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Le Mirebalais Indépendant

Bienvenue à Mirebeau en Poitou.

"Le Passé m’est tellement Présent à l’esprit, qu’ici, il s’offre un Avenir… "
Parole de Farfadet.


Publié le par FARFADET 86
Publié dans : #La pensée du jour, #Les cahiers du Martiniste
Christine de Rivoyre - une histoire française.

En réponse à ce propos de Christine de Rivoyre :

 

« Je ne vois pas de sens à la vie. Et le but ne m'intéresse guère. Je constate que je suis en vie, c'est tout... Et je constate, pour l'avoir éprouvé et l'éprouver encore, que le plaisir existe - même s'il est souvent entaché de souffrance. En dépit de l'éducation que j'ai reçue et des beaux exemples de vie qui m'ont été donnés par mes parents, j'ai réduit en miettes leur système. Je n'ai pas le sens de l'éternité ni le désir qu'elle existe. Je bute sur l'univers qui m'entoure, les êtres que je croise, ceux auxquels je m'attache, je ressens sans précautions les émotions qu'ils me procurent comme ceux que m'offrent la nature, les livres, la musique, les chiens, les chevaux, le silence, et j'assiste à leur effritement. J'assiste à la fuite du temps et mon seul refuge, c'est la mémoire. »

Destins croisés...

Au cours d’une existence nous sommes conduits à faire de nombreuses rencontres et donc à croiser des êtres avec lesquels nous ferons ou pas, suivant les circonstances, un bout de chemin ensemble, partageant des moments de vie allant jusqu’à coopérer dans la création : activités, entreprises et œuvres très diversifiées. 

Les premiers êtres impliqués et nous impliquant, ce sont bien sûr, nos parents géniteurs mais aussi, en certaines situations, ceux qui nous ont adoptés puis élevés. Il va sans dire que le lien est bien sûr très fort entre enfants et parents d’autant qu’il se prolonge dans la durée pratiquement sur une vingtaine d’année sur le mode de relation intensif puis, d’une manière plus espacée, sur tout le restant de l’existence.

Dans l’espace familial, la rencontre se fait aussi avec tous les membres qu’il comporte des plus proches, dans la fratrie, aux plus éloignés : grands-parents, oncles et tantes, nièces et cousins…

Le champ des relations s’élargit considérablement dès l’entrée à l’école, une période s’étendant sur presque deux septaines au cours de laquelle nous allons tisser des liens avec des camarades de classe, nous faire des ami(e)s pouvant devenir nos confident(e)s mais aussi être ou pas sous l’influence de maitres et professeurs, des adultes qui, dans leurs rôles d’enseignants, peuvent constituer des éléments déterminants pour notre avenir quoi qu’ils fassent ou ne fassent pas pour nous et que nous fassions ou pas, de tout ce qu’ils dispensent et exigent.

A cette période où se termine l’enfance, que l’on suive des études universitaires ou que nous entrions en apprentissage professionnel, nous allons découvrir et fréquenter encore plein de nouvelles personnes : étudiants, stagiaires, professeurs, patrons, contremaîtres, collègues etc. un vaste environnement social, nous permettant d’établir, suivant nos affinités des liens particuliers amicaux ou inamicaux, voire hostiles, avec certaines personnes…

On peut accessoirement ajouter les relations établies lorsque le service militaire était obligatoire car, au nombre des copains d’armées, figuraient des amitiés durables, parfois inaltérables qui pouvaient même être aussi bien plus fortes en période de guerre.

Dans ce long cheminement de l’existence nous sommes amenés à croiser, surtout dans le temps de carrière, une foultitude de personnes avec lesquelles nous aurons des échanges d’importance très diversifiées, entamant des fréquentations d’une plus ou moins longue durée se faisant sur le mode superficiel ou bien plus proche, voire intime.

Au cœur de tout ceci, il y a bien sûr l’être chéri auquel nous nous unissons par les liens dit du mariage, avec lequel nous fondons une famille et donc avec qui nous avons et élevons nos enfants.

Enfin, dans le dernier quart temps de notre vie, nous aurons encore à croiser d’autres êtres : d’abord, ceux se trouvant dans nos âges avec lesquels nous nous découvrons quelques affinités en phase avec le cumule des expériences faites jusqu’alors, puis tous nos descendants issus des unions faites par nos enfants et parfois aussi, les retrouvailles d’anciens camarades de classe, de régiments, de collègues de travail, d’amis que l’on avait perdus de vue…

Voici succinctement résumé le panel des rencontres d’êtres croisés sur nos chemins de vie … 

Que d'êtres rencontrés dont nous n'avons pas croisé le regard !... - Photo : "les foules" d'Alex Prader -

Que d'êtres rencontrés dont nous n'avons pas croisé le regard !... - Photo : "les foules" d'Alex Prader -

Et c’est à cet instant que surgit toute une kyrielle de questions …

D’abord quel sens donner à cela ?… Ces rencontres sont elles le fruit du hasard ou, au contraire, ont-elles été programmées ?

Choisit-on ses parents et amis ? Que faisons-nous de nos fréquentations ? Que signifient les séparations, les éloignements, les retrouvailles ?  Qu’avons-nous à faire avec ces autres personnes proches ou moins proches ?  Pourquoi il se crée aussi des inimitiés,  des hostilités avérées avec certaines personnes ? Quelles importances devons nous accorder à nos adversaires, à ceux que nous n’apprécions pas et qui réciproquement ne nous apprécient guère ? Pourquoi des affections profondes, des amours intenses, des amitiés grandioses, un jour, soudainement, cessent ou se brisent, ce, en dépit de notre bonne volonté et de nos souhaits les plus louables ? Pourquoi ces déchirements ? Pourquoi, suivant les circonstances, des murs d’incompréhensions se dressent et éloignent puis séparent définitivement des êtres qui pourraient s’entendre et faire une route bien plus longue ensemble, quand tout les y prédispose ?

Autant de questions auxquelles il est difficile d’apporter des réponses satisfaisantes…

 

La vie offre une grande variété de cadres existentiels, et une foultitude de circonstances la jalonne…

Y aurait-il un plan initial pour chaque être, un plan très personnel différent de ceux particuliers à chacun des autres êtres ?  Genre : « Tu as ta vie, j’ai la mienne, il a la sienne… » Répondre à cette question n’est pas insurmontable car le constat est simple à faire : Oui, chaque vie est différente de l’autre et des autres, déjà parce que, dans une même famille, les membres la constituant, ont chacun un parcours différent, tenant à son passé et à son avenir et se manifestent d’une manière toujours personnelle dans le présent.

D’emblée, on a ce sentiment que chaque existence a un sens bien plus grandiose et important qu’il n’y parait si l’on ne considère que le « poids » et les « qualités » des entreprises de chacun au cours d’une vie. On ne mesure pas ceci qu’en s’appuyant seulement sur les apparences. Il n’y a pas une existence, si piètre ou misérable soit-elle, qui n’ait un sens profond et même son utilité, son impact, dans la société des Humains.

Par quoi, par quels impératifs sont déterminés ces chemins de vie si différents les uns des autres ? Est-ce le produit du hasard ou celui d’un destin qui prévaut ?

 

A ce tournant du troisième millénaire, la nature humaine, le plus souvent, ne supporte pas cette idée de prédestination, d’un chemin déjà tracé à l’avance pas plus qu’elle ne supporte les retombées d’un hasard dans ce qu’il a de contraignant ou d’affligeant : chance, malchance, comme ça, distribués à la sauvette, au gré du vent des opportunités fortuites, gratuites. On n’aime pas l’arbitraire pas plus que l’on apprécie de ne pas maîtriser le cours des événements que ballotent sur nos flots de vie, des circonstances de nature aléatoires ou improbables… Y-a-t-il un capitaine à bord du Navire qui tienne vraiment le gouvernail ?

Pourtant, quittant le port, la route est bien tracée, il y a un plan de parcours rigoureusement établi à partir d’un point de départ bien connu, une destination programmée et des escales sont prévues si le voyage s’avère long… Il faut donc suivre la route, ne pas trop s’en éloigner. Cela c’est le plan idéal correspondant à de la pure théorie… Le voyage étant entamé, surviennent alors des événements qui, eux, collent à la dure et inflexible réalité, liés à un ensemble de circonstances que l’on avait ni envisagé ni programmé… et que l’on impute alors au hasard…

Et si ce n’était pas un hasard, qu’au contraire, ce hasard ce soit nous qui le conditionnions, et, pire encore, qui l’engendrions comme quelque chose qui est inscrit profondément dans nos gènes et avant cela dans notre être le plus profond ?… Un hasard qui alors n’en serait plus un … un hasard qui s’appellerait destin !…

 

Il nous faut bien, maintenant, parler de ces rencontres faites au cours de cette étonnante « croisière »… Ces rencontres sont en fait de différents types …

En premier il y a ces rencontres décrites ci-avant, avec les familiers et tous ceux qui gravitent dans notre environnement habituel.

Nous trouverons parmi ces proches, ceux qui nous suivent et nous adombrent tout au long de l’existence, dont l’influence peut être bonne mais peut aussi s’avérer trop prégnante jusqu’à devenir un véritable obstacle pour notre propre évolution…

Puis les rencontres d’exceptions, celles de personnes qui débarquent dans nos vie d’une façon soudaine, impromptue et qui nous marquent du sceau de leur forte personnalité qui, contre notre volonté, nous servent de guide, ayant brusquement infléchi, modifié notre chemin d’existence. Là aussi, ce peuvent être des rencontres qui nous font, soit progresser, soit régresser en nous faisant prendre la mauvaise voie. En conséquence nous parlerons :

De rencontres « angéliques » c'est-à-dire d’êtres « lumineux » qui stimulent nos entreprises, nous orientent vers les bons choix, nous font entrevoir les bons projets à mettre en œuvre et nous donnent ce courage pour aller plus loin, plus haut, toujours plus haut…

Et à l’inverse, de mauvaises rencontres, celles d’êtres « malfaisants » mais dont nous ne percevons pas, de prime abord, les côtés sombres et malsains, qui séduisent par leur aisance à se mouvoir au milieu des difficultés, sachant prendre les « bons » raccourcis, optant souvent pour la facilité, contournant, sans les moindre scrupule, les obstacles, les principes moraux et toutes les contraintes que présente naturellement le quotidien de la vie. Ces personnes savent parfaitement nous bercer d’illusions  avec ce qu’elles laissent juste entrevoir de leur pseudo réussite…

Mais lorsque nous prenons conscience de la mauvaise influence qu’exercent alors sur nous, ces rencontres néfastes et ce dont on a souffert, ne serait-ce qu’un temps très court, de leurs effets nocifs et pervers, nous pouvons aussi faire ce constat, au contraire positif, en ce sens qu’elles ont provoqué chez nous, une sorte de brusque réveil qui nous fait nous ressaisir, quand, ayant pris distance, on en arrive à se dire que ces mauvaises rencontres, certes pénibles, parfois  profondément douloureuses, étaient sans doute indispensables à notre progression.

A ce stade, il nous faut maintenant évoquer les rencontres ratées, à considérer dans les deux sens : celles, étant passé à côté, que l’on aurait dû faire puis entretenir d’une façon régulière et celles, effectivement établies, mais dont on n’a pas saisi l’importance et que l’on a sciemment négligées, ou laissées s’enfoncer dans un mode conflictuel au gré des opportunités ou en fonction de nos égoïsmes…

S’ajoutent les rencontres fortuites, improbables, passagères, éphémères, courtes, fulgurantes comme l’éclair et qui sont restées sans réels effets sur notre façon d’être et de vivre…  (Apparemment…) Elles sont bien plus nombreuses qu’on le croit. Un regard porté sur soi et réciproquement nous, l’ayant porté sur d’autres que nous n’avons aperçus qu’un bref instant, et dont rien ne s’ensuivit, cela peut aussi avoir un sens, un sens caché, comme un clin d’œil, un appel, un rappel, perçu mais pas retenu… là encore, on peut soupçonner que nous sommes passés à côté de quelque chose qui avait son sens et peut-être beaucoup d’importance, et que cette omission a sans doute des conséquences insoupçonnables.

 

Enfin, ces 20 dernières années, un nouveau type de rencontres s’est fait jour, elles « font fureurs » aujourd’hui… vous l’avez deviné, il s’agit de ces rencontres virtuelles que l’on fait en quantité, par écran interposé, grâce à l’informatique et à l’Internet. Sont-elles fortuites, illusoires, sans conséquences ou au contraire influentes dans notre façon d’être et vivre ? A cet instant, je laisse le soin à chacun de répondre librement et en toute lucidité, à cette brûlante question le concernant lui et ses correspondants internautes.    

 

Chaque rencontre est comme un regard plongé dans notre âme qui alors nous interroge, nous demandant : « Toi ! Oui Toi ! Que sais-tu de Toi ? »

 

Oui, vous l’avez parfaitement compris, en ce sens, chaque véritable rencontre agit comme un révélateur…  

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manou 04/09/2020 11:12

J'ai toujours pensé que nos rencontres avaient un sens et que le message bien que parfois au départ pas du tout clair, devenait limpide au fil du temps...je pense qu'il en est de même de nos lectures d'ailleurs :) Nos rencontres même éphémères ne sont en tous les cas jamais fortuites, ni les virtuelles d'ailleurs mais je ne me pose pas pour autant, toutes ces questions existentielles, j'essaie de vivre l'instant présent au maximum, ce que je trouve très apaisant ! La vie est bien assez compliquée à mon sens en ce moment...A bientôt (je n'oublie pas ton voyage en Corse mais en ce moment je confectionne des masques pour ma petite-fille qui vient de rentrer en 6°, il lui en faut deux par jour)

éliane roi 31/08/2020 12:18

Vaste sujet, mon cher Farfadet......... auquel il est difficile de répondre en quelques lignes...
Tout d'abord, Madame Rivoyre pose des questions existentielles, questions que je me pose rarement, n'ayant jamais eu l'occasion de faire de "philo" à l'école ou de "philosophie" dans la vie, mes centres d'intérêt se portant ailleurs.
Ensuite et pour la dernière partie de votre texte, admirablement bien écrit, ce qui est de plus en plus rare dans la blogosphère, je pense que les réseaux sociaux auraient pu être un formidable outil d'échange entre les gens, mais en fait, il n'en est rien. Sur facebook, les gens se contentent de cliquer sur une touche-avec-un-pouce pour dire "j'aime" au bas d'un article, sans construire une phrase complète avec un nom, un verbe, un complément d'objet direct. Dans les blogs, c'est pareil. Le vocabulaire de notre belle langue française est pourtant riche de mots croustillants, que les gens ont perdu l'habitude d'utiliser depuis l'invention des mails et la fin de la lettre-enveloppe-timbre. Pendant la première guerre mondiale, les poilus utilisaient, avec un crayon papier, cent fois plus de mots qu'aujourd'hui, DANS LES TRANCHEES. Tous ceux qui déplorent cet état de fait ont déserté depuis longtemps la blogosphère, les blogs intéressants d'il y a quinze ans se sont fermés les uns après les autres, même Overblog le constate, parce que les gens ont perdu l'habitude de communiquer. L'humour est totalement absent des blogs, beaucoup de pseudo-journalistes-écrivains se prennent au sérieux et ne rient que lorsqu'ils se pincent et, à ce propos, votre blog fait figure d'exception. Vous êtes resté humble et votre humour est un rayon de soleil dans la morosité ambiante. En quatre ans de blog, j'ai tout vu : des commentaires en quantité sur la pluie et le beau temps, des banalités, la gastro du chat, la mycose des pieds (avec photos), du racisme, des sectes, et l'extrême-droite, omniprésente sur les réseaux sociaux. Il y a pourtant mille sujets intéressants à discuter comme l'Histoire, le patrimoine, la culture, les inégalités, le Climat, la vaccination, l'école d'autrefois, les véhicules anciens, le début de l'ère industrielle, etc.
Je pense que par blogs interposés, on peut faire de belles rencontres, échanger de façon amicale, avec humour, avec peu de personnes et que lorsque le courant passe, c'est une bouffée de bonheur dans ce monde au journal télévisé déprimant. On peut analyser les choses sans être forcément du même bord (hormis le racisme et la connerie), rire des mêmes choses, d'un blog à l'autre si les personnes concernées sont authentiques, sincères et honnêtes. De toute façon, on peut le sentir à la simple lecture d'un texte et à la façon d'agir, même par écrans interposés.
Merci à vous, Monsieur le Farfadet de Mirebeau en Aquitaine, de permettre ici des débats pour les gens qui ne se laissent pas envahir par les journaux télévisés, les pubs et les fausses informations sources d'impossibilité à analyser les choses sereinement et de permettre le débat aussi entre nous sans déprime, sans colère, et même avec humour.

éliane roi 01/09/2020 13:52

Merci pour votre réponse, mon ami Farfadet.
OK les gens n'ont pas le temps ; mais.................. pendant le confinement, ils auraient pu prendre le temps de reprendre goût à l'écriture, la lecture, la musique... hors, il n'en est rien. Je me suis remise sur facebook -pendant le confinement- pour voir si précisément les gens communiquaient pluss ; que néni ! seule la touche improbable avec un pouce pour dire "j'aime" ou la touche "je partage" étaient utilisées ; même en pleine pandémie, où les gens auraient pu communiquer, échanger, analyser la situation, ils n'écrivaient pas plus de deux mots. (?). Je me suis donc sauvée de facebook pour la seconde fois (même les gens que je connais et que je n'ai pas vus depuis longtemps ne prennent pas la peine d'écrire "bonjour") ; la politesse deviendrait-elle à ce point épuisante, insurmontable ? ; Je ne sais pas si c'est de la flegme ou si c'est qu'ils ne "savent pas trop quoi se raconter", dans les deux cas, je trouve ça un peu grave quand même. Les réseaux sociaux sont une catastrophe. Oubien les pages de militants qui se battent contre les injustices ne parlent QUE DE CA, oubien les gens échangent des banalités affligeantes. (la météo, les merguez à l'apéro (!)). J'étais tombée un jour sur un blog dont les commentatrices constataient le contenu navrant des commentaires dans l'ensemble des blogs, qui se contentent de commenter la météo ou les différentes maladies, vieilles douleurs ou autres sujets qui n'ont bien souvent RIEN A VOIR AVEC L'ARTICLE. L'humour se fait de plus en plus rare au fil des blogs, les gens sont blasés (on peut les comprendre) mais ils ne se saisissent pas de ce formidable outil de communication que sont les blogs, pour celui/celle qui aime écrire, qui aime lire, qui aime les belles choses de la vie, le dialogue sur tous les sujets, un brin de fantaisie ne faisant pas de mal non plus, et surtout ne se prend pas au sérieux. Une blogueuse m'a un jour écrit "tu dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas" ; ben ouais, je suis comme ça, je dis ce que je pense et je sais que ça ne plait pas souvent... Mais je suis en accord avec mes opinions et ce que me dicte mon coeur, surtout en matière de racisme, d'extrême-droite ou de sectes d'illuminés qui se font passer pour des gentils même dans les blogs de mes potes. Je pense également qu'il y a injustice lorsque le/la blogueur/euse qui commente tous les matins un blog avec humour, recherche de jeux de mots, de calembours, y passe du temps, ne reçoit pas le même rendu -ou presque- dans son propre blog. Plus jeune, on me demandait souvent de "mettre de l'ambiance dans les mariages", ce que je faisais sans me forcer (hé hé !), mais en retour, il n'y avait pas beaucoup de gens qui me faisaient rire (la situation est la même dans les blogs) . Qui fait preuve d'un peu de fantaisie (à part vous, Monsieur de Mirebeau) ? La situation internationale tant du point de vue sanitaire que social ne devrait plus permettre aux gens de "se prendre au sérieux et/ou de faire comme si de rien n'était" ; On peut échanger entre nous sur la détresse des infirmières ou la déshumanisation des hôpitaux à la suite d'un article sur les tomates ou les concombres, ce n'est pas incompatible ; les gens devraient analyser les choses, étudier les différentes solutions pour "s'en sortir" et retrouver le chemin de l'humour, du burlesque et du calembour, dont votre blog fait partie.
Mais ça n'en prend pas le chemin, on sent les gens désabusés, blasés, ne croyant plus en grand chose.
Il faut relire Gotlib, Wolinski et Maupassant, dire que la vie vaut la peine d'être vécue et que rien n'est irrémédiable ; il suffit de le vouloir. Mais... tous ensemble.

Farfadet 86 01/09/2020 11:20

Merci Eliane pour ce long commentaire .
De la philo, je n'en n'ai pas fait à l'école ayant quitté le Lycée après avoir redoublé la classe de seconde, pour devancer l'appel et faire mon service militaire de l’Été 1962.à l’Été 1964... à l'époque je m'intéressais à bien d'autres choses... surtout aux voitures ... je voulais être styliste en matière de carrosserie automobile .... Le sort fut tout autre et je me suis retrouvé éducateur ...
Alors c'est là que progressivement tout a changé quant à mes intérêts me remettant àla lecture d’œuvres classiques puis m'intéressant à ce qui touche à l'humaine nature en lien avec les personnes handicapées que nous avions en change au Centre Saint-martin d'Etrépagny (Eure) . ...
Les réseaux sociaux , comme vous dites, c'est décevant alors que cela aurait dû permettre des échanges bien plus intéressants. Sur facebook le système de communication est focalisé sur le symbole pictogramme du j'aime ou j'aime pas ce qui invite les participant à être très bref et donc n'incite pas à développer leurs idées ou argumentations... En plus le ton peut vite devenir irrévérencieux lorsque les avis sont différents aoors on a des propos excessifs vulgaires et parfois extrémistes ...
Sur les blogs il y a de moins en moins de commentaires ceci étant lié ay fait que les gens ne prennent pus le temps de lire . Il est vrai que les blogueurs avisé conseillent de faire des articles pas trop longs, concis ...
En fait c'est le temps qui manque et les internautes veulent souvent d’ouvrir un maximum de sujet de photos de vidéos, alors la quantité prend le pas sur la qualité... c'est ainsi que tout ceci évolue...
Bien amicalement.

Profil


FARFADET 86
Sexe : Homme
À propos : Retraités depuis janvier 2005, avec mon épouse, nous étions accompagnateurs de personnes handicapées mentales, ceci pendant 40 ans, dans un Foyer de Vie, en Haute Normandie.

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