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Le Mirebalais Indépendant

Bienvenue à Mirebeau en Poitou.

"Le Passé m’est tellement Présent à l’esprit, qu’ici, il s’offre un Avenir… "
Parole de Farfadet.


Publié le par FARFADET 86
Publié dans : #Tourisme en Poitou, #Patrimoine
Angles-sur-l'Anglin. (1979) - Carte de la Vienne : Angles-sur-l’Anglin se situe au cœur des cercles concentriques gris.Angles-sur-l'Anglin. (1979) - Carte de la Vienne : Angles-sur-l’Anglin se situe au cœur des cercles concentriques gris.

Angles-sur-l'Anglin. (1979) - Carte de la Vienne : Angles-sur-l’Anglin se situe au cœur des cercles concentriques gris.

Angles-sur-l'Anglin un patrimoine exceptionnel ...

Cette commune à l’Est du département de la Vienne, fait partie du canton de Saint-Savin et de l’arrondissement de Montmorillon. Elle couvre une superficie de 14075 ha. Sa population au dernier recensement regroupe 393 habitants que l’on nomme les Anglois. Elle est sise au bord d’un cours d’eau : l’Anglin.

Histoire :

les premiers habitants du site il y a environ  entre 12000 et 15000 ans, ont laissé des bas-reliefs remarquables, représentant des chevaux, des bouquetins, des félins et des figures humaines, l’histoire d’Angles-sur-l’Anglin commence véritablement XIe siècle autour de l’éperon rocheux qui surplombe la rivière et qui tout naturellement a supporté le premier donjon défensif de la place.

Situé à la frontière du Poitou, de la Touraine et du Berry, le site propriété des évêques de Poitiers, connaît les vicissitudes de l’histoire. Sous l’autorité des comtes de Lusignan, dès la fin du Xie siècle la forteresse est l’enjeu d’importants conflits. Les seigneurs militaires d’Angles et les seigneurs d’Oyré servent tour à tour la couronne de France et la couronne d’Angleterre pendant la guerre de Cent Ans. Ainsi, tantôt française, tantôt anglaise, la citadelle est-elle prise et reprise, pillée, reconstruite puis ruinée.

Au XVe siècle, l’élan de reconstruction d’Angles est tel qu’en 1481, le village reçoit de Louis XI le droit de balle et foire et prend aussi le titre de cité ou ville. Le XVIIe siècle est une période prospère basée sur les foires et ainsi que sur la production agricole et artisanale. Cette économie décline doucement au cours du XVIIIe siècle et la renommée d’Angles-sur-l’Anglin au siècle précèdent, notamment due aux jours d’Angles, ne suffit pas, pour reprendre un essor durable.

Aujourd’hui, la commune est devenue une petite citée richement fleurie qui peut miser sur un renouveau économique grâce au tourisme.

Le village s’organise en deux quartiers : la Ville Haute autour du château et la Ville Basse autour de l’ancienne abbaye Sainte-Croix.

Sites, édifices et monuments : Tous sont édifiés en pierres extraites de roches calcaires.

Eglise Sainte Croix - Eglise Saint-Martin - Chapelle Saint-Pierre - Château féodal.Eglise Sainte Croix - Eglise Saint-Martin - Chapelle Saint-Pierre - Château féodal.
Eglise Sainte Croix - Eglise Saint-Martin - Chapelle Saint-Pierre - Château féodal.Eglise Sainte Croix - Eglise Saint-Martin - Chapelle Saint-Pierre - Château féodal.

Eglise Sainte Croix - Eglise Saint-Martin - Chapelle Saint-Pierre - Château féodal.

Visite :

–     L’église Sainte-Croix est édifiée entre 1175 et 1192 et parachevée au XVIIe siècle. Le premier monastère Sainte-Croix est construit au cours du XIe siècle et son église est érigée sur l’initiative de Guillaume Tempier évêque de Poitiers. La façade occidentale et une partie de la nef  sont les seuls éléments  ayant subsisté de l’abbaye. Témoin d’un art de transition entre le roman et le gothique, la façade est fortement remaniée en 1660,  à la suite  des guerres de religion. Le transepts et chœur délabrés, ainsi qu’une travée de la nef sont détruits en 1835 afin de permettre le passage de la route départementale. Le clocher est abaissé de 2 mètres et couvert d’ardoises

–     L’église Saint-Martin, sise rue de l’église, elle aussi édifiée au cours du XIe siècle, est l’église paroissiale de la Ville haute. L’édifice n’a conservé de la construction primitive que son transept et son clocher, qui a subi les ravages d’un incendie au cours des guerres de Religion. Foudroyé le 5 mai 1657, le clocher a du être consolidé. La flèche est alors rabaissé de 2 mètres , refaite en ardoise en place des tuiles. La base du clocher a conservé toutes ses caractéristiques de l’art roman poitevin avec une souche carrée cantonnée de colonnes aux angles.

–     La chapelle Saint-Pierre, sise rue du château, occupe la pointe de l’éperon rocheux, à l’emplacement du premier château en pierres. Cette petite chapelle a probablement été construite à la même époque que le donjon du XIIe siècle. A noter que l’édifice conserve des traces de peintures murales.

–     Le château féodal. L’éperon rocheux qui surplombe l’Anglin de 40 mètres,, constitue un site idéal pour y bâtir une forteresse. Le premier donjon est construit  au XIe siècle et, jusqu’au XVe siècle de nombreux ajouts et reconstructions transforment le château. Celui-ci se trouve au centre des conflits et des guerres qui émaillent les siècles, jusqu’au XVIIIe, époque çà laquelle il est abandonné. Seuls les vestiges de l’enceinte fortifiée qui enserre deux cours, de l’enveloppe du vieux donjon roman, du logis seigneurial du XVe siècle et de plusieurs tours des XIIe, XIIIe, et XVe siècles sont encore visibles aujourd’hui.

 La Tranchée des Anglais  - Le passage de l’Arceau. -  La Huche Corne - Les Bottes. La Tranchée des Anglais  - Le passage de l’Arceau. -  La Huche Corne - Les Bottes.
 La Tranchée des Anglais  - Le passage de l’Arceau. -  La Huche Corne - Les Bottes. La Tranchée des Anglais  - Le passage de l’Arceau. -  La Huche Corne - Les Bottes.

La Tranchée des Anglais - Le passage de l’Arceau. - La Huche Corne - Les Bottes.

–     La Tranchée des Anglais est une fissure verticale dans le rocher qui permet d’accéder directement du château à la rivière. Elle démarre  au pied d’une des portes des remparts près de la chapelle Saint-Pierre. Selon la légende, les Anglais aurait taillé ce passage  dans la roche en une nuit, pour prendre la forteresse par surprise.

–     Le passage de l’Arceau. Avant  que la route départementale ne soit aménagée et ne relie aisément la Ville Basse et la Ville Haute, le passage de l’Arceau est le passage obligé entre les deux quartiers. Cette voie a pour originalité de passer sous un logis soutenu par un grand arc, d’où son nom. Les maisons  qui la bordent, possèdent des caves de 6 à 8 mètres de profondeur creusées dans le rocher. Ce sont les anciens silos pour le sel qui provenait de l’Atlantique. Ceux-ci ont servi jusqu’en 1790, date de l’abolition de la gabelle, impôt sur le sel.

–     La Huche Corne. Sise, rue de l’église, son nom provient de l’expression « hucher dans une corne », signifiant « souffler dans une corne ».  Autrefois, le four banal, où les habitants venaient cuire leur pain, était situé du côté de la Ville Haute. Ce four n’était allumé que certains jours. Lorsqu’il était suffisamment chaud, le garde appelait les habitants de la Ville Basse au moyen d’une corne, du haut du promontoire. Selon d’autres sources, un poste de garde se trouvait tout près de la terrasse, les fortifications du château se terminant à cet endroit. En cas d’alerte ou de danger, le garde sonnait du cor afin d’avertir la population.

–     Les Bottes sont un exemple de passages sinueux d’Angles-sur-l’Anglin. Cette sente tortueuse, creusée à même la rocher relie la Huche Corne au pont. D’après la légende, les Anglois étaient très attachés à leur évêque et très pieux, ce qui agaçait le diable. Celui-ci descendit alors un jour à Angles pour détourner les habitants de leur religion mais ceux-ci l’attendaient armés de fourches et bâtons. Dépité, le diable s’enfuit en empruntant le passage. En souvenir il imprima la marque de ses bottes dans la roche.

La Croix Hosannière -  La Maison du Cardinal La Balue - Maison du XVe siècle -  Maison du Péager, rue Sainte-Croix.La Croix Hosannière -  La Maison du Cardinal La Balue - Maison du XVe siècle -  Maison du Péager, rue Sainte-Croix.
La Croix Hosannière -  La Maison du Cardinal La Balue - Maison du XVe siècle -  Maison du Péager, rue Sainte-Croix.La Croix Hosannière -  La Maison du Cardinal La Balue - Maison du XVe siècle -  Maison du Péager, rue Sainte-Croix.

La Croix Hosannière - La Maison du Cardinal La Balue - Maison du XVe siècle - Maison du Péager, rue Sainte-Croix.

–     La Croix Hosannière installée au milieu du cimetière situé un peu à l’écart de la Ville basse, en aval, cette croix hosannière correspond au schéma de ce type d’édicule en Poitou. Un faisceau de colonnes supporte un cône sur lequel est posée une croix, provenant d’un autre édifice. Ce monument a vraisemblablement été érigé à l’époque de la construction du cimetière, vers 1343. Le jour des Rameaux, les fidèles partaient en procession de l’abbaye Sainte-Croix jusqu’à cette croix en chantant l’Hosanna.

–     La Maison du Cardinal La Balue. Elle est sise 2 rue du pont. Le cardinal Jean La Balue, couramment appelé « La Balue » est né à Angles en 1421. Proche du roi Louis XI, il tente cependant de le trahir en faveur de Charles Le Téméraire. Le roi l’aurait enfermé pendant 11 ans dans une cage en fer dont le cardinal n’aurait été délivré que sur la supplique du pape Sixte IV.

–     Maison du XVe siècle. C’est une des plus anciennes du village. Ses ouvertures en plein cintre et le médaillon sculpté dans la clef de voute de la porte ont permis de dater la construction. La fenêtre percée à gauche de l’entrée fait penser à l’ouverture d’une échoppe semblable à celles de l’époque médiévale.

–     Maison du Péager, rue Sainte-Croix, elle date des XVIIe et XVIIIe siècles. Dès le XIe siècle, un pont en charpente est construit entre les deux rives de l’Anglin. En 1741, il est emporté par une crue de la rivière. Le seigneur évêque ne souhaite pas le reconstruire évoquant un coût trop onéreux et met en place un bac à péage qui perdure jusqu’en 1841. L’école était alors en Ville Haute et les enfants ne payaient pas le passage. Les petits écoliers ont été pendant longtemps les passeurs des ouvrages aux jours d’Angles des ajoureuses de la Ville Basse, qui les faisaient ainsi porter aux ateliers de la Ville haute afin qu’ils soient vendus.

 Ancien Relais de Poste - Ancien Moulin Banal -  Le Moulin du Pré du domaine de Certeaux - Le Château de Certeaux – XVIIe siècle Ancien Relais de Poste - Ancien Moulin Banal -  Le Moulin du Pré du domaine de Certeaux - Le Château de Certeaux – XVIIe siècle
 Ancien Relais de Poste - Ancien Moulin Banal -  Le Moulin du Pré du domaine de Certeaux - Le Château de Certeaux – XVIIe siècle Ancien Relais de Poste - Ancien Moulin Banal -  Le Moulin du Pré du domaine de Certeaux - Le Château de Certeaux – XVIIe siècle

Ancien Relais de Poste - Ancien Moulin Banal - Le Moulin du Pré du domaine de Certeaux - Le Château de Certeaux – XVIIe siècle

–     Ancien Relais de Poste – 4 rue d’Enfer. Installé dans l’ancienne grange dîmière, le relais de poste est attesté au XVIIIe siècle. A cette époque, le bâtiment sert d’écurie pour les animaux, et les voyageurs logent dans une bâtisse située de l’autre côté de la rue. Entre les deux dernières grandes guerres  et jusque dans les années 1950, la salle de restaurant sert de salle de bal. La présence de l’actuel hôtel du Lion d’Or perpétue la tradition hôtelière du site. La charpente en bois de châtaignier de cet ancien relais de poste, par ses dimensions et sa structure en forme de coque de bateau renversée, conforte l’idée qu’il s’agissait d’un bâtiment abritant des fonctions importantes et destiné à conserver des denrées précieuses.

–     Ancien Moulin Banal – celui-ci, rue du Donjon date des XVIIe et XVIIIe siècles.  Le village comptait 3 moulins répartis le long de l’Anglin : en amont, le moulin du pré, en aval le moulin de Remerle et dans la ville le moulin banal, où les villageois avaient le droit de venir faire moudre leur grain. Ce moulin est encore en état de marche.

–     Le Moulin du Pré du domaine de Certeaux, resté dans son état d’origine fut construit au XVIIe siècle selon le modèle courant dans les vallées de l’Anglin, de la Gartempe, de la Vienne et de la Creuse. Il conserve l’essentiel de sa machinerie et notamment un engrenage constitué d’un pignon en fonte et d’un pignon en bois de cormier, très dur, évitant l’usure par le frottement des pièces métalliques. En outre, le moulin du Pré possède un étonnant système caractéristique de la modernisation  agricole du début du XXe siècle. Ce système consiste en un dispositif de captage à l’aide d’une grosse pompe qui remontait l’eau de l’Anglin au domaine de Certeaux situé au haut de la colline, grâce à une canalisation  de près de 1600 mètres. Il aboutissait à une citerne, desservant essentiellement les jardins et le parc, et un robinet alimentait le logis.

–     Le Château de Certeaux – XVIIe siècle. Le fief de Certeaux dépendait de la baronnie d’Angles. Son existence est connue au début du XVe siècle par les archives de l’évêché. Le château actuel est édifié à la fin du règne de Louis XVI par les Puynode. Depuis sa construction, il est toujours resté dans la même famille, avec, notamment une transmission de tante à nièce dans les années 1920. Ayant gardé son ordonnance classique, il est entouré de deux pavillons, avec une orangerie, à l’ouest et une chapelle à l’est. Ces trois bâtiments ont conservé leurs girouettes originelles.

  Pigeonnier du château de Certeaux - Pigeonnier enterré ?... -   Ancien atelier de jours d’Angles - Maison du XIXe siècle -Escaliers extérieurs.  Pigeonnier du château de Certeaux - Pigeonnier enterré ?... -   Ancien atelier de jours d’Angles - Maison du XIXe siècle -Escaliers extérieurs.
  Pigeonnier du château de Certeaux - Pigeonnier enterré ?... -   Ancien atelier de jours d’Angles - Maison du XIXe siècle -Escaliers extérieurs.  Pigeonnier du château de Certeaux - Pigeonnier enterré ?... -   Ancien atelier de jours d’Angles - Maison du XIXe siècle -Escaliers extérieurs.  Pigeonnier du château de Certeaux - Pigeonnier enterré ?... -   Ancien atelier de jours d’Angles - Maison du XIXe siècle -Escaliers extérieurs.

Pigeonnier du château de Certeaux - Pigeonnier enterré ?... - Ancien atelier de jours d’Angles - Maison du XIXe siècle -Escaliers extérieurs.

–     Pigeonnier du château de Certeaux. Dans les alentours d’Angles sur l’Anglin, il est le seul pigeonnier circulaire du XVIIe siècle conservé dans son état d’origine. A remarquer. sa coiffe en tuiles, surmontée d’une lanterne couverte en ardoises.

–     Pigeonnier enterré rue Sainte-Croix ?… Origine du Bas Moyen-âge. L’organisation intérieure de cette tour avec ses niches aménagées au pourtour a longtemps fait penser qu’il s’agissait d’un pigeonnier. Or, la forme de ces niches  et le fait que la salle soit enterrée excluent cette hypothèse. Des travaux récents on légèrement modifié le lieu,  avec l’installation d’un poteau central et d’un plafond en bois.

–     Ancien atelier de jours d’Angles. Sis, 10 rue du pont. Les jours d’Angles, très prisés à la Belle Epoque, étaient vendus à Paris. Au début du XXe siècle, quatre ouvroirs font travailler jusqu’à 300  femmes. Plusieurs d’entre elles, notamment en Ville Basse, travaillent chez elles et vendent leurs ouvrages aux ateliers. L’activité périclite après la seconde guerre mondiale avec l’industrialisation du secteur textile. A savoir que le travail des jours, qui n’est ni une broderie, ni une dentelle, est réalisé sur une toile de lin , ou de métis.  A la main, l’ajoureuse coupe et tire des fils de chaîne et/ou de trame puis elle coud ensemble les files restants, créant ainsi des jours et variant le point utilisés selon le motif.  Ce travail qui demande beaucoup de dextérité, de patience et une excellente vue, était réservé essentiellement aux femmes.

–     Maison du XIXe siècle. 4, rue de l’église. Cette demeure est l’archétype de la maison de bourg poitevine. Son perron, surélevé, est accessible par un escalier orné d’une rampe en ferronnerie. Accolé à la maison, un ancien fenil, ou grange à foin, a été transformé en courette d’agrément avec un muret de clôture et un portail. L’accès à la cave se fait par une porte basse extérieure, ouvrant sur des escaliers.

Escaliers extérieurs. 8, rue Sainte-Croix. Cet escalier extérieur est caractéristique des habitations de la région.  La charpente du toit l’abritant, repose sur des piles en bois. La pièce de charpente sculptée, de réalisation récente, à l’entrée de cet escalier rehausse la qualité de l’ouvrage.

Angles-sur-l'Anglin  figure parmi les plus beaux villages de France

Voir aussi ce qui fait la réputation de ce charmant village : Les Jours d'Angles

Source : « Le Patrimoine des Communes de la Vienne » – Tome II – Canton de Saint-Savin  – FLOHIC-Editions –

Commenter cet article

eliane roi 18/11/2018 15:50

Je connais Angles sur l'Anglin ; pour tous les amoureux des vieilles pierres et des détails sur les photos, c'est un petit paradis. Merci pour toutes les explications que j'ai pris plaisir à lire. Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiises !

domi 18/11/2018 12:03

superbe et mérite d'être connu ce à quoi tu contribues

claudeleloire 18/11/2018 06:55

l'Histoire de France est riche, son patrimoine le prouve !
amitié

Profil


FARFADET 86
Sexe : Homme
À propos : Retraités depuis janvier 2005, avec mon épouse, nous étions accompagnateurs de personnes handicapées mentales, ceci pendant 40 ans, dans un Foyer de Vie, en Haute Normandie.

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