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Le Mirebalais Indépendant

Bienvenue à Mirebeau en Poitou.

"Le Passé m’est tellement Présent à l’esprit, qu’ici, il s’offre un Avenir… "
Parole de Farfadet.


Publié le par FARFADET 86
Publié dans : #Éphéméride du Farfadet, #Les cahiers du Martiniste

Pour qui veut les découvrir dans leur ensemble, ces contes de l'Avent commencent ICI

Cahier de Contes de l'Avent réalisé en Décembre 1983 : illustration et scripts de Jean-Louis Beuché compagnon du pavillon "Saint-François" au Centre saint-Martin à Etrépagny (Eure) - Ci-dessous, la retranscription du texte à la disposition de celles et ceux qui aimeraient les conter à leurs enfants et petits enfants chaque soir de ce temps de l'Avent...Cahier de Contes de l'Avent réalisé en Décembre 1983 : illustration et scripts de Jean-Louis Beuché compagnon du pavillon "Saint-François" au Centre saint-Martin à Etrépagny (Eure) - Ci-dessous, la retranscription du texte à la disposition de celles et ceux qui aimeraient les conter à leurs enfants et petits enfants chaque soir de ce temps de l'Avent...

Cahier de Contes de l'Avent réalisé en Décembre 1983 : illustration et scripts de Jean-Louis Beuché compagnon du pavillon "Saint-François" au Centre saint-Martin à Etrépagny (Eure) - Ci-dessous, la retranscription du texte à la disposition de celles et ceux qui aimeraient les conter à leurs enfants et petits enfants chaque soir de ce temps de l'Avent...

NB : Cliquer sur chaque illustration pour la voir dans un plus grand format....

 

Le Berger au cœur dur – 25ième soir … veille de Noël …


Parmi les bergers qui gardaient leurs troupeaux non loin de Bethléem il y en avait un qui avait le cœur dur. Il avait un beau troupeau qui lui appartenait, et il ne manquait de rien. Mais il refusait d'aider ceux qui étaient dans le besoin et ne prenait personne en pitié.
Une fois il s'est trouvé qu'un pauvre berger, qui était réduit à ne garder que les bêtes des autres, lui devait une petite somme. Le berger au cœur dur aurait pu aisément lui remettre sa dette. Mais il n'y pensait pas. " A chacun son dû, disait-il, après tout, ce vieux, il travaille; ce que j'ai, je l'ai gagné par moi-même… Les autres n’ont qu’à faire de même " Il ne voyait pas plus loin que çà… Et voilà que ce pauvre berger qui n'avait jamais rien eu à lui, avait reçu, quelques temps auparavant, un agneau, en échange de services rendus à son maître. Le berger au cœur dur exigea qu'il lui donne cet agneau puisqu'il ne pouvait pas lui rendre l'argent. Le pauvre berger dut s'exécuter et lui remit son agneau…
Lorsque la nuit de Noël; l'Ange apparut aux bergers, tous se mirent en route pour aller saluer l'enfant. Mais le berger au cœur dur n'avait rien vu, il avait le sommeil trop lourd. Et quand les autres le secouèrent et lui racontèrent tout ce qu’ils avaient vu et entendu, venant de l’Ange, pour qu'il vienne avec eux, il ne voulut rien croire de ce qu’ils racontaient et, même, se moqua d'eux. « Non ! Il resterait sur son plateau. Il n'irait pas à Bethléem avec les autres, non, il n'irait pas ! Et rien, ni personne ne le ferait bouger. Il n'allait pas croire à de pareilles sornettes!...
Les bergers avaient tous emporté quelque chose à offrir à l'enfant : qui, de la laine, qui, du lait, qui, un agneau nouveau-né. Mais, s’agissant du berger au cœur dur, ce n'est pas lui qui irait offrir son plus bel agneau à un enfant né dans une étable! Dans une étable! Pensez donc! N’a-t-on jamais vu une chose pareille !… Il était ainsi plongé dans ses réflexions tandis que ses compagnons se hâtaient vers la crèche. Mais, tout à coup, le berger au cœur dur, fut dressé sur ses pieds, et bientôt il s'aperçut qu'il marchait, et qu'il marchait dans la direction qu'avaient prise les autres. Il les suivait, à quelque distance, sans le vouloir. Ses pieds le l’entraînaient malgré lui, là où il avait décidé de ne pas aller. "Ah non ! Mais non !" pensait-il. Il essayait d'arrêter ses jambes… mais elles avançaient toujours. Au détour d'un chemin, il aperçut la lumière. Une lumière étonnante qui venait d'une maison au loin. Et il avança les yeux fixés sans pouvoir en détacher son regard…
C'est ainsi que ce berger au cœur dur arriva à la crèche. Il fut saisi par la beauté de l'enfant Jésus et par la douceur de Marie, sa mère. Il resta longtemps en adoration, et l'Enfant le regarda jusqu'au fond de l'âme. Puis, les yeux du berger se détournèrent lentement et se posèrent sur un autre visage. Il reconnut celui à qui il avait pris l'agneau et compris enfin combien il avait été dur avec lui. Aussitôt il se leva, et se hâta, seul dans la nuit. Ses jambes ne marchaient plus toutes seules, elles étaient lourdes et il devait vouloir les lever tour à tour. Il faisait noir, il faisait froid et la pente était raide. Il n'était plus guidé par la lumière de la crèche. Mais, au-dedans de lui, brûlait un feu qui lui donnait du courage. Il allait droit vers sa bergerie. Une fois arrivé, il prit dans ses bras un petit agneau tout blanc et repartit dans la nuit vers le lieu où paissaient les troupeaux. Les autres bergers étaient revenus de la crèche, et devisaient par groupes autour des feux. Ils se répétaient les merveilles qu'ils avaient vues. Le berger au cœur dur, s'approcha des groupes et regardait chacun. Il cherchait le pauvre berger. Il le trouva seul, un peu à l'écart, le visage encore tout rayonnant de joie. Sans dire un mot; le riche berger posa l'agneau sur les genoux du pauvre berger, et repartit, le cœur plus léger. Depuis ce jour, son cœur fut changé. Il s'efforça d'aider les autres, de les comprendre; de rattraper tout le temps qu'il avait perdu à être dur. Il devint le berger au bon cœur. Tout le monde l'aima dans la contrée, et il aimait tout le monde.

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domi 23/12/2019 10:17

bravo, un très joli conte

claudeleloire 23/12/2019 07:21

joyeux noël à mes amis du Poitou !
que le bonheur vous inonde et que rayonne la joie au sein de ta famille
amitié .

Profil


FARFADET 86
Sexe : Homme
À propos : Retraités depuis janvier 2005, avec mon épouse, nous étions accompagnateurs de personnes handicapées mentales, ceci pendant 40 ans, dans un Foyer de Vie, en Haute Normandie.

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