Samedi 6 décembre 2008
6
06
/12
/Déc
/2008
10:25
Bientôt parvenu au terme d’une année, nous nous
trouvons, en ce mois de Décembre dans une disposition propice à la réflexion … Cette période nous a ramené un peu plus au-dedans de nos maisons comme elle nous engage à nous investir dans notre
être intérieur, non pour entamer un repli sur soi, de nature égoïste mais pour une introspection de notre être en rapport avec tout notre environnement …
Un sens à la vie, un sens à sa vie … Oui, je vais en parler bientôt de ces sens, ces organes de perception qui font pénétrer en nous ce qui nous est extérieur, nous permettant de développer nos
connaissances en s’appuyant sur le champ des perceptions suivant un mouvement s’effectuant du dehors vers le dedans et sur celui de la représentation s’effectuant du dedans à destination du
dehors .
Mais avant d’entamer quoi que ce soit d’une telle investigation, il nous faut cerner ce qui est spécifique à notre Nature d’être humain distinct des autres êtres et de tous les composants du
vaste univers.
- "Oh dit Farfadet, tu nous « prends le choux » là, c’est bientôt les fêtes et tu veux que l’on s’agite les neurones à en avoir le bourdon !…
- M’excuse mes bons amis, mais dans cette parenthèse, que j’ouvre ici, je dirai que vous vous "prenez déjà le choux" avec tout le fatras des informations du moment qui ne cessent de nous
parler de crise et bien je vous invite à lâcher prise avec tout ça pour vous poser et vous dire: tient au fait, qui sommes-nous, nous, les humains ?"
Au fil des quatre Avents, je vous présente déjà les quatre règnes composant la réalité de notre monde sensible ou physique : Minéral – végétal – animal – humain. Ces règnes se retrouvent dans
notre propre nature …
Au sommet de cette « hiérarchie » se trouve ce qui se rapporte à nous les humains et caractérisé uniquement par la
soi-conscience …
Jamais telle pierre ne vous dira : Je suis un bloc de granit détaché de cette montagne, il y a 15000 ans … non, elle se contente d’être posée là, exposée à tous agents physiques, qui au grès du
temps, en modifieront l’apparence…
Jamais cette plante ne vous dira : je suis un coquelicot, jaillit d’une semence que le vent a propagé sur ce talus. Non, elle se contente d’avoir éclos ici, attendant de se faner pour déposer de
nouvelles semences …
Jamais le chat que vous caressez, ne vous dira : Je suis un chat de l’espèce des félins qui habite chez toi pour chasser les souris et recevoir ma pitance en contrepartie… Non, il se contente
d’aller et venir au gré de ses besoins nutritionnels et affectifs sans se poser une quelconque question sur sa condition d’animal.
Par contre cette personne qui vous sourit, elle, si vous l’interrogez sur elle-même, est capable de vous dire : Je m’appelle Nadine, je suis née il y a 30 ans, j’habite un petit village en
Auvergne, je suis marié à Daniel qui exerce la profession de maréchal ferrant, nous avons deux enfants, je suis institutrice et le projet qui me tient le plus à cœur est d’ouvrir un café
littéraire qu’avec mes collègues nous animerions chaque vendredi soir de la semaine à destination de tous les publics de 7 à 77 ans …
A partir de ces exemples, en soi, simplistes, retenons que nous sommes les seuls êtres capables de nous identifier, conscients de la situation que nous occupons dans le temps et dans l’espace,
conscients de nos actes, ayant en outre, cette conscience d’être, d’avoir un passé, et de pouvoir, au-delà des incertitudes, nous projeter aussi dans l’avenir pour y progresser en tant que
membre d’une civilisation en constante évolution.
Et tout ça en vertu de quoi ?
Tout simplement parce que nous sommes des êtres capables de penser par nous-mêmes.
Nous sommes réellement influencés par telle ou telle croyance, telle ou telle région, pays, famille ...
Nous sommes plus ou moins conditionnés dés la naissance suivant où et quand nous naissons...;
J'ai vu au fil comment les personnes ont réagi à notre éviction..... des moutons, qui a osé donné son propre avis ?
Quand ce n'est que là pas grave, mais dans la vie réelle ???
J'envie les plantes ! Ah ne pas se poser de questions !
- Déjà à partir de la question que tu te poses d’emblée en réponse à mon assertion de fin d’article. Sommes-nous tous capables de penser par nous même ?
- Ensuite, lorsque tu abordes tout ce qui touche à ce que je désigne comme la destinée , et donc celles des individus, en mentionnant que nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne pour penser du fait de notre lieu de naissance, en rapport avec un contexte ethnique, sociologique, culturel et éducatif , voire religieux …
- Ceci n’est pas sans répercussion sur ce qui touche à nos idéaux républicains : Liberté – Egalité- Fraternité … Voilà qui nous entraîne très loin …
Répondre avec soin, à tout ceci exigerait de noircir bien des pages, entrainant alors la rédaction de plusieurs articles de fond.
Je répondrai donc de façon lapidaire ce qui, bien sûr, n’est pas satisfaisant, quitte, un jour, à revenir sur ce vaste sujet, à partir d’articles pondérés et réfléchis.
Pour ce qui est de : « Sommes nous tous apte à penser par nous-mêmes ? » à cette question que tu te poses et que se pose également « Oursonne libre » (ci-dessous), il n’y a pas d’ambigüité, je réponds oui, avec cette nuance que l’on peut penser de façon juste ou fausse , bien ou mal et suivant son degré d’élévation, penser dans son propre intérêt ou penser d’une façon générale , voire altruiste, et bien sûr, en fonction des matériaux culturels à disposition, ce qui nous amène sur le deuxième volet de cette réponse à ton commentaire …
Vous me direz, il y a des gens qui ne donnent pas l’impression de réfléchir et ne paraissent penser à rien … Oui d’une certaine manière, il y a des gens qui pense peu … Moi qui ai côtoyé longtemps les personnes déficientes mentales, je pourrai aller dans ce sens, car , il est vrai que nous avions des personnes tellement atteintes dans leur aptitudes mentales, qu’elles paraissaient quasi végétatives … mais ceci est une situation d’apparence qui exigerait que l’on se penche sur cette énigme de l’intégrité humaine … Et là aussi, il y aurait beaucoup à dire et écrire ; il existe en outre, beaucoup d’ouvrages sur le sujet … Voilà qui nous égarerait …
Au premier degré, et d’une façon très générale la pensée nous sert pour faire le lien entre causes et effets et donc rentrer dans le champ des expériences et, de là, induire nos comportements … Comme avoir celui de « mouton » par exemple. Mais on peut « être mouton » volontairement, par choix dument réfléchi, parfois aussi, parce que nous n’avons pas la possibilité de faire autrement … Faire la queue aux caisses d’un hyper-marché, un jour d’affluence, par exemple … On peut aussi , las d’attendre planter son caddie sur place et ressortir sans ses courses … mais ça a une conséquence … je n’ai pas mes provisions nécessaires…
Maintenant, il est évident que dès notre naissance, le contexte existentiel sera déterminant.
Et là, il y aurait un triptyque de réflexions à conduire suivant cette thématique :
Hérédité – Milieu – Destiné …
Je ne dis pas qu’un jour, je ne reviendrai pas sur ces considérations très intéressantes mais aussi complexes à aborder.
Pour conclure, mon article avait pour but de souligner cette caractéristique spécifique aux humain, celle de la soi-conscience, liée à la faculté de penser, propre aux humains, soi-conscience que ne possèdent pas les animaux, les plantes, les minéraux.
Ceci ne veut pas dire que ces composants attenant à ces 3 règnes inférieurs à l’homme soient présents, ici bas, sans être imprégné d’une raison d’être ( Disons une Sagesse, d’ordre spirituel) mais de cette raison d’être, il ne sont nullement conscient comme l’homme ou la femme peuvent l’être lorsqu’il réfléchissent à leur propre existence et au sens même de celle-ci. Les réponses qu’ils se donnent ou pas, sont très diverses, bien sûr, en fonction de leur parcours existentiel …
Yo, Oursonne, merci à vous de m’avoir permis de penser à ces « choses » qui ne sont pas sans importance …
Bises à Vous
Merci et amitié .
bisous
Je te souhaite un bon dimanche.
Désolée Patrice... j'avais besoin de plaisanter un peu ;)
On m'a retournée comme une crêpe lorsque j'ai parlé des darwinistes, mais ça m'est égal je récidive avec les néodarwinistes mardi. Je suis libre de penser qu'on nous casse les oreilles avec de grandes théories qu'on voudrait immuables alors qu'elles sont imparfaites à la base! avec le bicentenaire de Darwin l'an prochain les médias nous préparesnt le terrain, mais comme tu le dis si bien "je pernse par moi-même!!!"
Bonne fin de dimanche Farfadet.
Amitiés
Viviane
biz