Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le Mirebalais Indépendant

Bienvenue à Mirebeau en Poitou.

"Le Passé m’est tellement Présent à l’esprit, qu’ici, il s’offre un Avenir… "
Parole de Farfadet.


Publié le par FARFADET 86
Publié dans : #Voyage en Grèce - Août 1970
Notes de 11 Août 1970 dans le carnet de bord de Anne-Marie.Notes de 11 Août 1970 dans le carnet de bord de Anne-Marie.

Notes de 11 Août 1970 dans le carnet de bord de Anne-Marie.

Grèce 1970 : Voir Delphes et courir...

Mardi 11 Août 1970
 

Lever à 9H15… Belle grasse matinée. Il fait beau et chaud. Un petit déjeuner consistant est pris dans la bonne humeur générale… Une fois prêt, Daniel, Emmanuel et Anne-Marie vont à Itéa. Ils passent à la banque pour changer quelques devises. Pour ceux qui restent, c’est activité courrier…

L'aurige de Delphes - Vestiges du temple d'Apollon sous les Phaedriades -  Sujet déjà plus contemporain...L'aurige de Delphes - Vestiges du temple d'Apollon sous les Phaedriades -  Sujet déjà plus contemporain...L'aurige de Delphes - Vestiges du temple d'Apollon sous les Phaedriades -  Sujet déjà plus contemporain...

L'aurige de Delphes - Vestiges du temple d'Apollon sous les Phaedriades - Sujet déjà plus contemporain...

L’après-midi, dès 14H45, nous sommes à l’entrée du musée qui vient d’ouvrir ses portes. Visite dans le détail, pendant plus d’une heure avant de ressortir au soleil. A un moment, comme j’étais étonné de voir des radiateurs dans les salles, un guide remarquant ma perplexité me fit comprendre qu’eux aussi ont des hivers et qu’il peut faire froid à Delphes… ce qui n’est pas le cas aujourd’hui… dehors, ça cogne !…
 

Pourtant nous faisons la visite du sanctuaire supérieur dédié à Apollon et gravissons, sous la chaleur le chemin (La voie sacrée) serpentant à travers les vestiges, faisant de nombreuses haltes contemplatives devant les trésors et les divers monuments funéraires.
 

On s’épuise au fur et à mesure que nous montons si bien que nous sommes heureux de faire une pause assise sur les gradins du théâtre … Daniel et moi avons une soudaine envie de bière mais ce sont surtout des sarcophages que nous percevons dans notre environnement immédiat, on commente, expliquant que si ceux-ci étaient remplis d’un liquide ambré et moussu, on s’y tremperait volontiers, tête première …

Aurige et Quadrige...Aurige et Quadrige...Aurige et Quadrige...
Aurige et Quadrige...

Aurige et Quadrige...

Sursaut d’énergie qui nous permet d’aller jusqu’au stade de 177,5 m de long, et 25,5 m de large. Là, nous faisons une nouvelle pause sur les gradins en observant les touristes, cette fois … Parmi eux, un couple de jeunes anglais. Vautrés un peu plus loin, sur la même rangée de gradin que nous, ils semblent l’un et l’autre, bien plus intéressés aux jeux de l’amour qu’à ceux du stade… Les mains expertes du gars voyagent sur les galbes les plus avantageux de sa compagne, histoire de voir si ils sont aussi académiques que ceux des plantureuses chorées grecques… Ceci nous fait échanger des propos plutôt croustillants sur ce qui oppose les statues des dieux et héros en position verticale suivant les tendances générales de l’art grec et les fresques représentant des scènes de la vie de personnages en position horizontale dans l’art romain…

 

Le stadium...

Le stadium...

Vers 18H, nous sommes de retour au camp et allons directement au bar où nous prenons un pot bien venu pour calmer notre pépie mais nullement nos plaisanteries parfois osées, pour ne pas dire douteuses, vivement alimentées par l’indéniable et éternelle beauté grecque …
 

De retour à notre paillote nous remettons ça avec un apéritif à l’ouzo, ce qui fait que nos plaisanteries deviennent de plus en plus intraduisibles …
 

Le menu du soir est fort bon et copieux avec côtelettes de moutons grillées, aubergines et courgettes farcies sur galette de blé arrosées de sauce tomate et, pêches fort savoureuses, en dessert …
 

A la veillée, les trois gars, évoquons nos souvenirs militaires les plus truculents lesquels, font rire aux éclats, les trois filles de notre petite communauté …

 

Il fait si bon, cette nuit, que nous dormons tous, hors les tentes …

Commenter cet article

eliane roi 07/09/2018 16:00

Belle complicité entre vous tous ; il faut bien s'entendre pour partir un mois à plusieurs. Ca méritait d'être raconté. Tu devrais publier ce récit.

domi 11/08/2018 16:46

magnifique, je suis mauvaise langue, quoique...

Farfadet 86 11/08/2018 18:42

Bien sûr, bien sûr, Dominique nous sommes là sur le registre de l'humour ...

domi 11/08/2018 05:11

voir Delphes et courir... le guilledou

Farfadet 86 11/08/2018 10:44

Sourires... Ah !... cela faisait un bon bout de temps que j'avais entendu (ici écrite) cette expression : "courir le guilledou". Eh oui, cela semble , cher Domi, mais là, ce ne sont pas des lieux de perdition mais bien au contraire d'élévation ... m'enfin !...

domi 11/08/2018 05:09

Eh eh le propos devient coquin d'autant plus que par temps de canicule vous vous levez tous fort tard, faisant ensuite du tourisme aux heures les plus chaudes ; on s'en demande à quoi votre fine équipe passait ses nuits, même hors des tentes, inspiré par les Grecs à l'horizontale !!!

Farfadet 86 11/08/2018 11:02

Le Farfadet grivois... dans le propos cela arrive... le farfadet n'est pas saint homme... et ses nuits à la belle étoile ou sous la toile sont, elles, animées par le sommeil du "juste" ... sans toutefois parvenir à la lévitation... gardant l'horizontale... les journées chaudes sont épuisantes...
Notre petit groupe avait, je crois, bonne tenue et, sans doute, retenue ...
Et pour reprendre le jeu des expressions bien fleuries de notre langue française, aucune des trois demoiselles à l'honorable conduite, n'est retournée de ce périple avec un "polichinelle dans le tiroir"...

Aussi incroyable que cela puisse paraitre, surtout aux regards libertins de notre temps présent, notre promiscuité au cours de ce mois de voyage en Grèce, n'était vécue que sous l'angle de la belle et respectueuse amitié.

Profil


FARFADET 86
Sexe : Homme
À propos : Retraités depuis janvier 2005, avec mon épouse, nous étions accompagnateurs de personnes handicapées mentales, ceci pendant 40 ans, dans un Foyer de Vie, en Haute Normandie.

Archives

langues

 

Hébergé par Overblog