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Le Mirebalais Indépendant

Bienvenue à Mirebeau en Poitou.

"Le Passé m’est tellement Présent à l’esprit, qu’ici, il s’offre un Avenir… "
Parole de Farfadet.


Publié le par FARFADET 86
Publié dans : #Les clins d'oeil du Farfadet

l'image nous le présente dans chaque instance du quotidien, les médias en font leur scoop redondant, nos contemporains leur credo, les mécréants leur « Prado », les bien-pensants leur fardeau et tout un chacun son illico qui vous presse tôt...

 

l'élitisme ainsi présenté est sans conteste, irrecevable...

l'élitisme ainsi présenté est sans conteste, irrecevable...

le grand souci de notre temps, le notre, celui de nos semblables, c'est : comment gravir les échelons pour appartenir à la frange supérieure de la société, faire partie des élites qui ont brillamment réussi, et qui tiennent les leviers de commande d'entreprises, d'administrations et des mouvements politiques qui chapeautent et ordonnent plus ou moins directement le déroulement de nos existences ?

En tout, l'excellence est le mot d'ordre pour supplanter ses concurrents, proches ou distants… être le meilleur, se faire remarquer, afficher sa superbe, sa supériorité en dépit de toutes fausses modesties bien au-delà des humilités si insipides... cela se retrouve dans tous les actes de la vie présente et maintenant cela sature les pages web des réseaux sociaux.

 

Cela commence à l'école où, d'élève, on se doit d'être bon élève puis le meilleur élève... mais aussi d'afficher son standing avec ses atours et équipements... vêtements, objets. Il faut déjà se distinguer, faire partie de ceux qui ont du bien et de l'aisance. Et dans la cour, avoir sa cour, son auditoire, ses admirateurs et admiratrices. Bien sûr, en sport aussi, il faut absolument se faire remarquer en faisant montre de prouesses, tout ceci fait partie du jeu des futures élites...

Parce qu'en dehors de ce statut qui vous fait tenir le « haut du pavé » qu'êtes-vous, sinon des personnes transparentes, bien communes et vite considérées comme ringardes, vous classant alors au rang des insignifiants...

 

Dans bien des domaines, nous sommes à l’ère des défis qui s'affichent et se relèvent sur tous les tableaux et écrans de la communication. Briller, il faut briller absolument !... Montrer qu'on en a, qu'on n'a peur de rien, que pour nous, appartenant bientôt à élite, tout est possible, que nous sommes des modèles de courage, de dynamisme, des « bêtes » de savoir et de savoir-faire.

 

Alors, parce que l'on s'est particulièrement distingué, on accède aux marches supérieures de la hiérarchie sociale, on devient un  nanti, un riche, un personnage envié et, en conséquence, on affiche sans retenue, les marques de cette réussite et, par ce biais, en même temps que sa haute réputation, on assoit aussi son pouvoir.

 

On fait sa place parmi les grands et dès lors, nos fréquentations nous éloignant du commun des mortels, nous ne restons qu'entre gens de valeur particulièrement honorable qui jouissent d'une parfaite considération, en regard de leur réussite et de leur fortune...

Pour ceux se situant aux rangs inférieurs, on exerce parfois sa commisération mais aussi sa condescendance car, en réalité, on n'a que faire de leur sort. L’élite ne s'abaisse pas, ne s’apitoie pas, car celui qui a brillamment réussi sait qu'il le doit à lui-même, que son talent, sa pugnacité, sa perspicacité, sont à l'origine de son ascension fulgurante et que celle-ci, est totalement méritée.

Les autres, en-dessous, ceux-là, n'ont pas fait le même effort et ils n'ont pas les qualités exceptionnelles, ces dons, particuliers, cette envie de réussir et de se surpasser, ils n'ont aucunement ce goût pour l'excellence, alors c'est juste qu'ils soient restés en plan, qu'ils végètent dans leur vie étriquée, essuient les plâtres de leur médiocrité et c'est donc normal, que parfois, ils touchent le fond...

 

L'égalité des chances, c’était bien ce qu'on leur avait proposé, en entrant dans l'école de la République, ils n'ont pas su en user, se contentant d'assister aux cours distraitement, ne s’impliquant jamais dans cet apprentissage des savoirs en omettant toute l'application requise dans l’accomplissement des exercices qui le façonnent. Ils n'ont pas suivi attentivement les exposés, retenu les leçons dispensées, n'ont pas fait preuve de rigueur pour s'instruire et composer, alors, la place qu'ils occupent maintenant dans la société, est celle qui correspond à leur défaut d'assiduité et à leur piètre engagement dans le cursus scolaire conduisant du primaire à l'université...

 

L'élite saisit toutes les opportunités, le médiocre se contente des aléas au jour le jour, l'insignifiant ne se propose pas de parcours, il va, bon an mal an, au gré, des événements.

 

Le constat est simple il y a une frontière entre leurs univers respectifs. Élite ou insignifiant, à chacun sa rue, à chacun son camp... on ne mélange pas !...

 

Vous trouverez sûrement ce bilan trop négatif, ces propos bien amères et pas forcément justes ni vraiment objectifs, lorsqu'ils montrent du doigt l'élitisme, stigmatisant ceux qui ont réussi sur les bancs scolaires et qui ont fréquenté amphithéâtres d'universités, classes supérieures des plus grandes écoles, puis sont sortis major de leur promotion...

Bien sûr, vous avez raison, ce n'est pas bien d'être l'adversaire de ce qui élève, rend meilleur et récompense le travail si assidu et intense de jeunes qui aspirent à savoir toujours plus et à faire toujours mieux. On n'a pas le droit d'être contre cela, contre le mérite qui sanctionne leur parfait engagement dans l'apprentissage, leurs louables motivations et la recherche d'excellence à travers leurs résultats. Tout ceci est fort respectable.

 

Mais si, égalité des chances au niveau de ce qui peut être acquis, il y a, effectivement, sommes-nous, de par l'inné puis, par le destin, aussi égaux ?

Est-ce qu'un programme d'apprentissage qui serait le même pour Tous, servi par une pédagogie, la meilleure soi-telle, suffisent et conviennent à autant d'élève aux capacités, aux dispositions, aux milieux sociaux, marqués d'autant de différences tenant à ces critères ci-avant énoncés, qui font de chacun un cas particulier ? Peut-on, sur ce plan, vraiment parler d'égalité ? Est-ce juste d'envisager ainsi, tout devenir humain, sous ce plan de l'égalité, sans tenir compte des différences liées à l’individu et à sa situation toujours particulière ?

 

N'est-ce pas là, dans ces domaines de la pédagogie et de la formation, que nous avons véritablement et je dirai, impérativement, des progrès considérables à faire.

Ceci revient à dire : cessons de vouloir produire des élites (celles-ci se distingueront et feront toujours leur chemin vers le haut de par leur extraordinaire disposition à apprendre) envisageons plutôt une pédagogie qui prenne en compte le facteur humain chez chaque élève … il ne s'agit pas que de lui faire apprendre mais aussi de le faire s'épanouir à partir de ce qu'il est comme personne, de ce qu'il apporte d’original, de ce qu'il peut et veut comprendre, et de ce que l'on reconnaît en lui comme réelle aptitude à progresser. Un enseignement qui s'appuie sur la dimension humaine de chaque élève (même ayant des difficultés de compréhension mais qui, en outre, a aussi des envies d'apprendre insoupçonnables au premier abord), devient aussi l'enseignement pour la classe entière. Une attitude expansive qui, du centre, (l'individu) va vers la périphérie (le groupe ou collectivité)...

 

Il ne s'agit pas, dans la société, d'occuper un rang forcément élevé mais de trouver sa place pour s'y trouver bien et s'y épanouir, quelque soit le degré de responsabilité professionnelle qui nous incombera à l'avenir, en sortant de l'école et pour cela, au gré des matières à enseigner - il n'en est aucune qui puisse être considérée comme élitiste - il ne saurait être question de tirer l'ensemble vers le bas mais, depuis le bas, d'aller plus haut graduellement, harmonieusement, humainement...

 

Elite c'est aussi être à la hauteur de l'Enfant cette femme, cet homme en devenir...

Elite c'est aussi être à la hauteur de l'Enfant cette femme, cet homme en devenir...

Autre considération sur l'Elite ...

Illustrations à partir d'images de sites web :

- Bubblaka

- De Quimper à Tel-Aviv

 

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Farfadet 86 10/06/2015 14:23

Perso, je suis ex et lent !...
- ex : vu mon âge, venant d'un temps révolu...
- lent : étant moins performant, justement en raison de l'âge évoqué ci-avant...

Profil


FARFADET 86
Sexe : Homme
À propos : Retraités depuis janvier 2005, avec mon épouse, nous étions accompagnateurs de personnes handicapées mentales, ceci pendant 40 ans, dans un Foyer de Vie, en Haute Normandie.

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