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Le Mirebalais Indépendant

Bienvenue à Mirebeau en Poitou.

"Le Passé m’est tellement Présent à l’esprit, qu’ici, il s’offre un Avenir… "
Parole de Farfadet.


Publié le par FARFADET 86
Publié dans : #Automania
Sur fond de ciel bleu dans la lumière exceptionnelle de cette fin février, deux belles miniatures de collection...Sur fond de ciel bleu dans la lumière exceptionnelle de cette fin février, deux belles miniatures de collection...

Sur fond de ciel bleu dans la lumière exceptionnelle de cette fin février, deux belles miniatures de collection...

Bah oui, ce que j'ai perdu de vue mentionné dans mon précédent article, je l'ai toujours en vitrine chez moi. Et puis, au 1/43e, c'est tellement moins encombrant !...

La Mercedes du père, je peux la tenir dans ma main et en deux exemplaires voyez-vous...

Effectivement, si vous ne l'avez déjà lu sur ces pages, je collectionne les petites autos ; j'en ai ainsi quelques exemplaires qui prennent la poussière sur les rayonnages vitrés de notre mezzanine... Oh, je ne suis pas un fou furieux de ce type de collection, avec environ 500 pièces, ceci reste raisonnable il me semble. En fait, j'ai ciblé les modèles réduits de voitures qui m'évoquent une histoire et du vécu. C'est pour cette raison qu'on retrouve, entre autres, deux Mercedes 180 D acquise grâce à l'éditeur Altaya qui a produit une série fascicules accompagnées de modèles réduits sur le thème des taxis du monde. Sans être abonné, au moment de la parution des revues N° 24 et N° 67 présentant respectivement les taxis de Lisbonne au Portugal et de Vienne en Autriche, je n'ai pas hésité à les acheter. Cela faisait un moment que je cherchais ces miniatures, l'occasion était trop belle !...

Je dois dire que pour de la production presse et donc de plus grande diffusion comparée à la filière de magasins spécialisés, ces deux modèles réduits sont de belle facture et assez bien finis. Et puis, ils sont très ressemblants à la Mercedes 180D de mon père décrite dans un tout récent billet. Appelons ça un coup de cœur, un stimulant pour faire remonter les souvenirs …

 

Évoquant le modèle existant, en taille réelle, il faut savoir que c'est en 1954 qu'il sortit pour la première fois des chaînes de fabrication à Stuttgart Untertürkheim. Cette voiture marqua le renouveau de la marque dans l'après-guerre. Chez Mercedes, une page venait de se tourner, on oubliait la 170 des années 30 pour, passant à la 180, innover au niveau du style de carrosserie en même temps qu'on généralisait les versions diesel, tout en soignant la fabrication avec ce sérieux et cette engouement germanique pour l'excellence mécanique.

Bien sûr cela a un coût et les Mercedes sont des véhicules bien plus chers que leurs homologues rivaux parfois cela représente le double du prix. La 180D n'échappe pas à cette règle. Dans les années 50-60 on ne jouit encore pas des effets bénéfiques du Marché commun ; aux frontières les tarifs douaniers se répercutent douloureusement sur les prix de vente. Ainsi comparant ce qui pouvait l'être à cette époque, une 403 Peugeot à moteur Indenor de 1958 coûte 950 000 anciens Francs et, face à elle, une Mercedes 180D de la même année coûte 1 850 000 F. pratiquement le double !...

 

Cette situation n'encourage pas le client lambda à acheter une telle voiture dont le prix prohibitif ne la rend accessible qu'aux plus fortunés... Toutefois, d'occasion, l'effet de décote d'un modèle plus âgés permet ce choix du "made in Germany". C'est bien d'occasion, que mon père avait acquis ses Mercedes : la 170 D de 1952 en 1959 et les deux 180D de 1954, en 1961 et de 1957 en 1963. achetées en moyenne à un peu moins de la moitié du pris du neuf.

Quant au kilométrage qu'elles affichaient, qu'importe, ces voitures pouvaient rouler des centaines de milliers de kilomètres sans connaître de pannes sévères.

C'est bien pour ces raisons de fiabilité et de robustesse mécanique que les sociétés de taxis, au Portugal, en Allemagne et en Autriche se nantirent de ces berlines quasi indestructibles pour renouveler leurs flottes.

Dans sa livrée noir avec pavillon vert d'eau, ce taxi conjugue le confort à l'efficacité.Dans sa livrée noir avec pavillon vert d'eau, ce taxi conjugue le confort à l'efficacité.

Dans sa livrée noir avec pavillon vert d'eau, ce taxi conjugue le confort à l'efficacité.

Une anecdote.

Au retour d'une permission, au cours de l'automne 1963, faisant du stop à la tombée de la nuit, sur la N10, à la sortie de Poitiers, avec deux autres bidasses, nous avons été pris par un Portugais venant de Paris et qui rentrait au pays à bord de cette 180 D taxi. Il ne dépassait pas les 85 km/h vitesse qu'il maintenait par contre très régulièrement.

Il faut savoir que les taxis Lisbonnais comptent parmi les meilleurs d'Europe pour leur efficacité et leurs prix, en outre, leurs chauffeurs sont honnêtes et courtois. Presque tous parlent l'anglais, le français et l'italien.

Dans sa livrée noire avec ses pneus à flanc blanc, ce taxi associe élégance et sobriété. Dans sa livrée noire avec ses pneus à flanc blanc, ce taxi associe élégance et sobriété.

Dans sa livrée noire avec ses pneus à flanc blanc, ce taxi associe élégance et sobriété.

Lors de mon voyage avec la 4L en Autriche, en Juillet 1971, je ne suis hélas pas allé jusqu'à Vienne. Je n'ai donc pas vu de tels taxi...mais déjà à cette époque ils étaient remplacé par des modèles bien plus récents de la marque Mercedes du type 200D  et 220D.

A Vienne il n'est pas courant d'arrêter les taxis en pleine rue. pour en prendre un, il faut se rendre à une station de taxis ou le commander par téléphone.

La distance de l’aéroport de Wien Schwechat à la capitale est de 20 kilomètres. Il faut négocier le prix de la course qui peut s'élever à plus de 35 €.

En demeure que les taxis de Vienne, restent dans les standards européens au niveau du prix des courses et ne sont donc pas bon marché mais ils sont nombreux, sûrs et très stricts en ce qui concerne le professionnalisme.

Comme à la parade ... hep taxis !...

Comme à la parade ... hep taxis !...

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eliane roi 28/02/2019 10:07

Le 17 mars, j'irai faire des photos au rassemblement des véhicules anciens de Surgères (17). Le proprio du Café Français est l'organisateur. On peut déjeuner bon et pas cher dans son sympathique restau. Je lui ai confectionné un chapeau Jules Verne et dessiné son auto (l'Ami 6 break) que tu as pu voir dans mon blog. Je ne manquerai pas de mettre des photos de ce rassemblement en ayant une pensée pour toi et tes petites autos, que tu dois bichonner.

eliane roi 27/02/2019 16:29

Elles sont toutes mignonnes ! Je ne pensais pas que tu en avais autant ! Ta collection doit être superbe ; je sollicite des photos ici-bas. Moi j'en ai juste une quinzaine ; essentiellement des années 60 : 2 CV, traction, dauphine, 4 CV. Merci pour ce bel article.

Farfadet 86 27/02/2019 18:25

Et celles-là ne polluent pas ! Avec elles, pas besoin de vignette adaptée, ni d'écotaxe...Par contre, la "vraie" du pater, elle, au démarrage, libérait un sacré nuage de fumée noire... bon c'était une autre époque ou les soucis de pollution 'était pas vraiment présent dans les consciences. aujourd'hui , hélas ça ne fait toujours pas parti des priorités.

domi 27/02/2019 12:04

raisonnable ? les 500 pièces, mises bout à bout, ça fait... 55 mètres
Ah passion quand tu nous tiens!

Farfadet 86 27/02/2019 18:01

Effectivement, vu ainsi, cela est impressionnant mais bien rangées c'est nettement moins encombrant.
Maintenant par rapport aux collectionneurs que j'ai rencontrés sur certains forums spécialisés, ma collection parait insignifiante. Ceux-là possèdent de 15000 à 25000 miniatures et bien sûr cela remplit salles, greniers et garages...
Mais comme dit, à chacun ses passions et sans doute ses moyens parce que cela a un coût.
Ma collection je l'ai faite sur une dizaine d'années,de 1992 à 2002 et voilà bien 15 ans que je n’achète plus de miniatures.
Par contre j'ai pas mal d'ouvrage sur l'automobile.
Voir le lien mis en début d'article qui renvoie sur "la passion automobile"

Profil


FARFADET 86
Sexe : Homme
À propos : Retraités depuis janvier 2005, avec mon épouse, nous étions accompagnateurs de personnes handicapées mentales, ceci pendant 40 ans, dans un Foyer de Vie, en Haute Normandie.

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