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Le Mirebalais Indépendant

Bienvenue à Mirebeau en Poitou.

"Le Passé m’est tellement Présent à l’esprit, qu’ici, il s’offre un Avenir… "
Parole de Farfadet.


Publié le par FARFADET 86
Publié dans : #La pensée du jour

Dépasser les limites, les siennes, celles que nous imposent les règles de l'existence dans tous les domaines possibles... aller plus loin, toujours plus loin, au-delà des horizons, des frontières … se surpasser, repousser les limites de ses connaissances, refuser le pondérable, l'impondérable et le politiquement correcte, se transformer à en être méconnaissable en bien ou en mal...

 

Il y a ce que la vie nous accorde, ce que nous sommes aptes à réaliser ou pas, le destin, la fatalité, notre sort, nos ressorts, notre conscience dirigée sur nous-même et sur le monde nous environnant, notre aptitude à réagir ou pas face aux circonstances nous avantageant ou nous lésant, et face aux opportunités qui se présentent au gré de nos avancées ou de nos faux pas...

 

Ce terme est sortie de la bouche d'une chroniqueuse Léa Salamé à l'occasion d'un débat dans le cadre d'une émission spéciale, improvisée : « On est solidaire » se substituant à "On n'est pas couché" animé par Laurent Ruquier, consécutivement aux terribles événements qui ont endeuillé notre nation ce vendredi 13 novembre 2015 au soir...

 

A bien y réfléchir se transcender fait partie de chaque projet existentiel et s'inscrit dans notre être profond, bien au delà des gènes...

C'est l'aspiration la plus légitime de notre âme, le but le plus élevé de toute existence et, initialement, dans le sens d'une mission qui vise à s'améliorer soi-même pour, toujours, devenir meilleur...

La réalité est que nous ne sommes pas tous « logés à la même enseigne » pour, chacun, nous transcender... comprendre par là, que la place que nous occupons dans l'existence n'est pas la même pour tous... à commencer par son environnement. (Hérédité, milieu, destinée)...

 

Mais d'abord, envisageons les domaines où nous transcender :

 

Se transcender dans l'apprendre

Se transcender dans l'intégration à la vie

Se transcender dans son environnement social

Se transcender dans sa profession

Se transcender à travers les études

Se transcender à travers le sport

Se transcender à travers ses liaisons amicales et amoureuses

Se transcender à travers la religion

Se transcender philosophiquement

Se transcender psychologiquement

Se transcender humainement

Se transcender spirituellement.

 

Il faut convenir que se transcender, acte faisant appel à notre énergie et à notre volonté, nous ne le réalisons qu'en partie ; exceptionnels et rares sont les cas de personnes s'étant transcendées au point d'en être métamorphosées, les situant aux antipodes de ce qu'elles étaient initialement. Les efforts que nous produisons dans les divers domaines listés ci-avant ne sont qu'infime en comparaison avec ces êtres « transcendants » mais nous permettent de progresser graduellement et ces progrès ne se situent que dans un à quelques domaines de ceux énoncés ici mais jamais dans la totalité.

 

Mais voilà, il est encore beaucoup de personnes pour qui se transcender ne serait-ce que de manière infime, est impossible car leurs aptitudes et aussi leur environnement ne leur permettent aucunement de progresser et de s'épanouir. Ils demeurent constamment en échec face aux épreuves, même les plus élémentaires de l'existence et ça commence à l'école... (Les insignifiants). Cela suffit à les positionner en retrait face à ceux qui réussissent et de se confiner alors, dans l'exclusion. S'ils ne trouvent pas cette possibilité de se transcender dans un des domaines énoncés ci-avant, ces personnes, parce qu'elles se perçoivent comme inutiles, et n'entrevoient aucun objectif, vont se lier à des bandes marginales et, en groupe, « se transcender » le plus souvent en commettant des exactions.

 

C'est ici, une description sommaire de ce qui peut résulter d'une situation où l'impossibilité de se transcender dans un domaine quelconque, conduit soit à des dérives sectaires, soit à des entreprises criminelles.

Ajouter à cela un environnement bétonné, un panorama où la grisaille domine, un milieu familial défavorisé, marqué par la précarité, le chômage, le désœuvrement, se complétant par une misère culturelle où la violence est entretenue par la profusion d'images négatives, dégradantes, provenant de tout ce qui s'affiche sur nos écrans, constitué par une surenchère de fictions de plus en plus sinistres, chargées de perversités, de complots, d'indignités et macabres à en vomir, autant que par les images crues de l'actualité relayées par les propos les plus pessimistes où sont mises en exergues les manigances, les duperies, les lâchetés de personnes les plus en vue, de responsables politiques avides de pouvoirs et vous avez le panorama complet de ce qui, pour un grand nombre de jeunes en déshérence, va les conduire vers la grande délinquance puis vers le terrorisme.

 

Ce n'est pas qu'une question d'endoctrinement, c'est aussi une question de soumission non avouée et indéfectible à des valeurs de transgressions où la « proie » de systèmes d'intégrations les plus dévoyés va devenir prédateur et s'exalter en découvrant, armes à la main, qu'elle a un extraordinaire pouvoir : celui du droit de vie ou de mort sur autrui. Ces jeunes engagés dans le djihadisme se retrouvent dans une illusoire "toute puissance" qui les conduira à s'autodétruire. La transcendance s'exerçant dans la vie honorable qui leur était refusée ou qu'ils refusaient par manque de courage, devient transcendance à réaliser dans la mort, portée par l'audace du faux héroïsme, nourrie d'une folie destructrice et néantisante …

 

S'il y a une ligne politique à adopter et mettre en œuvre dès maintenant, c'est bien celle dictée par une mission à la fois sociale et humanitaire auprès de cette jeunesse des quartiers pauvres et, des banlieues dont la population est laissée pour compte.

Il ne s'agit pas sans cesse d’affûter l'outil répressif pour combattre la délinquance qui sévit dans tous ces bourgs et villes périphériques mais surtout de déployer l'arsenal socio-éducatif à vocation d'entraide communautaire, accompagné d'altruisme et d'une volonté nourrie d'une incommensurable compassion, comme l'ont fait et continuent à le faire depuis 60 ans, les compagnons d’Emmaüs de par le monde.

C'est d'eux, qu'il faut s'inspirer, Mesdames Messieurs les Politiques, car leurs Animateurs ont missionné des miséreux pour s'occuper des plus miséreux qu'eux, leur permettant de se transcender dans le secours et l'aide à autrui à partir d'actions débordantes de Vie de Liberté et d'Amour...

Se transcender …

Commenter cet article

Marie-Rose 21/11/2015 11:14

Je partage avec toi ce que tu as dit sur 'se transcender'. Il faut tenir bon avec nos pensers et nos idées en ce sens face à ces événements, car nous sentons de plus en plus de forces contraires qui nous empêchent de nous exprimer. Quoi qu'il arrive j'aurai toujours la devise ci-dessus au profond de moi-même et rien ne me fera changer.

Fabrice Parisy 20/11/2015 14:22

Merci pour cet écrit. Je crois fermement en l'Éducation, premier outil indispensable dans la lutte contre le terrorisme et, plus globalement, contre toutes les dérives auxquelles trop de jeunes préfèrent se raccrocher, faute de mieux. Le discours que vous tenez, et que je partage entièrement, ferait grincer des dents à bien des gens, qui nous accuseraient de chercher, de trouver des excuses à ces jeunes criminels qui nous ont frappés vendredi dernier. Pourtant, il ne s'agit évidemment pas de cela, et vous et moi, le savons. Seulement, l'Éducation est un travail de longue haleine. Est-ce foutu pour certains, est-ce trop tard ? Je n'ai pas la réponse. Il me semble juste que la République ne doit pas créer ou favoriser - par ses absences, ses manquements, par ses démissions - la création de zones oubliées sur son territoire. Elle doit garantir à TOUS la possibilité de se transcender dans au moins l'un des domaines que vous citez. Et c'est là que le bât blesse, car il y a du pain sur la planche pour rattraper le retard... Mais rien n'est impossible ! Il faut y croire un minimum, ET surtout, espérons qu'il y aura à l'avenir davantage de volonté politique !!!

Quant à ce slogan "la haine ne passera pas", j'aimerais tellement que ce soit vrai. J'aimerais tellement ne pas entendre ce qu'on entend déjà. Que cherchent les monstres de l'EI ? Ils veulent détruire notre façon de vivre, nous ôter la Liberté, et semer la discorde dans notre société, semer la haine, mieux nous diviser pour qu'ils puissent régner. J'espère que les racismes ne vont pas trop profiter de ces événements malheureux et révoltants pour nourrir encore un peu plus leurs idéologies.

Amicalement.

FP

Farfadet 86 21/11/2015 11:26

Bonjour, et merci pour votre commentaire tout à fait en adéquation avec cette situation du misérabilisme culturel atteignant les zones de « non droit » et d'éducation « prioritaire ».
Vous avez raison, la priorité en politique devrait être l'éducation étant elle, par principe, essentiellement tournée vers l'avenir. Le problème est que le cursus scolaire suivi de celui, universitaire, sont longs, très longs et ne garantissent pas, en fin de parcours, la possibilité d'obtenir un emploi à la hauteur des formations validées par les diplômes correspondant. Ceci perçu, par les jeunes, dès le collège, est particulièrement décourageant... « A quoi bon faire des efforts, si au bout du compte on se retrouve au chômage et donc sans ressource... »
S'ajoute à cela le fait que les techniques et sciences évoluant à grand pas, les contenus, à travers les matières à enseigner sont de plus en plus dense, ajoutant un surplus non négligeable de connaissances à assimiler.
Cela pose la question : jusqu'où un « bagage général » est-il opportun et indispensable ? Puis : Quel doit-être son contenu ?...
Les filières spécialisées devraient être accessibles, seulement en cours d'emploi, le jeune homme ou la jeune fille de plus de 18 ans étant embauché à un poste où la formation est continue.

A mon sens, regardant ce qui prévalait pour nos aînés, en matière scolaire, jusqu'à l'aube des années « 60 » beaucoup d'entre-eux, n'ayant qu'un certificat d'étude en poche, avait assez de rudiments du savoir pour s'engager dans la vie et entamer un apprentissage professionnel qui, quelques années plus tard, leur assurait non seulement un gagne-pain mais aussi une situation sociale où ils étaient considérés et respectables. Beaucoup ont embrassé de belles carrières et même ont accédé à de hautes fonctions et responsabilité, - René Monory* - s'étant fait autodidacte. * http://www.mirebalais.net/article-30317311.html
Ces gens avaient surtout un sens approfondi de la culture générale grâce à un bon apprentissage de notre langue, le Français. Ils écrivaient sans faire de fautes avec une belle écriture, tenaient des livres de comptes avec grand soin et rigueur dans leurs calculs, connaissaient l'essentiel de l'Histoire de notre Nation, avait les bons rudiments en géographie sachant localiser une ville, sur la carte et connaissant les ressources industrielles et agricoles de chaque région de France, voire du monde et avaient retenus l'essentiel du contenu de leur livre de leçon de choses. 

Aujourd'hui,dans le primaire, il faudrait en revenir à ces règles strictes du savoir où l'apprentissage du Français serait privilégié impératif... comprendre un texte, l'analyser, le résumer, le reproduire, l'interpréter en l'écrivant dans les règles de grammaire et avec la bonne orthographe, constitue la base essentielle du savoir indispensable à acquérir pour progresser, même si, faute de pouvoir poursuivre des études longues, on doit apprendre un métier manuel.
Comprendre les consignes, en tous domaine, ne peut se faire que si on possède la compréhension et la maîtrise du langage oral et écrit grâce à l'acquisition d'un vocabulaire sans cesse enrichi, favorisant ensuite une terminologie bien intégrée. C'est la base indispensable pour accéder à toutes les autres formes et contenus des savoirs.
Grammaire – Dialectique - Rhétorique  = « Trivium », constituent le fondement des arts libéraux… on devrait aussi s'en inspirer...

Bien amicalement

Quichottine 18/11/2015 15:36

Redonner de l'espoir aux plus faibles, pour qu'ils ne soient pas la proie trop facile de ceux qui rêvent de nous mettre à genoux.
Bravo pour tes mots.
Passe une douce journée.

Marie-Claude 17/11/2015 18:02

se transcender dans le bon sens !
le mauvais sens est plus facile, il suffit de se trouver victime des situations qui encadrent la vie et se regrouper pour nuire à tous ceux qui seraient des "tortionnaires"
le bon sens par contre demande des efforts sur soi, choisir d'être "bon" signifie de sortir de sa petite personne pour entendre les autres, leur tendre la main et les engager vers le mieux être par une simple reconnaissance ... et ça, c'est du travail collectif autant qu'individuel que nos sociétés ont oublié ...
amitié aux Farfadets .

Profil


FARFADET 86
Sexe : Homme
À propos : Retraités depuis janvier 2005, avec mon épouse, nous étions accompagnateurs de personnes handicapées mentales, ceci pendant 40 ans, dans un Foyer de Vie, en Haute Normandie.

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