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Le Mirebalais Indépendant

La Vie d'ici et d'ailleurs - Patrimoine : d'hier à aujourd'hui, un monde riche de son passé, a forcément un Avenir ...

Publié le par FARFADET 86
Publié dans : #Les clins d'oeil du Farfadet

Rivale et Révélatrice... Rivale ou Faire-valoir... cette saga intimiste dans le Naples des années 50-60 à aujourd’hui, en 4 volumes, nous raconte la vie de deux êtres féminins de nature à la fois très différente et très proche, ne pouvant réciproquement, mais à des degrés divers, se défaire de la vie de l'autre, y compris dans les longues périodes de séparation.

Le premier livre nous entraîne dans un quartier populeux de la banlieue napolitaine aux immeubles vétustes où grouille une foule d'individus des basses classes, un monde de gagne-misères, besogneux d'où émerge deux familles de nantis commerçants à la limite mafieux. En 1950, c'est dans cet univers glauque que deux petites filles de 6 ans fréquentant la même école primaire, se retrouvent pour jouer à la poupée... Au fil des pages nous découvrons les jeux, les affects, les défis de leur enfance puis de leur adolescence les mettant en concurrence tout en les rendant toujours plus complices.

 

Extrait du Chapitre 10 (page 62)

« On se voyait de plus en plus souvent dans notre cour. Nous nous montrions nos poupées l'air de rien, l'une dans les parages de l'autre comme si chacune était seule. De temps entemps nous les faisions se rencontrer pour essayer, pour voir si elles s'entendaient bien. Et ainsi arriva le jour où nous étions devant le soupirail de la cave avec la grille décollée : nous procédâmes à l'échange, elle tint un peu ma poupée et moi la sienne, et de but en blanc Lila fit passer Tina à travers l'ouverture du grillage et la laissa tomber...»

Photos des actrices principales de la série télévisée : Elisa Del Genio : Lenù enfant -   Ludovica Nasti : Lila enfant // Gaia Girace : Raffaella « Lila » Cerullo adolescente - Margherita Mazzucco : Elena « Lenù » Greco adolescente. Epoustouflantes de véracité... puissamment émouvantes...

Photos des actrices principales de la série télévisée : Elisa Del Genio : Lenù enfant - Ludovica Nasti : Lila enfant // Gaia Girace : Raffaella « Lila » Cerullo adolescente - Margherita Mazzucco : Elena « Lenù » Greco adolescente. Epoustouflantes de véracité... puissamment émouvantes...

Bien qu'ayant vu les deux saisons de la série diffusée au cours de ces deux dernières années, sur Canal +, ayant le même intitulé que le roman, j'ai entrepris la lecture de ces livres avec beaucoup d'intérêt. Il s'avère que ce n'est nullement entravant d'avoir suivi au préalable les éditions filmées. Bien sûr les visages que le film met en scène, sont présents à l'esprit mais sans être prégnant au fil des pages... surtout ceux des deux héroïnes : Lila et Lena. Il faut convenir que le choix des actrices enfants puis adolescentes, correspond en tous points à ce que l'auteure nous décrit de leur apparence physique et de leurs traits de caractère. Quant aux lieux, au-delà des scènes de tournage bien campées, on se les représente parfaitement en imaginant aisément d'autres aspects de cet environnement où évoluent les gamines, ainsi que bien d'autres paysages, sites, quartiers de ville provenant des descriptions que nous en fait l'auteure.

La lecture nous apporte aussi bien plus de détails et de subtilités psychologiques tenant aux ressentis, aux intentions et menées des personnages. Nous pénétrons tantôt de manière très intimiste, tantôt, hors toutes pudeurs et retenues, l'âme des fillettes et des adolescentes qu'elles deviennent.

Toutefois, c'est Elena (diminutif : Lenu - personnage éponyme de l'auteure) qui raconte... Raphaëla, (qu'elle appelle Lila) vit à travers elle, comme fil d’Ariane, dans le rédigé du Roman mais aussi dans l'interface du personnage où la fusion est quasi permanente... Autour, c'est toute cette population (Plèbe selon l’institutrice Mme Oliviera…) de l’Italie napolitaine des années 50 qui s'anime avec ce cortège d'émotions vives, de vindictes, de jalousies, de suspicions, de rancœurs, d'envies, de peurs et de violences, nés de l'âpreté de l'existence, des tourments de la vie, des frustrations, de la misère sociale et culturelle et des relents de la guerre non encore réprimés. Pourtant, face à cette stagnation dans la pauvreté, un monde se modernise : les techniques, le confort matériel évoluent, creusant de plus en plus le fossé entre les générations. Voilà ce que dans le premier livre, dans l'espace d'une dizaine d'année, vont vivre ces deux fillettes qui seront jeunes filles en 1960...

Non en polarité systématique de leurs caractères, façon d'être et de réagir, aspirations, au-delà de leur milieux de vie familiaux comparables, enracinés dans la pauvreté et un certain misérabilisme, bien des aspects de leurs personnalités, les opposent.

Parfois on se dit qu'elles sont amies malgré elles... pourtant elles sont inséparables... Voici maintenant ce que cela a suscité en moi comme réflexion :

J'ouvre donc cette parenthèse pour, au-delà de la notion j'aime ou je n'aime pas, évoquer ce que sont, hors la trivialité de leurs concepts, les notions justes de sympathie et antipathie, à partir de cette observation :

L'image de l'autre et la totalité de son être, présent dans notre espace, déjà, naturellement, nous submerge et envahit nôtre être. En résulte l'imprégnation par l’apparence et la manifestation de l'Autre face à soi...

La sympathie n'est pas que ce courant qui nous fait apprécier positivement les êtres que nous croisons et qui nous entourent, au gré de nos affects, c'est surtout ce qui nous lie de manière indéfectible à ce que nous sommes et nous ressemble totalement, la sympathie se manifeste par une puissante attraction...

L'antipathie n'est pas, elle aussi, que ce courant qui nous fait apprécier négativement les êtres que nous croisons et qui nous entourent au gré de nos affects, c'est surtout ce que nous rejetons intrinsèque qui ne sied pas à ce que nous sommes, ne nous ressemblant aucunement, l'antipathie se manifeste par une puissante répulsion...

On pourrait traduire cela ainsi :

- La sympathie c'est absolument moi...

- L'antipathie ce n'est nullement moi...

Au delà des affects, cette ambivalence polaire a une mission bien définie qui me permet à la fois de me rapprocher ou de me distancer non seulement des êtres mais de ce que tout mon esprit vient à embrasser surgissant dans le champ de ma conscience. C'est justement parce que je suis doté de ces deux forces en polarité de l'âme, que je peux appréhender le monde, le découvrir et le comprendre. En étant toute sympathie, je resterais dans l'impossibilité de me démarquer de ce monde et donc de pouvoir me ressentir comme un être différent et opposé à ce monde et donc que ce monde me parle. En étant toute antipathie, je serais incapable de connaître quoi que ce soit de ce monde n'envisageant que ma personne comme seule conforme et digne d’intérêt et donc dans l'impossibilité de me mettre à l'écoute de ce monde.

Je ne peux apprendre et comprendre ce qu'il y a connaître du monde que parce que je suis doté de ces deux forces de l'âme qui, à la fois, attirent puis rejettent tantôt en alternance, tantôt de concert, ce que cette âme rencontre à chacune de ses avancées.

L'illustration parfaite de cette assertion tient à ce qu'il se passe dans toute conversation ou dialogue.

  • J'écoute celui ou celle qui me parle (je suis en totale « sympathie » – tout à fait attentif à ce qu'il ou elle dit ou explique)

  • Je réponds à mon tour à cet interlocuteur/trice/ (Je suis en parfaite « antipathie » étant engagé à exprimer ce que je pense vraiment et veux formuler puis faire entendre dans l'instant)

Ainsi se poursuit ce mouvement sympathie/antipathie s'alternant en moi entre écoute et prise de parole...

Nous avons largement dépassé là, la notion « aimer » ou « ne pas aimer »...

Et c'est là, justement, que se créée un nouvel espace laissant le champ libre à cette autre notion de plus en plus envisagée à notre époque à travers nos rapports humains  et que nous nommons : empathie.

Ce qui vient d'être développé ci-avant peut alors nous permettre de comprendre, au-delà de certaines ambiguïtés et confusions des sentiments, la complexité des rapports entre ces deux personnages à la forte personnalité du roman fleuve d'Elena Ferrante. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, résultant des descriptions que l'auteure nous en fait, il n'est pas que Lila comme personnage au caractère bien trempé, celle qu'elle nous semblerait sans cesse dominer, Lena, est toute aussi forte et déterminée...

Au-delà des chemins qui se séparent, l'amitié indestructible, c'est parfois de l'amour féroce ...

Les quatre tomes de cette saga à l'italienne.

Les quatre tomes de cette saga à l'italienne.

Extrait du chapitre 10 (page 63)

« … J'éprouvais une douleur extrêmement violente, mais je sentais que la douleur de se fâcher avec elle serait plus forte encore. J'étais comme étranglée par deux souffrances : une déjà en acte, la perte de ma poupée, et une potentielle, la perte de Lila. Je ne dis rien et ne fis qu'un geste, sans montrer de dépit et comme si c'était naturel, même si ce ne l'était pas et si je savais que je risquais gros : je me contentais de jeter dans la cave sa Nu, la poupée qu'elle venait de me donner. »

 

Traduit de l'Italien par Elsa Damien, le style simple facilitant la lecture, a recours aux mots justes, avec une alternance du narratif pour les situations, et des dialogues amenés spontanément. Les descriptions des lieux, des intrigues sont plutôt détaillées, forts en rendu d'états d'âme, eux, particulièrement « fouillés »... ceci a pour conséquence l'étendue importante de certains paragraphes. L'émotion, voire le suspense, sont au rendez-vous et l'on s'attache fortement au sort de ces deux gamines pleines de vie et d'envies.

 

Judicieux et pratique est « l’index des personnages » figurant aux premières pages des livres car c'est une galerie de dix familles dont on doit connaître le nom de chaque membre, se terminant par « o » pour les hommes et par « a » pour les femmes, tout au cours de cette saga napolitaine.

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M
Je vois que ce livre t'a inspiré des réflexions intéressantes. J'ai adoré lire ces romans car ils nous plongent dans la vraie vie si je puis dire et que l'amitié qui unit Lenu et Lila sonne toujours juste. Elles sont différentes et s'aiment pour cela. Ce qui les lie est plus fort que tout et même si Lila paraît "méchante" elle ne l'est que pour cacher ses faiblesses ce que Lénu sait, au fond d'elle, même si elle en souffre. En fait elles se comprennent en profondeur...chacune se comporte d'une telle façon qu'elle amène l'autre à suivre son propre destin, ce qu'elle n'aurait pas fait toute seule finalement sans y être poussée. C'est ce qui est fort dans leur relation je trouve même si c'est vrai que leur relation est compliquée. Perso je n'ai pas eu envie de voir l'adaptation télévisée, je n'aime pas mettre des visages réels, cela nuit à mon imagination. Mais maintenant que j'ai lu la série pourquoi pas ! belle journée à tous les deux
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F
Bonjour Manou,
Merci de ton commentaire suivant ta lecture de ce billet.
Oui,la relation de Lila et Lenu est forte, fruit d'une longue amitié mais aussi d'un impératif besoin de l'autre pour se reconnaitre chacune marquée du sceau de l'autre. "Ce qui est d'elle n'est pas moi, mais me sied car il est mon "autre"... ce "moi" que je ne suis pas mais admire, parfois aspire à être comme elle,et donc respecte même s'il m’instigue me dérange.
Cet amalgame de sentiments mélange fusionnel souvent ambiguë est vraiment exposé et relaté dans le moindre détail du livre II : "Le nouveau nom. Léna est s’interroge souvent sur elle-même, sur ses sentiments, sur sa propre valeur,sur sa sincérité et c'est vraiment à vif à cause des comportements imprévisibles de Lila. De cette dernière, il y a de l'intentionnel mais aussi une énergie à vivre fortement , tout ce qui peut la faire rayonner sans arrière pensée. Lila est franche, directe ne s’affranchit jamais du comment les autres, autour d'elle peuvent, recevoir les vérités qu'elle leur "balance" sans la moindre retenu parfois crument. C'est aussi par ces traits de caractère entier qu'elle est attachante, envoutante ... prodigieuse...
E
Ce livre a connu un succès mondial. Je l'ai lu et j'ai usé de patience pour terminer ces 4 volumes car j'ai pour habitude de terminer un livre que j'ai commencé. Je peux admettre cependant qu'il puisse faire l'unanimité, je ne détiens pas la vérité sur les critiques que l'on puisse émettre. Ce livre m'a carrément tomber sur les nerfs ne serait ce que pour le caractère des personnages que je qualifierais de caractériel. Pénible et long à lire.
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F
Bonjour Entre-nous,
Merci de vos impressions et critiques, c'est toujours intéressant d'avoir des avis différents du notre.
Eh bien, vous avez fait preuve de ténacité et de courage pour lire ces 4 tomes qui représentent plus de 2000 pages... et ce bien que ça vous tape sur les nerfs. C'est vrai qu'il y a des descriptions qui trainent en longueur surtout celles tenant aux états d'âmes des personnages. Caractériels,, je pense que l'on se trouve à l'être tous, plus ou moins suivant les circonstances et ce que la vie nous présente comme obstacles à franchir ...
Moi, j'ai apprécié cette plongée dans cette Italie du Sud des années 50-60 à aujourd'hui avec ces personnalités très marquées entre rugosité et élévation culturelle , émaillé de sentiments forts d'envies, de jalousies, d'attractions d'amour , de résignation et de retour à soi après avoir adulé l'autre ... C'est aussi tout un ensemble de réflexions sur le sens de la Vie, nos attentes, nos aspirations, nos résolutions... et parfois nous n'avons pas besoin du spectaculaire ni du complotisme pour apprécier un roman, ici c'est le cas , c'est la Vie ordinaire avec des personnages bien ordinaires qui parviennent à nous faire nous intéresser à leurs sorts respectifs on arrive jusqu'à "épouser" leurs vies, le temps de la lecture.
Bien amicalement
É
Coucou Patrice ! Je réponds ici, on ne peut pas répondre aux réponses chez Overblog (!) ; je leur ai écrit, ils m'ont répondu qu'ils ne pouvaient rien y faire......
Pour les dessins, c'est exceptionnel si j'ai dessiné la série Fais pas ci Fais pas ça -c'est parce que je l'adore- et ça m'a pris la semaine entière. En projet, je vais dessiner Jean Dujardin, Christophe Alévêque, Marlène Dietrich, Louis de Funès (déjà dessiné), Philippe Noiret (idem), Lino Ventura (aussi), Bernard Blier (itou), Anémone, Marie-Anne Chazel (qui m'inspire le personnage de Zézette la niçoise) sans parler de tous les projets que j'ai de façades de cathédrale, architecture médiévale, patrimoine industriel, Louise Michel, Maupassant, Zola, le Vieux Paris, les beaux villages, nos photos de vacances en couleur (Dordogne, Pyrénées...) ; je n'aurai jamais assez d'une vie pour dessiner tout ce que je veux dessiner. C'est devenu une passion. La moitié de mes dessins sont à La Rochelle et je suis confinée à Saintes. Alors je redessine en priorité les gens que j'aime bien, comme Coluche ou Brassens, dessins qui sont à mon appartement... Si je devais dessiner une série aujourd'hui, ce serait sans nul doute une série que j'ai vue et apprécié ; comme Le Village Français ou le Bazar de la Charité...
Je retourne à mes crayons.
Je t'envoie des gros bisous, entre deux calembours de Devos et trois citations d'Audiard, sans oublier des extraits du Ventre de Paris, d'Emile Zola, que je viens de m'offrir pour mon Noël.
HO HO HO ♫
Vive la culture !
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F
OK , Eliane, je vois que tu répondais ici à ma réponse à ton commentaire ci-dessous.
Je constate qu'à ma proposition de dessin des portraits des artistes enfants et adultes incarnant Lila et Lena ta réponse m'indique que tu as déjà et ce, depuis longtemps des projets à réaliser en nombre qui priment. Je comprends tout à fait... Tiens, du coup, je devrai me remettre au dessin moi aussi .
Nous aussi avions apprécié "Le village Français" et le "Bazar de la Charité" Deux excellentes séries télé, la première s'étant étendue sur plusieurs années; . .
Amitiés.
M
Bonjour,
J'ai lu toute les tomes et j'ai assez aimé. Pourtant le personnage de Lila m'était peu sympathique. Je la trouvais souvent méchante et parfois soupçonnais des problèmes psychologiques chez elle.
Je n'ai pas vu la série TV et n'en ai pas envie.
Bonne soirée à toi,
Mo
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F
Bonjour Mo,
Il est vrai que le qualificatif "méchante"s'attribue d'emblée au personnage de Lila, néanmoins elle reste attachante par son côté charismatique. C'est elle l'amie prodigieuse , prodigue également au niveau des attitudes des comportements outrant et parfois imprévisible. Elle n'a pas systématiquement l'intention de faire mal mais elle fait mal quand même... Des problèmes psychologiques, elle en a forcément et on en trouve la source dans sa famille où exaltation et violence sont lot quotidien dans ce milieu pauvre et lézardé. Grandir à cet endroit exige d'avoir une âme forte peu encline à la compassion ...
Perso j'ai bien aimé la série TV qui restitue bien le cadre, l'ambiance, l'intrigue et les caractères typiques de chaque personnage. Les actrices enfants et jeunes adultes interprétant Lila et Lena enfants et adolescentes sont éblouissantes dans leurs rôles respectifs. émotions fortes garanties ...
Amitiés.
C
il est vrai qu'on ne peut s'entendre qu'avec ceux qui nous sont sympathiques, non pas parce qu'ils nous ressemblent mais parce qu'on peut partager des points de vue communs, des aptitudes à réagir, des valeurs ...
je ne hais point ceux pour qui j'éprouve de l'antipathie, je leur suis indifférente, et ne recherche pas leur compagnie ... hors de moi, ils peuvent "être"
amitié .
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F
Bonjour Marie-Claude,
Il arrive que l'on soit subjugué par des êtres qui ne sont pas fait du même tissu psychique que nous parfois très à l'opposé... Ceux-là sont comme le révélateur de ce que nous ne sommes pas et inconsciemment voulons être. C'est une façon d'aller contre notre nature... Il arrive, dans ces relations ambiguës que l'un déteint sur l'autre; c'est souvent la personnalité la plus forte qui laisse son empreinte sur la moins forte; l'inverse est rare.
Dans le roman d'Elena Ferrante les deux filles et femmes, en dépit de ce qui les oppose, sont en réalité, aussi forte l'une que l'autre car Lena apprend à se préserver des accès tourmentés de Lila... Elle apprend aussi à mettre des distances avec son amie et sait aussi s'imposer... Face à Lila la passionnée, Léna la pondérée.... le courant passe créant cet arc électrique qui soude l'amitié...
Amitiés des farfadets du Poitou.
É
J'ai entendu parler de cette histoire (livre et film). Elle a l'air d'être "forte" ; l'amitié entre enfants existe bien et peut se prolonger jusqu'à l'âge adulte pour peu que chacun fasse des concessions, dans la limite du raisonnable. Bien s'entendre c'est aussi rire ensemble, et débattre sur mille sujets de tous les jours. En cela, la série Fais pas ci Fais pas ça (vendredi soir sur la 2) montre deux familles que tout oppose (goûts, opinions politiques, éducation des enfants) et qui pourtant, à terme, deviendront inséparables. On peut être "bien" avec quelqu'un, quelles que soient les différences philosophiques, politiques ou religieuses, à partir du moment où le courant passe, où il y a le petit truc qui fait que l'"autre" a ça de plus que les autres. Moi, par exemple, j'adore les nanas qui savent manier la langue française (c'est pas sexuel), ont de l'humour et peuvent débattre sur les grands faits de société. J'en ai connu une ou deux pendant ma "carrière" à france télécom et je peux te dire qu'on se marrait bien. Tout en travaillant. C'est le secret du bonheur, le miel sur les tartines, les chocolats au pied du sapin. Je n'ai aucun mal à être amie avec un mec qui me fait rire. Le "sérieux s'abstenir" est plus que jamais d'actualité par les temps qui courent.
Bel article sur l'amitié.
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F
Bonjour Éliane,
Oui le rire est vraiment un atout de séduction... Le rire fédère et fait dépasser les anicroches voire les moments de brouilles, On accorde aussi au rire une vertu thérapeutique.
Tiens j'aime bien l'épilogue de "100 000 dollars au soleil" après la truculente castagne entre Bebel et Ventura ,qui se termine par un flot d'éclats de rire ...
Bon maintenat dans le roman dont il est question ici,les séquences rires ne sont pas majoritaires , c'est aussi grinçant , âpre mais non dépourvu d'humanité.
Belle fresque de cette Italie du Sud des années 50 jusqu'à aujord'hui et de deux femmes liées par leur enfance misérables et leurs volontés d'émerger, chacune à sa manière suivant son destin . ...
Tiens au fait, pourquoi tu ne dessinerais pas les portraits de ces deux héroïnes à partir des photos de la série télé "L'amie prodigieuse"que l'on trouve aisément sur Internet .
Amitiés des farfadets du Poitou.

Profil


FARFADET 86
Sexe : Homme
À propos : Retraités à Mirebeau* (Vienne), depuis janvier 2005, avec mon épouse, nous étions accompagnateurs de personnes handicapées mentales, ceci pendant 40 ans, dans un Foyer de Vie, en Haute Normandie.

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