
/image%2F0957248%2F20250901%2Fob_2b7db7_bicycleiie-st-leger.jpg)
/image%2F0957248%2F20250901%2Fob_cd77da_trousse-du-farfadet.jpg)