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  • FARFADET 86
  • Le Mirebalais Indépendant
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  • Retraités depuis janvier 2005, avec mon épouse, nous étions accompagnateurs de personnes handicapées mentales, ceci pendant 40 ans, dans un Foyer de Vie, en Haute Normandie.
Mardi 6 février 2007 2 06 /02 /Fév /2007 23:35
Prochainement un film retraçant la vie de la chanteuse populaire, la plus proche de notre âme française, la merveilleuse Edith Piaf, va sortir sur les grands écrans : « La Môme »

 

J’ai encore en mémoire ces refrains éternels, ceux que fredonnaient mes parents, ma mère surtout …

 

Edith Piaf (19/12/1915 – 11/10/1963) disparue, trop tôt, trop jeune a « brûlé » son existence avec le feu de la passion pour ce qu’elle accomplissait avec excellence : chanter des mélodies clamant les joies simples de la vie , un vrai bonheur qui embue nos yeux, et ravit nos cœurs.

 


 


Ma mère, Germaine Adolphine Lucquiaud née Moreau (18/10/1908 – 03/09/1962) elle aussi, partie trop tôt, s’est passionnée pour la vie et les êtres qu’elle a aimés

 


Elles sont contemporaines et ont en commun leur petite taille, les cheveux très bruns, les yeux sombres expressifs, ce regard profond qui vous touche jusqu’au fond de l’âme et l’amour des chansons qui sont hymnes à la vie, hymnes à l’amour …

 
 
En hommage à l’une et à l’autre ces bribes versifiées :
 
 

Quand Edith Piaf chantait …



Une bonne odeur de café fumant...
"Moi j'essuie les verres au fond du café..."
Je regarde cuisiner ma maman
Qui fredonne cet air de la Môme renommée...

Parfum d'enfance, chaud du foyer...
"Il me dit des mots d'amour, des mots de tous les jours..."
Ma mère coquette, même en tablier,
Arrose, de jus, la viande dorée du four...

Le bol aux lèvres, savourant le café matinal...
"Ecoutez,rien qu'un instant, la goualante du pauvre Jean"
Je la vois s'installant devant son journal,
Remplissant, fébrile, la grille des mots se croisant...

Le corps chauffé par ce plaisant breuvage,
"Emporté par la foule qui me traîne et m'entraîne..."
Mobilisé par les seuls soucis de mon jeune âge,
Au jeu de  "Meccano", dans ma chambre, j'enchaîne :

"Entraîné par la foule qui s'élance et qui danse..."
Saisissant ma dernière création au vol,
Avec cette frénésie propre à l'enfance,
J'entraîne mon avion dans "une folle farandolle"

"Le ciel bleu, sur nous, peut s'éffondrer ..."
Projets, jouets, réalisés par petites mains,
Assemblages patients, pour encore mieux rêver,
La vie des grands, remise aux lendemains...

Heureux instants de la jeunesse en fête ...
Insouciances et bravades du collège...
Toi, la Brune "Tu me fais tourner  la tête..."
Premier amour qui tournoie comme manège...

En flots de paroles refaire le monde...
Au cours de nos longues veillées...
"La Terre n'est pas assez ronde..."
Sans l'enthousiasme, voyez-la vaciller ...
 
"Il sentait bon le sable chaud ..."
Ton petit  soldat permissionnaire...
Fin d'un été, lourd de sanglots,
Qui met en terre, ma petite Mère...

Arrivent les  heures de tourmentes,
Ronde des aiguilles qui me jettent dehors...
J'attends que la fille de joie aimante,
A sa table m'enchante..."Allez, venez Milord !"...
 
"Padam...padam...padam..."
Je refais le parcours de ma vie...
Ma Dame, ma Dame, ma Dame,
J'ai enfin trouvé  ma douce, ma Mie !

Jours, mois, années, décennies,
La vie passe comme autant de refrains...
L'ange aux oiseaux a fait le nid...
"Non, rien de rien, je ne regrette rien !..."


Farfadet
 
 
 
 
Par E PatAn - Publié dans : Les clins d'oeil du Farfadet
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