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Le Mirebalais Indépendant

Bienvenue à Mirebeau en Poitou.

"Le Passé m’est tellement Présent à l’esprit, qu’ici, il s’offre un Avenir… "
Parole de Farfadet.


Publié le par FARFADET 86
Publié dans : #Les facéties du Farfadet, #D'Hier - d'Ici et d'Ailleurs ...

Le service militaire, ce n'est pas une mince affaire... quand il s'agit de marcher au pas c'est comme mener un rude combat, faire un avec la troupe au pas cadencé et sans cesse recommencer pour constituer un ensemble impeccable... des matinées entières sont consacrées à cet apprentissage nous faisant faire au moins trente tours de l’immense cour bordée par les 3 grands bâtiments du casernement. Ça, sous un chaud soleil d’Été, provoque d'abondantes suées sous les bérets ou sous les casques suivant la nature de l'exercice ou des activités au programme du jour...

 Han Dey ! Han Dey ! Han Dey !  hurle le sergent chef meneur, un dur à cuire de la cinquantaine, vraie tête brûlée qui a fait l'Indochine.

Section halte ! Et tout notre groupe en rang par quatre s'arrête comme un seul et même homme.

Repos ! Garde à Vous ! Repos ! Garde à vous ! Section... marche ! Et c'est reparti Han Dey ! Han Dey ! Han Dey ! On relève la tête, menton pointé vers l'horizon ! Et maintenant on chante : « Un gai luron des Flandres s'en vint en Wallonie »

Lorsque nous stationnons nous passons illico au maniement d'armes.

Arme sur l'épaule... droite ! Alors, en trois temps, le fusil au pied se retrouve sur l'épaule... et il faut que tout claque en rythme, selon une gestuelle parfaitement synchronisée pour que la manœuvre soit parfaite.

Au pied, ah oui au pied qu'est-ce que l'on porte ? non pas de seyants rangers comme ont les « marsouins » du RIMA au camp de la Braconne, mais de vulgaires brodequins à semelle cloutée avec, par-dessus, couvrant les mollets des guêtres à lacer. Il faut savoir que c'est en courant dans les escaliers que nous allons à l'armurerie au 3ème étage de notre bâtiment pour retirer le MAS 36 et que l'on redescend toujours en courant sur les marches cimentées lisses avec nos souliers à clous. Si jamais tu tombes, ce doit être sur le cul, pas question que le fusil heurte mur ou sol, si tu perds l'équilibre, tu dois tenir, les deux bras levés, ton fusil au-dessus de ta tête... l'arme c'est sacrée !... Eh bien sûr ça m'est arrivé de dévaler ainsi un demi étage sur le cul... avoir les fesses bien pommelées et bien fermes ce n'est pas inutile …

Ainsi, à 11H30, on est encore là à manœuvrer jusqu'à obtenir un ensemble de mouvements parfaitement uniformes. Et l'uniforme, justement, c'est tout à fait de mise à l'armée… il y a bien sûr la tenue pour parader dans les défilés officiels mais, pour l'instant, c'est en treillis que nous évoluons au gré des ordres essentiellement aboyés.

Il y a bien la pause cigarettes qui dure de 5 à 10 minutes ; à ces instants le sergent chef, tout à l'heure, si terrifiant et inflexible, se montre bien plus aimable et même amical, présentant son paquet de gauloises bleue au pauvre gars qui n'a pas de sèches. Une bourrade dans le dos à un autre, le meneur d'hommes est ainsi fait : au cours des exercices c'est impérativement du très sérieux et du très rude, au repos, c'est immanquablement la camaraderie qui prime. Faire corps c'est sans doute cela... et je pense qu'en temps de guerre, l'esprit de corps, l'unité d'un groupe, la solidarité entre ces groupes, la vigilance de chacun, sont d'infaillibles vertus pour épargner des vies, quand on évolue sous le feu de l'ennemi.

Mais de ceci, pour l'heure, nous en sommes bien loin et c'est tant mieux ; il n'empêche que tout le temps des classes est un entraînement au combat, une formation du combattant...

 

Tous les biffins faisant partie de la 1ère Compagnie sont engagés dans le CS1 qui dure tout un trimestre. Nous sommes donc tous des élèves caporaux (Le caporal, homme de troupe gradé, une fois nommé, se distingue par les deux "sardines" ou chevrons rouges sur le haut des manches de toutes ses diverses tenues militaires) si l'on réussi à l'examen fin septembre, on enchaînera avec le CS2 pour devenir sergent - premier grade des sous-officiers représenté par une deux "sardines" (chevrons) dorées ou argentées suivant l'arme, sur ses manches.

 

Grades militaires de l'armée de terre.

Dans l'Intendance insigne au béret : la grenade éclatée argentée - grades barrettes et galons argentés..

 

Nous sommes en Août, voici déjà un mois que nous sommes incorporés et déjà plus d'un Gus a entamé le décompte des jours avant la quille... Ceux là ont bon espoir, mais c'est aussi un jeu...

Dans la chambrée que je partage avec 25 autres troufions, nous avons tous sympathisé. Il y a bien quelques affinités mais dans l’ensemble on est bons copains surtout pour raconter des conneries et des histoires de filles, parque les gars qui sont là, ils ne pensent qu'à ça bien sûr. Courir la gueuse... et pourtant nous n'avons encore pas eu de permission de sortie en ville, étant consignés d'office les deux premiers mois du service et puis il y a les vaccins, par trois fois de 15 jours en 15 jours qui nous secouent pas mal l'organisme et qui par mesure sanitaire, nous maintiennent obligatoirement à la caserne. Les samedi après-midi et dimanche on a liberté de circuler à l'intérieur de notre quartier. Le plus souvent on tape le carton : belote, poker, tarot, ou bien on joue aux dames ou aux échecs. On passe aussi au foyer pour boire le coup en écoutant les derniers succès musicaux du juke-box.

 

Notre première sortie nous la devons à l’aumônier de la garnison. Les bleus que nous sommes ont droit à cette excursion faite en car militaire pour profiter du bord de mer une journée entière. C'est ainsi qu'au 15 août, nous avons pu déambuler dans Royan, cité juste reconstruite. Au cours du voyage nombre de refrains paillards on été entamés et repris en chœur par tous les passagers… « Allons à Messine...  Père Dupanloup... Janeton et sa faucille... etc...» ardeurs d'une jeunesse débordante de vitalité, nourrie des fantasmes nés des vibrations intimes et des montées de sève qui ne sont pas que printanières. Chaud de l’Été au bord de la mer, nous apprécions aussi la baignade de l'après-midi et surtout, avant de rentrer à la nuit, bien installés comme des seigneurs, en terrasse, le menu d'un petit restaurant du littoral qui nous a bien changé des ratas de notre cambuse ordinaire. Les filles !... c'était déjà bien de les voir passer et de leur sourire niaisement  car nous étions ravis quand elle nous le rendait.

 

La planche irlandaise - photo : préparation miliataire - école de gendarmerie...

Le parcours du combattant

Cela fait partie de l’entraînement quotidien et ce n'est pas une partie de plaisir... obstacles en tous genres pour progresser et le plus vite possible. Témérité, vivacité, souplesse, force musculaire sont requis pour être dans les bons temps. Je n'étais pas à la fête : L'échelle de corde à gravir « quatre à quatre » puis, faisant le soleil tout en haut, descendre aussi vite pour se jeter à plat ventre sous les barbelés et ramper sur 25 mètres sans s'accrocher puis courir pour rejoindre les 10 barres parallèles, sautant par dessus la plus haute, passant dessous la plus basse en alternance. On se présentait ensuite face la rivière à passer d'un seul bond avant de franchir dans la foulée le mur de 2,10 m. Passage de la poutre de 7 à 8 m de long... bel exercice casse-gueule avec les godasses à clous ! Nous étions à mi-parcours et, jusqu'à là, je ne m'en étais pas trop mal sorti. Venait alors le redoutable passage des 12 plots disposés en quinconces et espacés de 1m 20, sur la piste sablée. Il fallait pas mal d'élan pour y arriver et surtout un sacré sens de l'équilibre mais, avec ces fichues semelles cloutées, c'était gageure car au 4ème plot, généralement je dévissais et faisais un splendide vol plané, un de mes pieds ayant glissé sur la petite surface bombée de bois parfois vermoulu. Fallait recommencer. Terrible et essoufflant, surtout avec le chef qui vous gueule dessus en vous traitant de brèle à chaque fois que vous vous ramassez... après ces envolées au dessus des plots, c'en était fini des sublimes arabesques, il convenait alors de se précipiter dans la fosse de 2m 20 de profondeur pour s'en sortir aussitôt... le mur nous avait déjà bien éreinté, et sortir de ce trou exigeait que l'on bondisse assez haut pour attraper le bord en surface... A plusieurs, il y avait la solution courte-échelle... au dernier de se débrouiller seul … mais la solidarité chez les bidasse ça a toujours existé, alors l'avant dernier savait tendre la main secourable… pour autant, ce n'en n'était pas fini de nos misères, restait l'échelle métallique droite qui, après nos efforts, était bien mal venue pour nos paumes de mains égratignées devant agripper le métal lisse chauffé au soleil... Pousse ton cul biffin ! magne-toi ! reste encore la planche (ou table) irlandaise à franchir ! Une saloperie en fin de parcours. À 2m20 du sol, choper son entablement haut, se hisser dessus pour la passer... avec du jus de concombre dans les biceps vivement éprouvés et les jambes flageolantes, c'est pratiquement impossible pour qui n'est pas un athlète bien entraîné. Parmi nous, il en était pourtant quelques-uns qui y arrivait, et passait cet obstacle avec force et agilité ; moi, avec mon cul lourd, je n'y parvenais pas et je pestais. Un aspirant me voyant suspendu désespérément impuissant, me poussa le postérieur afin d'effectuer le rétablissement me permettant de me retrouver à plat ventre sur cette maudite planche : ça y était enfin... je sautais à terre et finissais les derniers mètres en trottinant, m'écriant, à bout de souffle : Je l'ai fait les gars, je l'ai fait !...

 

Camp de la Braconne - à droite sur la photo (Google Hearth), le terrain d'entrainement aux tirs... Dans les années "60" c'était le 16° RIMA qui occupait ce camp. Aujourd'hui, le 1er RIMA est installé à la caserne Fayolle, place qu'occupait le CII N°2 de l'intendance auquel j'étais affecté, dans ces mêmes années "60".

 

Il y avait bien sûr les séances de tirs et pour cela nous allions au champ de tir de la Braconne ; Le plus souvent, nous y allions en convoi motorisé, une noria de camions Citroën U55 et SOMECA, mais il arrivait que l'on fasse le trajet à pied, marche au pas cadencé en rangs formés et marche libre en colonne étirée, pour effectuer la quinzaine de kilomètres nous séparant de la garnison en pleine forêt. Nous avions bien sûr appris tout ce qui caractérisait intentionnellement et mécaniquement ces armes : fusils, pistolets mitrailleurs et lance-roquettes et même grenades. Nous devions savoir démonter et remonter les plus courantes dont on avait malicieusement mélangé les pièces pour compliquer les opérations...

Généralement, on s'exerçait avec le GARAND fusil américain du type semi automatique avec chargeur de 8 cartouches pour effectuer un tir sur cible à 200 mètres. Il fallait avoir l'épaule bien solide pour encaisser les effets de recul. Quand c'était notre tour d'aller dans la tranchée de tir sous les cibles pour signaler les impacts aux tireurs à l'aide d'une palette spéciale, on pratiquait ce petit jeu consistant à vite présenter sa palette au moment du tir afin de s'en faire percer la plaque ronde de l'embout. C'était à celui qui aurait le plus de trous. Toutefois, Il valait mieux ne pas être pris car ce genre de blague pouvait coûter 8 jours de taule au fautif farceur.

J'aimais beaucoup moins les tirs avec le pistolet mitrailleur MAT 49 sur cibles mobiles surgissant de manière impromptue. Il fallait éviter que du chargeur de 32 balles, tout parte en rafale ; ce n'était pas aisé de maintenir la position et surtout de faire du coup par coup avec cette arme de combat rapproché, hyper sensible au niveau de la gâchette.

 

FOMEC...

Alors là, nous sommes dans la stratégie de combat sur champ de bataille. Oui, nous apprenions des formules comme ça pour saisir l'importance de ce que l'on observe sur le terrain pouvant être préjudiciable à l'ennemi autant qu'à nous-mêmes, se situant dans les champs de vision respectifs :

F : forme

O : ombre

M : mouvement

E : éclairage

C : couleurs

En campagne ces termes représentent tout ce qui doit être surveillé de près dans l'un et l'autre camp, impliquant les techniques de camouflage et les différentes manières de se déplacer sans se faire repérer. Discrétion indispensable et œil attentif au moindre détail font le bon combattant...

 

 

Avec les copains, au sortir de son épineux buisson Farfadet en fin limier !... le deuxième en partant de la gauche...

Et pour mettre en application ces conceptions découlant de cette formule FOMEC par des vrais mecs en action, un après-midi du mois de septembre, on nous a fait exécuter cet exercice pas banal dont je garde un souvenir impérissable. Il s'agissait, étant à bord d'un camion bâche relevée, roulant à environ 30 km/h en cahotant sur un chemin en pleine cambrousse, nous, debout un pied sur la ridelle, de sauter en marche et de se planquer le plus vite possible au coup de sifflet du sergent instructeur. Je dois avouer que je n'étais pas du tout rassuré sur l'issue de cette manœuvre à la con, où me réceptionner au sol sans me rompre les os me semblait improbable. Mais au coup de sifflet j'ai sauté comme les copains...

... Et je me suis bien réceptionné dans un fourré particulièrement épineux... la consigne, après le saut, était surtout de ne pas bouger... ce que je n'avais pas de mal à respecter, vous pensez bien, étant entouré et recouvert de ronces. A l'appel de fin d'exercice, je fis écho… les chefs furent bien étonnés de m'entendre mais de ne point me voir...

Ce jour là, je fus le premier du bataillon avec la meilleure note pour parfaite exécution de l'exercice : aussitôt à terre aussitôt planqué - super trouvaille les gus :  je me perçois vainqueur au concours l'épine !...

 

La suite en lien ci-dessous :

Commenter cet article

Mo 06/03/2020 15:25

Marc m'avait parlé de FOMEC...
Vous en avez bavé, on dirait!

claudeleloire 22/10/2018 07:53

si j'avais été garçon, j'aurais été "objecteur de conscience" ...
amitié .

domi 22/10/2018 05:02

décidément c'est une bonne chronique qui se lit fort bien et me remet dans l'ambiance!

Commentaires facebook 09/06/2018 11:35

Josepha Chagot
Superbe recit

Renée Marielle
Que de mémoire merci et bravo

Freddy Zanotti
Le"Garant " fusil américain avec chargeur de 8 balles ????Le "Mas 36 ,modifié 49 avec un chargeur de 5 balles , oui !!!!!! Quant à la "Matt" 4ç si vous mettiez au maximum 30 balles ,c'est le blocage complet (en effet au départ c'était prévu pour 30 , lais le ressort était tellement comprimé que soit ,et c'était à 90% le cas tout se bloquait soit et alors ça partait dans tous les sens et c'était la catastrophe même meurtrière pour vos copains Il fallait mettre au maximum 26 balles pour avoir des tirs corrects Question mon cher Patrice(votre reportage est parfait pour faire les classes ) mais avez -vous combattu en réel contre un vrai ennemi ?????

Patrice Lucquiaud
Bonjour Freddy Zanotti, non j'ai été incorporé en Été 1962 et la guerre d'Algérie venait de prendre fin...

Michel Jacques
J'avais l'impression de revivre mon service militaire en lisant votre récit et çà n'est pas étonnant car je suis parti à l'armée en septembre 62 (classe 62/2B). Bien qu'étant dans le génie j'ai exactement connu çà y compris le Garand, la Mat 49 et...FOMEC sans oublier les grandes guêtres que l'on aperçoit sur la photo . Merci !

Freddy Zanotti
Sincèrement je suis content pour vous .Et ne croyez jamais ce que des 'grandes gueules " vous racontent en parlant de "haut fait de guerre "Pendant les 28 mois obligatoires que j'ai effectués (avec bien d'autres ) j'ai souvent eu l'occasion de discuter avec les légionnaires et si vous aviez été en action , vous auriez plus d'une fois remercier votre buisson d'épines et le fameux " FOMEC " .Les légionnaires (et croyez-moi leur réputation n'est pas surfaite ) nous répétaient à longueur de journée :se planquer et observer Beaucoup de "héros " sont morts pour ne pas avoir observer ces consignes Mais je pars trop vite :je m'arrête donc , car d'habitude on ne parle que très rarement de ce qu'on a vécu la-bas dans une région bien française et indigène comme disaient les gens de la-bas Je vous remercie de votre très bon reportage (à part les armes??? ) et vous souhaitent une bonne retraite entouré comme je le suis d'une belle famille .

Gérard Vansteene
Gérard Vansteene il me semble bien que dans le Garant on mettait non pas un chargeur mais un clips de 8 cartouches

Patrice Lucquiaud
exact.

Yves Bessières
Classe 61 1B incorporé à Rueil-Malmaison en 60 devancé l'appel, au 3 ieme RIMA, Algérie en fin 60 service militaire plus maintient 3 ou 4 mois et pour terminer rappel jusqu'à l'indépendance Algérienne. Un peu long, mais de bons souvenirs d'amitiés et d’immenses regrets de temps perdu pour rien.

Odile Fontaine
Aujourd'hui c'est aussi l'anniversaire de ma fille Stephanie elle est nee le 6 juin

Pierre Studer
Pierre Studer Bien résumé, j'étais instructeur au R.I.M.A. pour la formation des combattants rn Algérie et je dois dire que l'armée en tant de guerre est bien pire que le service militaire hélas disparu.

Patrice Lucquiaud
Bonjour Pierre Studer, Je conçois que service militaire et guerre n'ont certainement pas la même intensité du vécu et ont un retentissement différent sur le psychisme pour l'apprenti soldat et celui engagé au combat. Nos aînés qui sont allés en Algérie ont enduré bien des "tourments" et des moments angoissants que nous n'avons pas connu par la suite.

Louis Tendero
Louis Tendero Sous les drapeaux pendant 27 mois en Algérie de 60 à 62 je peux vous assurer qu' à l'époque nous n'avions pas trop l'esprit à jouer au petit soldat .

Monique Baquet Rudloff
comme mon frere et mon epoux

Patrice Lucquiaud
Je me doute bien que nous n'avons pas la même expérience de l'armée et lisant votre "post" je sens biens que vous avez connu des moments difficiles au cours de cette guerre faite d'embuscades et d'attentats avec en sus la division entre militaires, consécutive au renoncement de De Gaulle puis du putsch des généraux. Des années bien pénibles pour les Français de tous bords ... Merci de votre commentaire.

Monique Baquet Rudloff
mon frere paul a ete figurant dans le jours le plus long et il as fait l algerie comme mon epoux et ils ont etes liberes en 1962

Patrice Lucquiaud
Patrice Lucquiaud J'ai posté ces souvenirs de vie militaire qui paraissent bien "légers" mais néanmoins vécus comme tels . pour contre-balancer les souvenirs tellement plus douloureux attenant à l'anniversaire du débarquement en Normandie où l'on ne peut manquer d'évoquer les milliers de morts que cette extraordinaire opération militaire a provoqués... Un bémol dans la douleur et la tristesse.

Jean-Jacques Fritsch
Jean-Jacques Fritsch J'ai effectué mon service militaire les années 70 mais c'était identiques Je me souviens même du FOMEC Et nous nous avions le B en plus pour bruit

Yves Bessières
Un groupe du 3 ième RIMA basé à Maisons-Laffitte avons été également figurants dans le film 'Le jour le plus long".En dehors des scènes de tournages absolument prodigieuses pour un petit français de 20 ans ce fut la rencontre fortuites de nos héros de films comme Robert Mitchum, Fonda, et bien d'autres. Cependant nous avons aussi ramené un jeu de carte et de dés, qui se jouait les nuits d'attentes du D Day et qui ruinèrent par la suite les militaires de carrière jouant leur paye avant même de la toucher.

Jean Duhem
super commentaire je suis un ancien d'active dans le service de santé mais je me souviens de classes et du plonton de caporal et plus je l'ai encadré durant 14 mois pluis l'ecole des s/off et la suite de ma carrière mais supper souvenir de cette période de caserne ou j'ai vécu Mai 68 à Metz 'ai gardé contact avec quelque gars de cette période et surtout plin de souvenir ou je me comportais comme mes camarades appelés on faisait le mur comme tout le monde c'était un autre temps bravo encore pour votre naration

Patrice Lucquiaud
Bonsoir et merci pour votre commentaire. Récit complet de mon temps sous les drapeaux sur mon blog à ce lien : http://www.mirebalais.net/2017/01/service-militaire.html

Jean Duhem
Jean Duhem moi c'était le 2/11/67 à Metz mon père m'avait conduit à la caserne Vandame de Lille je crois qu'il a versé une larme quand je lui ai dit aurevoir
.
Norbert Lucas
Norbert Lucas Que de souvenirs en 62 classe en corse au 3ème B t a Algérie pour terminer à Brive la Gaillarde

Louis Biraud
d Excellent récit je suis moi aussi passé par le quartier FAYOLLE mais de sept 1965 à dec 1965 .Angoulême ne m'a pas déplu !

Chantal Lafon-Bréart
Je ne pense pas que le Sergent Chef meneur dur à cuire avait la cinquantaine....il devait être vraiment nul pour ne pas être plus gradé apres l'Indochine....

Louis Biraud
C’était pas plutôt un sergent major ?

Andrée Guénolé
Andrée Guénolé Merci de nous faire revivre ces moments.

Juliette Di Francesco
oh la la,les bérêts bien penchés dans la même diagonale!!!

Francis Dreyfus 19/02/2018 12:16

Toujours passionnants ces récits vécus et souvent croustillants. En ce qui me concerne, 4 mois passés au 1er RIC , plein de bons souvenirs ne me donne pas lieu à beaucoup en parler. Il y a très peu de choses à dire

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FARFADET 86
Sexe : Homme
À propos : Retraités depuis janvier 2005, avec mon épouse, nous étions accompagnateurs de personnes handicapées mentales, ceci pendant 40 ans, dans un Foyer de Vie, en Haute Normandie.

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