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Le Mirebalais Indépendant

Bienvenue à Mirebeau en Poitou.

"Le Passé m’est tellement Présent à l’esprit, qu’ici, il s’offre un Avenir… "
Parole de Farfadet.


Publié le par FARFADET 86
Publié dans : #Auto Saga, #Automania

Le Tour de France cycliste s'est terminé ce dimanche 20 septembre, à Paris, où sur les Champs-Élysée, après le sprint final, les vainqueurs ont été triomphalement célébrés...

Alpine !... Oh combien les Alpes ont été présentes sur le parcours de ce Tour, réservant bien du suspens et offrant du spectacle, en l’occurrence, pour coureur à deux roues...

Et puis au cours de ce week-end s'est aussi déroulé l'épreuve d'endurance des 24 Heures du mans auto, une célèbre compétition automobile, elle aussi remise, comme le Tour de France cycliste, à une date ultérieure ceci, en raison de la Covid 19...

Et donc maintenant, j’enchaîne (de vélo... de montagne...) avec l'Alpine « Tour de France » merveilleuse berlinette produite par Jean Rédélé dans son usine à Dieppe, au cours des années 60...

Alpine berlinette "Tour de France"...
Jean Rdélé devant sa petitemerveille... Elle est belle, ne trouvez-vous pas ? Racée !… Un style à la française, un harmonieux ensemble mécanique et carrosserie fait pour dévorer des kilomètres sur tous profils de route...

Jean Rdélé devant sa petitemerveille... Elle est belle, ne trouvez-vous pas ? Racée !… Un style à la française, un harmonieux ensemble mécanique et carrosserie fait pour dévorer des kilomètres sur tous profils de route...

De la 4CV à l'Alpine A 110...

Jean Rédélé à Paris

Né à Dieppe, le 17 mai 1922, Jean Rédélé fait de brillantes études et sort diplômé de HEC en 1946. Comme son père, il devient concessionnaire Renault à Dieppe... Pensant que « la course est le meilleur banc d’essai pour les modèles de série et que la victoire est le meilleur argument de vente » Il ne tarde pas à se lancer dans la compétition et c'est avec sa 4CV dont il a gonflé le moteur qu'il remporte ses premières victoires... Cette petite berline très compacte permet de virevolter avec aisance en montagne. En améliorant son châssis et en étirant sa carrosserie pour la rendre plus aérodynamique, Le jeune constructeur pilote pense que l'on peut nettement améliorer les performances de cette voiture. Le potentiel mécanique du moteur favorise ces modifications qui augmentent son rendement.

Mille Miles – Renault 4CV de Rédélé-Pons – 1954

La SARL « Société des Automobiles Alpine » est créée le 25 juin 1955.

« C’est en sillonnant les Alpes à bord de ma 4 CV Renault que je me suis le plus amusé. J’ai donc décidé d’appeler mes futures voitures « Alpine ». Il fallait que mes clients retrouvent ce plaisir de conduire au volant de la voiture que je voulais construire ».

C'est ainsi que va naître la coach A106 (A comme Alpine et 106 par référence à la mécanique 1062 des 4 CV, qui lui sert de banque d’organes).

Jean Rédélé lance officiellement sa marque et ses voitures à l’occasion du 42ème Salon de l’Automobile de Paris.

La Rédélé Spéciale de 1954... juste avant l'Alpine A 106.

A la fin des années « 50 », le modèle évoluant, la conception de la berlinette s'est avérée d'emblée très saine et a conditionné d'exceptionnelles aptitudes routières à cette voiture qui, modeste à l'origine , devint la vedette incontestée de sa catégorie dans les plus grandes épreuves internationales. L'Alpine « Tour de France » (de compétition automobile, celui-là) se compose essentiellement d'un original châssis à poutre centrale, supportant les organes mécaniques, sur lequel repose une carrosserie en résine et fibre de verre.

Première Berlinette  type A 108 photographiéà Dieppe à roues en étoile - modèle 1961 à goulot de remplissage d'eau du radiateur sur le panneau de custode - La panche de bord  avec le volant hérité de la Dauphine Gordini.
Première Berlinette  type A 108 photographiéà Dieppe à roues en étoile - modèle 1961 à goulot de remplissage d'eau du radiateur sur le panneau de custode - La panche de bord  avec le volant hérité de la Dauphine Gordini.Première Berlinette  type A 108 photographiéà Dieppe à roues en étoile - modèle 1961 à goulot de remplissage d'eau du radiateur sur le panneau de custode - La panche de bord  avec le volant hérité de la Dauphine Gordini.

Première Berlinette type A 108 photographiéà Dieppe à roues en étoile - modèle 1961 à goulot de remplissage d'eau du radiateur sur le panneau de custode - La panche de bord avec le volant hérité de la Dauphine Gordini.

Le dessin initial, fort réussi de la première berlinette, n'a pas été réalisé, comme on le croit souvent, par le styliste Italien  Michellotti (créateur du cabriolet  en 1957 dont la A 108 est une extrapolation) mais par Jean Rédélé qui en a tracé les grandes lignes avant d'en confier la réalisation à ses collaborateurs Dieppois.

Les berlinettes A 108  vendues en 1961 reçoivent un moteur  Dauphine Gordini  dont l'alésage initiale de 58mm est porté à 60mm dans la version 904. puis à 63mm dans la version 998.

Le moteur des berlinettes Tour de France 1960  est un 998 cm3 à deux carburateurs  spécialement préparé pour la compétition

La nouvelle A 110 avec moteur de la R8 Renault  de 856 cm3 de 1962 - la berlinette A 110 de 1963 dans sa configuration de série reconnaissable à ses charnières sur le capot moteur à l'arrière -  En 1963 - 64, la berlinette Alpine n'existe pas  en beaucoup d'exemplaires, mais elle commence à se faire connaître autant par ses performances que par son élégance.
La nouvelle A 110 avec moteur de la R8 Renault  de 856 cm3 de 1962 - la berlinette A 110 de 1963 dans sa configuration de série reconnaissable à ses charnières sur le capot moteur à l'arrière -  En 1963 - 64, la berlinette Alpine n'existe pas  en beaucoup d'exemplaires, mais elle commence à se faire connaître autant par ses performances que par son élégance.  La nouvelle A 110 avec moteur de la R8 Renault  de 856 cm3 de 1962 - la berlinette A 110 de 1963 dans sa configuration de série reconnaissable à ses charnières sur le capot moteur à l'arrière -  En 1963 - 64, la berlinette Alpine n'existe pas  en beaucoup d'exemplaires, mais elle commence à se faire connaître autant par ses performances que par son élégance.

La nouvelle A 110 avec moteur de la R8 Renault de 856 cm3 de 1962 - la berlinette A 110 de 1963 dans sa configuration de série reconnaissable à ses charnières sur le capot moteur à l'arrière - En 1963 - 64, la berlinette Alpine n'existe pas en beaucoup d'exemplaires, mais elle commence à se faire connaître autant par ses performances que par son élégance.

En Octobre 1962, c'est Au salon de Paris, sis pour la première fois au Parc des expositions porte de Versailles et non plus au Grand Palais, qu'est présentée pour la première fois, sous sa forme définitive, la berlinette A 110, dotée du moteur de la R8 Renault. La carrosserie présente de nombreuses différences  avec celle du type précédent A 108 : surface vitrée agrandie , passages de roues arrières simplifiés, panneau de custode  aminci et libéré de la goulotte de remplissage d'eau, ouïes d'aération latérales  occultées, grilles trapézoïdales aménagées à l'arrière, capot moteur redessiné et nouveau panneau arrière  garnit de feux rouges horizontaux. l'auteur de ce remodelage se nomme Serge Zuliani, détenteur depuis peu du diplôme  d'esthétique industrielle. Il a pu réaliser ces transformations en fonction de la nouvelle  disposition du radiateur à l'arrière du moteur. 

A 110 de 1965 à moteur R8 Major 1108 cm3 - A110 de 1966 à moteur 1300 (le 1296cm3 de la R8 Gordini) - Jean Rédélé a fait aménager un capot en plexiglas laissant voir le moteur aux visiteurs - Vue de 3/4 face de l'A 110  berlinette 1300 dans sa couleur traditionnelle Bleu de France.
A 110 de 1965 à moteur R8 Major 1108 cm3 - A110 de 1966 à moteur 1300 (le 1296cm3 de la R8 Gordini) - Jean Rédélé a fait aménager un capot en plexiglas laissant voir le moteur aux visiteurs - Vue de 3/4 face de l'A 110  berlinette 1300 dans sa couleur traditionnelle Bleu de France.A 110 de 1965 à moteur R8 Major 1108 cm3 - A110 de 1966 à moteur 1300 (le 1296cm3 de la R8 Gordini) - Jean Rédélé a fait aménager un capot en plexiglas laissant voir le moteur aux visiteurs - Vue de 3/4 face de l'A 110  berlinette 1300 dans sa couleur traditionnelle Bleu de France.

A 110 de 1965 à moteur R8 Major 1108 cm3 - A110 de 1966 à moteur 1300 (le 1296cm3 de la R8 Gordini) - Jean Rédélé a fait aménager un capot en plexiglas laissant voir le moteur aux visiteurs - Vue de 3/4 face de l'A 110 berlinette 1300 dans sa couleur traditionnelle Bleu de France.

Chaine de montagesous licence au Brésil. Les Alpines sont nommées "Interlagos".

Au salon de Paris 1964, Jean Rédélé s'il présente encore quelques berlinettes avec le moteur de 845 cm3 de la Dauphine Gordini, il a retiré  toutes les A 108, privilégiant alors les berlinettes A110. Grâce à son nouveau moteur 1100 issue de la R8 Major sortie cette même année chez Renault, poussé dans sa version "100" dont la puissance s'élève à 95 CV SAE, la petite berlinette prend de l'assurance et approche maintenant des 200 km/h , tout en conservant une consommation raisonnable en carburant  s'élevant à 13,5 l /100 à 180 km/h... Elle parcourt le 1000 m départ arrêté en 32'' !

En 1965 les berlinettes  Tour de France comme redoutables dans les rallyes et elles terminent la saison par un excellent double résultat au Tour de Corse. Leur légèreté, leur maniabilité et agilité sur route, alliées à l’architecture mécanique à la fois classique et novatrice  de leurs robustes motorisations, établissent définitivement leur excellente réputation en France et à l'étranger.

Encouragé par es brillants résultats et cet essor Jean Rédélé va développer sa gamme  avec une nouvelle 1300 qui fera ses débuts officiel au salon de Paris en Octobre 1965. Cette version à moteur à moteur 1,4l sera précédé d'une version optionnelle "GTH" inscrite au catalogue. Cette Alpine spéciale préparé pour la compétition par Mignolet utilise le moteur  de 1149 cm3 (71,2 x 72 mm) qui atteint une extraordinaire puissance au litre de 94 ch/l. 

Dans les versions 1300 dotées en 1966 du Moteur R8 Gordini réalésé de 1296 cm3, les Alpine franchissent le cap des 200 km/h.. Ces performances satisfaisantes renforcent l'image de la firme auprès des conducteurs sportifs, d'autant plus qu'elles sont obtenues  avec des organes mécaniques provenant de la grande série, ne posant aucun problème d'entretien et de réparation.

De 10 exemplaires en 1961 et 23 l'année suivante, la réduction des  Alpines est parvenue à 169 unités en 1965 et elle dépasse les 200 voitures en 1966. Cette même année, aux 24 Heures du Mans ,les Alpines triomphent  en terminant aux quatre premières places de la catégorie "1000 à 1300" ; elle se classent aussi  1re, 2e et 3e  à l'indice énergétique.

La berlinette 1300 modèle 1967 - Tableau de bord qui depuis 1965, regroupe  tous les instruments sous les yeux du coducteur. Le volan a égalment évolué , ici à branches ajourées en T sur jante façon bois. - Récapitulatif des caractéristiques techniques de toutes les Alpine de  la décenie 1960.La berlinette 1300 modèle 1967 - Tableau de bord qui depuis 1965, regroupe  tous les instruments sous les yeux du coducteur. Le volan a égalment évolué , ici à branches ajourées en T sur jante façon bois. - Récapitulatif des caractéristiques techniques de toutes les Alpine de  la décenie 1960.
La berlinette 1300 modèle 1967 - Tableau de bord qui depuis 1965, regroupe  tous les instruments sous les yeux du coducteur. Le volan a égalment évolué , ici à branches ajourées en T sur jante façon bois. - Récapitulatif des caractéristiques techniques de toutes les Alpine de  la décenie 1960.

La berlinette 1300 modèle 1967 - Tableau de bord qui depuis 1965, regroupe tous les instruments sous les yeux du coducteur. Le volan a égalment évolué , ici à branches ajourées en T sur jante façon bois. - Récapitulatif des caractéristiques techniques de toutes les Alpine de la décenie 1960.

En 1967, la gamme s'étoffe d'une nouvelle version1500 dont le moteur avec bloc en aluminium  provient de la R16 Renault. Ce moteur étant plus volumineux que le R8, il a fallu déplacer le radiateur d'eau et donc le mettre à l'avant ce qui a impliqué de créer une prise d'air sus le pare-choc.

A partir de 1967 toutes les berlinettes Tour de France  peuvent recevoir en option des projecteurs additionnels intégrés.

En 1968 la production des Alpine atteint331 exemplaires.

Au salon de Paris d'octobre 1968, la carrosserie des berlinettes  profite d'une refonte de sa partie avant. Cette modification  corresponde à l'adoption de phares plus gros de 180 mm de diamètre et dont les globes en plexiglas se fixent par 3 vis . On trouve sous ces phares de nouvelles prises d'air pour les freins.

L'appui de la Régie Renault a porté ses fruits  et la production de l'Alpine double en 1969 avec 659 exemplaires produits . faisant passer l’entreprise de Jean Rédélé de l’artisanat à l'industrialisation de modèles de petite série.

L'Alpine De Andruet et Biche au Rallye de Monte-Carlo 1973 -  Alpine  modèle réduit au 1/18e de Burago - Dessin d'auteur ami : "belles endormies" - L'atelier  de Dieppe aujourd'hui.
L'Alpine De Andruet et Biche au Rallye de Monte-Carlo 1973 -  Alpine  modèle réduit au 1/18e de Burago - Dessin d'auteur ami : "belles endormies" - L'atelier  de Dieppe aujourd'hui. L'Alpine De Andruet et Biche au Rallye de Monte-Carlo 1973 -  Alpine  modèle réduit au 1/18e de Burago - Dessin d'auteur ami : "belles endormies" - L'atelier  de Dieppe aujourd'hui. L'Alpine De Andruet et Biche au Rallye de Monte-Carlo 1973 -  Alpine  modèle réduit au 1/18e de Burago - Dessin d'auteur ami : "belles endormies" - L'atelier  de Dieppe aujourd'hui.

L'Alpine De Andruet et Biche au Rallye de Monte-Carlo 1973 - Alpine modèle réduit au 1/18e de Burago - Dessin d'auteur ami : "belles endormies" - L'atelier de Dieppe aujourd'hui.

Souvenirs d'Alpine victorieuses...

- 24 Janvier 1973, col du Rousset entre Die et le Vercors  il est une heure du matin ... Avec des amis et collègues, nous surplombons les lacets de la route enneigée pour voir passer les voitures du Rallye de Mont-Carlo dans la spéciale de nuit de Saint-Jean-en-Royans.   Il y a du monde sur les talus pour s'extasier devant les bolides qui, en dérapage hyper contrôlé, franchissent chaque courbe en épingle. Outre les Ford Escort, Datsun, Fiat 124 spider et Lancia, nous avons vu passer les Alpines engagées dans cette épreuve dont celle de Jean-Claude Andruet (copilote Biche) qui remporta ce Rallye devant Ove Anderson et Jean-Pierre Nicolas. Sur Cinq Alpine110 groupe 4 à moteur 1800cm3 de 172 ch pour 710 kg présentant un excellent rapport poids/puissance (4,1 kg/ch),  quatre sont aux premières place à l'arrivée.  C'est un triomphe pour la firme dieppoise. Je n'oublierai pas l'ambiance  chaud/froid de cette nuit là...

- Dans ma vitrine de modèles réduits,  j'ai bien une Alpine Renault A110 celle Anderson, au 1/18e produite par Burago, achetée au magasin "Minis-Trains" rue Jeanne d'Arc à Rouen en 1998.

- A Noël 2019, j'ai reçu de Dominique, la maman d’Alexandre, le compagnon de notre fille cadette Charlotte, cette belle gravure, ci-dessus, dessin authentique signé de M Verneuil "ALPINE SUR MER" " - "Belles endormies" dans l'atelier dieppois. Magnifique dessin que j'ai mis sous verre bien en vue de ceux qui montent à l'étage où, dans la mezzanine bureau,  j'ai aménagé mon univers de farfadet, sur le thème auto-passion.

- Les dernières Alpine produites en France sortiront  d'usine au cours de l’Été 1977, sous la forme de la 1600 .SX. Elles profitent toutes  de la carrosserie remaniée en 1968, caractérisée par ses phares plus gros et ses passages de roues élargis.

Plus de 20 ans de succès commerciaux et sportifs pour célébrer le Bleu de France... aujourd'hui encore, elles font rêver ...Plus de 20 ans de succès commerciaux et sportifs pour célébrer le Bleu de France... aujourd'hui encore, elles font rêver ...

Plus de 20 ans de succès commerciaux et sportifs pour célébrer le Bleu de France... aujourd'hui encore, elles font rêver ...

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éliane roi 24/09/2020 17:28

Voilà un article comme on les aime ! Merci Patrice pour ce bon moment. Ton article est intéressant et détaillé. Il me file la nostalgie de ces belles bagnoles des années 60. J'adorais la 4 CV, la Dauphine, la 2 CV et....................... l'Alpine Renault. Ces voitures étaient, à mon goût, plus belles que celles d'aujourd'hui. J'ai regretté aussi l'époque où les toits-ouvrants ont disparu (voir l'image des 10 jeunes debout dans la voiture dans Le Gendarme de St Tropez) où l'on pouvait se voir, se saluer, se crier "bonjour". Aujourd'hui, l'habitacle est fermé, on ne se voit plus, certaines ont même des vitres teintées où on ne voit pas l'intérieur. BEURK ! J'ai eu la chance d'habiter sur la Nationale 7 et je voyais défiler les voitures des années 60 devant chez moi. Un régal. J'adore aussi les dessiner ; j'adore les vieux klaxons des tacots... Si j'avais beaucoup d'argent (hé hé), j'aurais une Hotchkiss 1928 et une Dauphine (j'ai eu deux 2 CV) et je participerais au rallye des véhicules anciens à La Rochelle. C'est superbe. Vivement que le microbe se casse pour que l'on revoit tout ça, ainsi que les vieilles motos................
TIN TIN TIN ♫
Des articles comme celui-là on en veut ENCORE ! ENCORE ! ENCORE !

FARFADET 86 25/09/2020 09:17

Bonjour Éliane,
L'auto objet de tant de fascination a évolué dans le temps et pris des visages divers... notre génération a côtoyé l'automobile d'avnt guerre que l'on voyait encore dans les rues et qui ont circulé jusqu'à la fin des années 60... Parfois de vénérables tacots des années "20" comme mon père en avait encore en 1955 :une Citroên camionnette B2 de 1923... J'ai décrit aussi dans ces pages les autos dans lesquelles j'ai été trimballé au cors de mon enfance telles les Mathis, Chenard & Walker, Salmson Rosengart et autres Panhard et Rosalie Citroën du temps où mon père tenait un garage à Lesparre. A bord ce sont des voyages inoubliables.
Quand nous avons été en ^$age de conduire le plus souvent nous avions accès aux autos d'après guerre comme celles que tu mentionnes : 4CV, Dauphine , Dyna Panhard , 203 et aussi l'incontournable 2CV et là de conter nos aventures à bord de ces "bolides" de notre jeunesse ...
Et puis, il y a celles qui nous faisaient rêver ,inaccessibles à nos bourses comme par exemple cette splendide et performante berlinette Alpine A 110.
Mais a-t-on vraiment besoin de tout posséder de ce qui est exceptionnel, et dont les superlatifs s'y rapportant sont nombreux et nous en mettent plein la vue ? Ma foi, on peut bien admirer sans pour cela, avoir envie de posséder et prendre son pied àvoyager dans une humble mais ludique 4L...j'en conte aussi à ce sujet sur mon blog ...
Allez, vive l'Auto Satisfaction !... SATISFATION comme chantait les Rolling Stones... lol

Mo 24/09/2020 15:54

Bonjour,
je ne connais pas grand-chose à la mécanique des voitures mais je trouve jolies ces alpines.
Bonne journée à toi,
Mo

FARFADET 86 25/09/2020 09:34

Bonjour Mo et merci de ton passage,
Comme les autos, la mécanique est une passion qui a longtemps été le monopoles des messieurs mais qui aujourd'hui passionne de plus en plus de femmes . Il y de plus en plus de jeunes filles apprenant le métier de mécanicien et donc sont des mécaniciennes comme il y en a aussi qui rentrent des les bureaux de stylistes comme dessinatrice industrielle et et d’esthétique en matière de carrosserie automobile.
Oui, ces Alpine sont à la fois racées et d'une belle fluidité au niveau des lignes et courbures. C'est une réussite esthétique mais aussi mécanique sur 15 années de production le moteur d'origne, celui de la 4CV Renault n'a cessé d'évoluer pour devenir un moteur ultra performant et aussi robuste.
Et comme disent les jeunes de notre temps présent : "je la kiffe cette berlinette, je la kiffe !... "
Amitiés des farfadets du Poitou.

domi 24/09/2020 14:41

Article intéressant et bien documenté d'un passionné d'autos que j'aime bien
Mais si je lis sa conclusion, qui est de jeter un coup d'oeil dans le rétro, je constate que le développement de l'automobile a été marqué par de très mauvais choix politiques, il a modifié et enlaidi le paysage avec les rubans d'autoroute et ses bretelles, il a été source d'une pollution considérable et de gaz à effet de serre partiellement à l'origine des problèmes d'aujourd'hui de la planète,il a rendu les villes inhumaines, il a fait beaucoup de victimes, morts et blessés, il a nui au développement des transports en commun moins nuisibles, il a mis en évidence des valeurs qui n'en sont pas forcément comme le culte de la vitesse. Cela dit on peut avoir la nostalgie des jolis bolides roulant à 200 km/h, mais ils ne représentent pas vraiment une valeur à cultiver
Que l'ami Farfadet me pardonne cette douche froide, mais pour le paraphraser je dirai que c'est dans le rétro qu'on peut préparer un meilleur futur

Domi 25/09/2020 13:16

Merci ami pour la belle réponse que tu.me fais, une réponse éclairée et humaniste qui fait honneur a ton blog, la réponse d'un homme de bien.
Avec mon amitié !

FARFADET 86 25/09/2020 12:00

Bonjour Dominique,
Merci pour ce commentaire pertinent, nullement négatif au sens écologique et sociale correspondant parfaitement au regard que l'on doit aujourd'hui porter sur l'horizon « Automobile ».
Elle n'en n'est pas encore là, mais l'auto entre dans l'ère de son « has been ». 2020 est certainement la date du grand tournant que doit prendre l'auto, ses constructeurs et les automobilistes pour s'inscrire dans un avenir proche à cette place bien plus convenable où elle doit nettement moins saturer les lieux de vie, les existences de tous les êtres vivants et ne plus polluer l'air que nous respirons, ce, partout sur la planète Terre. Je pense honnêtement que l'auto entame son déclin au niveau des masses de production... le « tout électrique » déclaré non polluant, il faut déjà penser aux aléas de sa fabrication et de son utilisation en grand nombre car la voiture électrique sera polluante à produire à cause des batteries et surtout grande mangeuse d'électricité pour la recharger chaque soir sur les réseaux électriques. Il faudra de supers centrales, surtout en hiver pour répondre à tous ces besoins d'énergie d'une multitude à charger.
La juste alternative veut que nous utilisions le plus possible les transports en commun et ayons recours le plus possible à la marche à pied à la bicyclette pour joindre nos lieux de travail chaque jour qui se devront d'être bien plus proche de nos domiciles. Moins utiliser sa voiture et évoluer en la rendant non indispensable au quotidien.
Seulement, pour arriver à ce résultat, il faudra que cela soit parfaitement réfléchi par chacun en tant qu'usager mais aussi par les industriels, les politiques, les économistes et financiers pour que cette évolution, dans le sens de la régression des productions de véhicules, se fassent progressivement dans le temps pour ne pas mettre brutalement au chômage des centaines de milliers d'ouvriers et de cadres de l'industrie automobile.

Maintenant, comme dit, regardons dans le rétro et voyons comment en moins de 150 ans, l'automobile très vite devenue la coqueluche des foules et des peuples, a évolué pour être à ce jour aussi hyper présente, en nombre astronomique dans nos vies …
Fut-elle vertueuse ?... L'avènement de l'ère industrielle se situe environ au milieu du XIXe siècle. Tout va aller très vite à partir du moment où le chemin de fer à vapeur va drainer nos campagnes de voies ferrées reliant villes, bourgs et village en créant une immense toile d'araignée sur la carte géographique de notre pays. L'ère de la communication et de la réduction du temps pour accomplir de longues distances est d'ors et déjà commencé et ne cessera de s’accroître : Toujours plus loin... toujours plus vite !...
Quand, en 1880, apparaissent les premières « autos-mobiles », une autre révolution industrielle vient de s'amorcer… car, à cet instant, c'est individuellement qu'on veut se déplacer rapidement et sans avoir à fournir d'effort ne serait-ce qu'à driver un attelage hippomobile. D'abord réservée aux classes riches, bourgeoises, l'auto qui évolue techniquement sans cesse, va se démocratiser dans l'après guerre et ce à la vitesse Grand V...
Des modèles de moins en moins coûteux à produire et à utiliser, toujours plus économiques en carburant deviennent accessibles à de plus en plus de personnes et ce, jusque dans les classes populaires. Chacun découvre cette joie immense de posséder sa voiture pour aller au travail, se déplacer en famille et partir en vacances au loin de chez soi. Joie de se véhiculer librement en même temps que démon de la vitesse, car la frénésie est manifeste de pouvoir franchir l'espace en fendant l'air toujours plus vite !… Bien sûr l'auto, grand vecteur de liberté, qui fait des heureux en masse, cause aussi de grands malheurs dans les familles : deuils et infirmités graves ponctuent ces libérations d’instincts primitifs, ces relâchement de vigilance, ce non respect du code de la route et de la vie d'autrui. C'est la rançon de cet engouement dévoyé par les égoïsmes à vouloir posséder et dominer enfouis dans les bas fond de la nature humaine. Fort heureusement, ce n'est pas le lot du plus grand nombre d'automobilistes.
Pourtant cette auto aujourd'hui décriée, montrée du doigts, elle a été salutaire à des centaines de milliers de gens, ceux qui, grâce à elle, ont bénéficié d'un travail rémunérateur, sûr et durable. Aujourd'hui l'amorce de son déclin, surtout suite à la pandémie du coronavirus, occasionne déjà de conséquentes pertes d'emplois...
Il va falloir prendre un virage dangereux et donc le négocier avec une totale maîtrise de son équipage...
Le monde du vivant est en constante métamorphoses, métamorphoses dont on prend conscience quand elles s'accélèrent… alors oui, la vitesse peut être démoniaque... le seul moyen d'y palier consiste à ne pas céder à la panique, à prendre le temps de réfléchir et de prendre les bonnes décisions après mûres réflexions.
La confrontation au matérialisme, à ses dangers et à ses écueils, ne doit être vaine mais sources de fructueux enseignements, La descente dans la matière doit être source de conscience … en demeure que : « sciences sans consciences n'est que ruine de l'âme »
Alors faisons confiance à ce que nous produisons comme qualité de pensée, surgi de l'expérience faite en toute lucidité par chacun, partout où il se trouve dans le monde, et mûrie avec le temps.

FARFADET 86 24/09/2020 11:49

Hier soir au J.T. était émise cette annonce surprenante de projet gouvernemental visant à taxer les voitures lourdes, ce qui bien sûr va avoir du mal à passer, les automobilistes étant une fois de plus, pris pour cible afin de renflouer les caisses de l'état sous prétexte de souci écologique ... On sait qu'aujourd'hui tous les SUV très prisé sont des véhicules plutôt lourds sur la balance ... ça va faire grincer...
Mais regardant en arrière on s'aperçoit que nos autos étaient bien plus légères, en l’occurrence cette fameuse et légendaire Alpine A 110 qui ne pesait que 710 kg dans sa version la plus évolué et développait plus de 175 ch avec un moteur 1600 (version tourisme)...
Aujourd'hui avec des cylindrées de 1L.les dernières génération de moteurs thermiques développent de 110 à 150 ch ... alors dans une voiture de 750 kg à carrosserie allégée et bien profilée aérodynamiquement ,devrai être performante et très peu gourmande en carburant, avant de passer au tout électrique dont la fabrication des batteries n'a rien d'écolo ... .
Parfois, un coup d’œil dans le rétroviseur, au-delà de l'enchantement, peut être riche d'enseignements.

éliane roi 25/09/2020 12:13

Moi j'utilise ma bagnole le moins possible. Je ne la prends que pour faire les courses (tous les 15 jours) et/ou pour faire une balade tous les huit jours et pas trop loin de chez moi. Je fais le reste à pied où je reste chez moi, grande source de joies et d'occupations intéressantes aussi. On peut critiquer la pollution et les voitures, mais on peut aussi être amoureux(se) des belles voitures d'autrefois, comme les vieux tacots, les voitures des années 50/60 et ou les belles américaines, cubaines (magnifiques). Tout comme on peut adorer les locomotives vapeur -assez polluantes- mais tellement belles. Le passé ne doit pas se substituer au présent, comme le voudraient certains écolos qui bannissent le Tour de France sous prétexte de pollution et sont fichus de priver les individus d'événements populaires qui font encore rêver des milliers de gens. Soyons raisonnables en tout mais continuons à rêver et à aimer les belles choses.
Vive les articles de Farfadet, qui propose du beau et du intéressant et sait si bien formuler ses textes et ses longs commentaires !
Vive le rock n'roll !
C'est-y polluant d'écouter de la musique ???

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FARFADET 86
Sexe : Homme
À propos : Retraités depuis janvier 2005, avec mon épouse, nous étions accompagnateurs de personnes handicapées mentales, ceci pendant 40 ans, dans un Foyer de Vie, en Haute Normandie.

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